Le pasteur Jean Lumbala a présidé le dimanche 17 février à Enschede un culte d’actions grâces animé par un groupe d’artistes congolais qui a convaincu le public.

La « Nouvelle église congolaise » qui est l’une de derniers- nées des communautés chrétiennes congolaises à l’étranger a officiellement démarré ses activités le dimanche 17 février au cours d’une cérémonie à Enschede, ville située au Nord-Est de la Hollande où les artistes Guy Wanzambi et Laurent Ngofene, respectivement transfuges des orchestres Big Star de Defao et d'Extra- Musica, Trésor et Esther ont conduit les fidèles dans un festival de louange et d’adoration. Les belles notes distillées par le groupe d’animation composé par ces disciples d’Orphée n’ont pu laisser indifférents les participants au culte d’actions de grâces au cours duquel ils ont interprété quelques cantiques populaires congolais comme “Tala tina” de frère Menthe, “Nzambe Aponi yo”. ..
Même le responsable de cette église, le pasteur Jean Lumbala dont l’installation a eu lieu le même jour, ainsi que ses plus proches collaborateurs, les frères Doudou Vanda et Alphonse Baziamewa Ngangue » n’ont pas pu résister à cette ambiance.
Une quarantaine de couples, une quinzaine de jeunes célibataires auxquels il faut ajouter plus d’une vingtaine d’enfants, tous faisant partie de la communauté lingalaphone de la Rdc, du Congo-Brazza et de l’Angola ont participé à la très grande satisfaction à cet événement. Il ne faudra plus oublier la présence de quelques Hollandais.

Ce qui laisse croire, selon les commentaires, que cette nouvelle communauté chrétienne a un très bel avenir.
La libération de l’homme
Dans sa prédication, le Pasteur Jean Lumbala s’est référé au livre d'Exode 6,1 qui dit : "Une main puissante le forcera à les laisser aller", et d’Exode 4, 23 qui déclare : "Laisse aller mon fils pour qu'il me serve".
Il a décrit et présenté l’homme « lingalophone » d’Enschede comme enchaîné par toutes sortes d’impuretés qui le rendent esclave et par conséquent, empêche son développement intégral en tant que créature de Dieu fait à l’image de Ce denier et appelé à prospérer à tous égards.
L’homme de Dieu a profité de l’occasion pour repousser avec force les œuvres du diable qui rode autour de chacun et le détourne de la voie de Dieu.
En effet, c’est effectivement l’originalité de ce jeune pasteur qui a en outre relevé que par l’intelligence et par la foi, nous devons prendre conscience de nous- mêmes pour découvrir avec lucidité les poisons qui menacent et détruisent notre vie spirituelle.

Pour Jean Lumbala, la nouvelle église veut nous affranchir, étant donné que l’homme se définit et se caractérise comme un devoir-être.
Il s’agit, a-t-il poursuivi, de la liberté, de la vraie liberté qui vient de Dieu, celle que Dieu nous a donné nous-mêmes et à nous-mêmes.
Ce qui signifie que le don que Dieu nous fait n’est pas à proprement parler, un don de l’être, mais de pouvoir être, de pouvoir devenir un être, don qui vaudrait mieux dire appel, invitation, vocation à l’être que l’être lui-même.
On comprend dès lors que le mot liberté signifie dans l’entendement de l’orateur, une autonomie ou le droit de s’appartenir à soi-même intérieurement et d’être responsable de ses pensées et de ses actions. Le pasteur Lumbala a expliqué que cette liberté est le fruit d’un don, un acte de la bonté divine.
Ainsi que nous le disions dans un précédent article, la ville d’Enschede compte actuellement deux églises indépendantes de la communauté congolaise lingalaphone.
Problématique de la ponctualité

Coup de chapeau au pasteur Jean Lumbala et à toute son équipe ainsi qu’à l’orchestre qui a fait preuve de professionnalisme en amenant les enfants de Dieu dans la louange et l’adoration.
En effet le public qui était aux anges était très enthousiaste de sa prestation et gardera encore longtemps dans leur mémoire cette cérémonie.
On a déploré cependant l'absence des représentants des églises soeurs de la Hollande à l’instar du très célèbre pasteur Albert Mpoyi (qui malheureusement n’as pas été invité), mais aussi de la problématique de la ponctualité de la part des fidèles.
En effet, prévue à 13 h, la cérémonie n'a commencé qu'a 15 heures pour se terminer à 17 heures. De manière générale on peut affirmer que Jean, Doudou et Alphonse ont bien réussi leur premier culte.
Correspondance particulière de Odon Kakesa / MMC
Last edited: 25/02/2008 13:49:14