Selon les témoins de la tragédie, le plus jeune des deux enfants, qui était âgé de 13 ans, a trébuché pour se retrouver au fond d’une carrière abandonnée et envahie par des eaux stagnan­tes. Tout cela s’est passé sous la barbe de son frère aîné, 15 ans, qui le talonnait. Ne voulant pas rester indifférent à la plongée ac­cidentelle de son jeune frère et désireux de le secourir, il s’est précipité à son tour dans le puits.

Malheureusement, l’aîné parti au secours sera englouti, lui aussi. Les autres creuseurs qui ne désemplissent pas en ce lieu seront pris de panique ; ils n’oseront secourir les victimes, faute de moyens conséquents.

Craignant pour leur vie, ils ont juste détalé et alerté les gens. La fa­mille sera mise au courant du double drame.

Alors que l’accident s’était produit samedi soir, les recherches effectuées toute la journée du dimanche se sont avérées vaines. Prise de désespoir, la fa­mille n’a pas quitté le lieu du si­nistre.

Le deuil semblait s’orga­niser là. Rien que des invocations et des pleurs à titre de recherche. Curieusement, c’est le lundi vers 14 heures que le premier corps a émergé des eaux gluan­tes cramoisies de la carrière. C’est le corps du cadet qui a d’abord refait surface. Des pleurs s’intensifiaient. Grâce au concours des pêcheurs, le corps est récupéré.

Une demi-heure plus tard, le second corps a flotté. A la vue de ce deuxième corps, la mère qui nourrissait, peut-être encore, l’espoir de revoir un de ses fils vivant, s’est effondrée.

C’est dans cet état de perte de connaissance qu’elle a été, à son tour, acheminée à l’Hôpital gé­néral de référence de Kinshasa pour les soins appropriés. Pen­dant ce temps, les deux corps ont été déposés à la morgue de la même institution.

(Milor)

H.K./Le Potentiel