Les usagers de l’avenue de l’Université avaient salué le début des travaux de cette principale artère. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les travaux se sont arrêtés sans autre forme de procès. La population qui emprunte cet axe routier a du mal à cacher ses inquiétudes, car elle doit encore endurer son calvaire.
Les travaux de réhabilitation de l’avenue de l’Université, sur son tronçon compris entre l’avenue Manzengele et l’arrêt Mopulu, se sont arrêtés depuis la semaine dernière.
Les usagers de cette avenue qui se disaient pourtant soulagés du début des travaux qui n’étaient qu’à leur phase préparatoire, n’ont pas su cacher leurs colère et inquiétude face aux menaces permanentes qui guettent non seulement la voie mais également leurs parcelles. « La dégradation de cette avenue occasionne l’augmentation du prix de transport. Les lacs qui se sont formés menacent nos maisons à cause de l’humidité... Nous nous sentions soulagés lorsque nous avions aperçu les matériaux. Mais quelle surprise lorsque, quelques quatre jours après, on enlève les mêmes matériaux », déplore un habitant de Ngaba.
Le tronçon qui devrait être réhabilité se trouve le plus dangereux, vu son état de dégradation plus avancé. Plusieurs lacs artificiels devenus intarissables s’y sont créés et poussent les conducteurs de bus et des taxis-bus à sectionner le trajet. En effet, l’avenue de l’Université accuse sur la totalité de son parcours beaucoup de fossés qui peuvent provoquer l’effondrement à tout moment. Pas plus tard qu’il y a une année, le gouvernorat avait initié des travaux de réhabilitation sur la même avenue et au même endroit. Ce pour « faciliter » la circulation devenue en ce temps-là un sérieux problème. Malgré les grosses pierres qui y avaient été jetées, ce tronçon est, à ce jour, méconnaissable.
Au regard de l’état de cette route il y a lieu d’affirmer que l’on tend vers l’enclavement d’une partie des habitants des communes de Ngaba et Makala. Si les véhicules 4X4 défient jusqu’ici la profondeur des lacs pour atteindre le rond-point Ngaba, les pluies d’avril pourraient aggraver l’état crevasse, si rien n’est fait dans un bref délai. A la hauteur de l’avenue Kapela, c’est le même constat. Les travaux évoluent à pas de tortue, constate Le Potentiel, alors qu’à cet endroit se trouve un trou béant qui présente de grands dangers pour les véhicules et les piétons.
A cette allure, cette artère peut se dégrader et atteindre les mêmes dimensions de l’avenue du 24 Novembre (tronçon compris entre Bandalungwa et l’UPN) et la chaussée Laurent Désiré Kabila.
(Milor)David Tshiala/Le Potentiel
Last edited: 21/02/2008 10:00:28