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Bonjour | 11/10/2008 23:16 | English Make DC Home page | RSS feed

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La surpopulation et le laxisme dans le relâchement de la discipline au sein des groupes mixées où certains militaires amnistiés se croient dès lors tout permis seraient quelques unes des causes de tiraillements dans les rangs de la troupe et même des affrontements déplorés. Il nous revient que parmi les raisons qui peuvent empê­cher une  cohabitation sans  soldats en instance de brassage de Kamina. Ce centre de brassage. Il a déjà organisé trois  sessions de formation des brigades brassées. Celle actuellement en préparation est la quatrième. Mais on déplore cette fois une présence massive. Cette pro­miscuité n’est pas de nature à favoriser le travail, estiment certains experts.

D’où vient cette popula­tion d’hommes en uniforme ? Notre source signale qu’un mil­lier de combattants  sont venus de l’Est du pays. Il y a des semaines qu’ils attendent d’être brassés. Au fur et à me­sure qu’il en venait des candi­dats au brassage, on a atteint en six mois un effectif d’envi­ron quatre mille hommes. Il faut les occuper entre temps. Pour ce faire, en attendant de faire mieux, on parle d’une formation provisoire. Dans un pays où le provisoire a tendance à devenir définitif, il faut craindre un tra­vail bâclé.

Comme si cela ne suffisait pas,  on à l’impression que l’on ne sait pas ce qu’on doit faire des soldats déjà formés. Il nous revient qu’un millier des soldats ayant terminé leur formation attendent encore d’être affectés. Et pourtant, estimons -­nous, cela devrait être automa­tique. Parmi eux, des soldats de rang, mais aussi des officiers sans troupes. Il y a enfin près de deux bataillons en train d’être constitués. Ils regroupent des commandos venus des dif­férentes provinces du pays et ayant suivi des formations diffé­rentes.

Recyclage

Des commandos suivant des cours dits de recyclage de­puis deux mois à la base de Kamina sont regroupés dans une ferme, à moins de dix kilomètres des bâtiments où sont logés les éléments venus pour le brassage. C’est sans aucun doute dans cette ferme que se trouvent des commandos qui ont pris part aux affrontements de cette fin de week-end.

La situation est déplorée par le commandant de cette base, Félix Mbudja Mabe qui estime comme tout le monde qu’il y a trop d’éléments armés qui se côtoient à cet endroit. La situation est préoccupante dans la mesure où a dit le commandant de la base, les commandos sont généralement des hommes qui aiment montrer les muscles.

La Monuc précise

La Mission de Nations Unies reconnaît avoir été saisie de la situation qui prévaut à la base militaire de Kamina. Le site de la Monuc précise que l’affrontement avait opposé les candidats au brassage venant du mouvement de Nkundabatware et les soldats des Fardc.

Le premier bilan fait état de vingt-sept blessés dont certains très grièvement. Soit, 16 soldats du Cndp de Nkundabatware, dix comman­dos des Forces armées de la République Démocratique du Congo et un civil. Il s’agit, pré­cise la Monuc qui cite le géné­ral Mbudja Mabe, commandant de la base, d’un bilan provi­soire. Tous ces blessés ont été admis à l’hôpital de la base de Karnina. Aucun décès, signale la Monuc qui cite les sources hospitalières de la base, mais ce bilan pourra être revu à la hausse.

Appelée par les autorités militaires de la base pour aider au rétablissement du calme définitif à la base militaire, la Monuc par son équipe d’ob­servateurs militaires basée à Kamina, dit suivre attentive­ment le développement de la situation. En attendant, la Mis­sion des Nations Unies déplore ces violences mettant des vies humaines en danger. Enfin, le processus de brassage, es­time la Monuc, doit être mis à l’abri d’actes pouvant empêcher son fonctionnement optimum.

Des  leçons à tirer

A quelque chose, dit-on, malheur est bon. Il fallait qu’il y ait cet incident pour que l’on se rende compte que le danger poursuit la Rdc même dans les Centres de brassage. Si cette situation n’est prise en compte avec tact on va donner raison aux hommes de Nkundabatware qui avaient des appréhensions à se rendre aux centres de brassage.

Si ce genre d’incidents se répètent, il faut craindre qu’un jour, soit les hommes de Nkundabatware toujours à la recherche d’un beau prétexte plient bagages et rentrent dans les maquis soit que ceux qui attendaient rejoindre les diffé­rents centres de brassage se servent de  prétexte pour ne pas y aller. Ce sera un dangereux retour à la case de départ. ‘Aux grands maux, Il faut de grands remèdes.

On a l’impression que depuis qu’on a fait de l’amnis­tie un élément de la discipline militaire, tout peut arriver même le pire. Car, la sanction qui met le militaire dans les rangs a laissé la place aux considéra­tions politiciennes. Un des modules de formation au bras­sage devrait être « comment débarrasser les soldats congo­lais de l’esprit partisan.

(Ern.)

J. Diana G./L’Avenir

Last edited: 19/02/2008 16:47:28

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