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La vérité se découvre au fil des jours sur les affrontements survenus à la base de Kamina entre soldats des FARDC et les éléments venus des rangs du groupe armé CNDP de Laurent Nkunda. Ces éléments ont explosé d’irritation pour avoir trop attendu le brassage. Des affrontements armés sous forme d’une mutinerie ont opposé, dans la matinée du dimanche 17 février 2008, les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) et ceux du Congrès national pour la défense du peuple, Cndp de Laurent Nkunda au centre militaire de brassage de Kamina (Baka), dans la province de Katanga. Selon le général Mbudja Mabe, commandant de base de Baki, cité par la Monuc relayant Radio Okapi, ces affrontements ont enregistré au total 27 blessés dont 10 dans les rangs des Fardc, 16 dans les rangs du Cndp et 1 civil.

Le général MBudja Mabe a indiqué que des combats à l’arme légère ont juste débuté le dimanche vers 19 heures pour s’arrêter le lundi vers 7 heures du matin. Tout serait parti d’une altercation entre les deux groupes armés qui ont mis le feu aux poudres. En effet, les militaires se sont rués vers le dépôt d’armes en vue de soustraire des grenades et armes légères avant de s’affronter. Le premier bilan établi fait état de 27 blessés, certains grièvement blessés, dont 16 ex-combattants du Cndp de Laurent Nkunda, 10 commandos Fardc ainsi qu’un civil.

Jusqu’à présent, aucun décès n’a été signalé

Des sources sûres renseignent que le calme y est revenu. Peu après ces affrontements, les commandos se sont retirés dans une ferme à deux Kilomètres du centre de brassage pendant que les autres sont restés dans le campement, chacun toujours en possession de ses armes. De là, l’on apprend que les autorités des Fardc ont lancé un appel pressant à la Monuc en vue de neutraliser les belligérants, qui une fois de plus, veulent torpiller les bonnes actions de l’ensemble des institutions démocratiquement installées en RD Congo.

A l’heure actuelle, une délégation des officiers militaires des Fardc est arrivée avant-hier lundi matin à Kamina en provenance de Kinshasa, la capitale. Ladite délégation était conduite par le Chef d’état-major de la force terrestre pour évaluer la situation et y apporter les solutions urgentes. Par ailleurs, la Monuc à son tour déplore ce genre d’incidents. Elle souligne à cet effet que le processus de brassage devrait être à l’abri de tout incident pouvant entraver son bon déroulement ainsi que son aboutissement.

Le pire qu’on craignait est arrivé

A en croire un instructeur du centre de brassage qui a requis l’anonymat et qui s’est confié à Radio Okapi, cette situation qui, aujourd’hui alarmante, était prévisible. Il a toute fois affirmé que tous ces soldats sont arrivés à Kamina depuis belle lurette, mais, a-t-il poursuivi, jusque-là le processus d’intégration n’a pas encore démarré. Comme pour dire qu’il n’ y a pas de suivi responsable dans la phase d’exécution du processus de brassage, afin d’éviter la reproduction de ce genre d’incidents. On se borne seulement à transférer les éléments armés d’un coin à l’autre, laissant couler ainsi un bon bout de temps avant qu’on les prenne totalement en charge.

En clair, le plus souvent, la véritable proie ou victime de cette situation sont les populations congolaises civiles qui paient le pot cassé pour autant que ces militaires jettent leur regard sur elles, en vue de trouver de quoi survivre. Plus douloureux encore, les propos de cet instructeur rejoignent les inquiétudes des ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne (Ue) qui appelaient de tous leurs vœux et dans un délai proche, la tenue de la « Table ronde » sur la réforme de services de sécurité, et ce dans le sens large du terme. En outre, réagissant au lendemain des assises de Goma, ces diplomates européens    avaient consciencieusement stigmatisé la lenteur qui caractérise le processus de brassage des Forces armées de la RD Congo, situation susceptible d’entraver le bon fonctionnement du brassage.

Il se pose un réel problème de coordination pour mener à bien cette réforme et ce processus de brassage. Il important de comprendre que ces éléments brassés et en voie de brassage, proviennent de divers horizons. La plupart d’entre eux étaient recrutés par force, soit sur base des considérations tribales, voire même par sentiment. D’où, un curage conceptuel s’avère opportun pour le bien être et la survie de toute la nation congolaise.

Edifiante version de la Monuc sur les affrontements

La MONUC a été informée que des affron­tements armés entre ex­-combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement politico-mili­taire de Laurent Nkunda, et des soldats commandos des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui tous étaient à l’entraîne­ment au Centre de Brassage Baka de la base de Kamina, située à 600 km au nord-ouest de Lubumbashi, dans la province du Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo, ont eu lieu di­manche 17 février 2008.

D’après les infor­mations dont dispose la MONUC, ces affronte­ments auraient commencé à la suite d’une altercation entre les militaires pré­sents dans cette base dans le cadre du processus de brassage et qui aurait dé­généré en confrontation à l’arme légère, vers 19 heures, heure locale, se poursuivant de manière sporadique au cours de la nuit, pour prendre fin ce jour, aux environs de 07 heures. Selon un premier bilan, communiqué par le commandant de la base de Kamina, le Général FARDC Mbuja Mabe, ces affrontements se seraient soldés par 27 blessés, certains sérieu­sement, dont 16 ex-com­battants CNDP, 10 com­mandos FARDC et un civil, qui ont été évacués vers l’hôpital FARDC de la base.

Aucun décès n’a été signale jusqu’à pré­sent, mais ce bilan n’est que provisoire et pourrait s’alourdir. Une délégation composée de plusieurs officiers des FARDC, con­duite par le chef d’Etat-major de la force terrestre est arrivée à Kamina ce matin, en provenance de Kinshasa, pour examiner la situation. Après en avoir rendu compte à son commandement,  l’équipe d’observateurs militaires de la Monuc, basée à Ka­mina, continue de suivre alternativement tout déve­loppement de la situation. La Monuc déplore ces violences qui ont mis des vies en danger. Le pro­cessus de brassage de­vrait être à l’abri de tout incident pouvant entraver son bon fonctionnement.

Martin Kilabi Kapata/Uhuru/Le Phare

Last edited: 21/02/2008 13:17:53

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