Le ministre des Transports et voies de communication, Charles Mwando Nsimba va effectuer, à partir du 27 février prochain, une visite officielle à New Delhi et Numbai, en Inde, pour finaliser quelques projets de développement en RDC, a-t-on appris lundi des sources diplomatiques. Le gouvernement, indique-t-on, envisage d’installer à Kinshasa une usine de montage de bus de marque ASHOK LEYLAND, en partenariat avec la société Angelique International (Inde), pour renforcer la société City Train. Le projet prévoit d’importer, dans un premier temps, 200 bus avant de passer à la phase opérationnelle au cours de laquelle la chaîne montera 200 bus par an.

La RDC projette également de moderniser et d’équiper en matériel roulant le chemin de fer urbain de Kinshasa.

Les deux parties comptent examiner au cours de la visite du ministre Mwando la possibilité de dédoubler le réseau ferroviaire de la ville de Kinshasa et de le doter d’un complément des locomotives et autres wagons.

New-Delhi, rappelle-t-on, a accordé à la République Démocratique du Congo une ligne de crédit de l’ordre de 33 millions de dollars américains avec laquelle le gouvernement a acquis les 228 bus « Tata » octroyés à la STUC. Kinshasa a également pu construire une cimenterie (la CIPOR) dans la province Orientale pour un montant de 13 millions de dollars et relancer la MIBA avec 2 millions de dollars.

La République Démocratique du Congo vient, dans ce cadre, de commander 115 bus « ASHOK LEYLAND » pour un montant de 6 millions de dollars.

Ces bus qui arriveront à Kinshasa au mois d’avril seront gérés par la société City Train.

Quand l’engorgement du port de Matadi préoccupe Mwando Nsimba !

Signalons par ailleurs que le ministre des Transports et voies des communications, Charles Mwando Nsimba est rentré le week-end à Kinshasa en provenance de Matadi, dans le Bas-Congo où il a été inspecter le port de Matadi pour se rendre compte de sa situation d’encombrement, suite aux containers abandonnés et autres frets maritimes.

Au cours de cette descente, le ministre Mwando s’est entretenu avec les sociétés opérant au port, à savoir l’OGEFREM, la RVM, la CMDC, l’ONATRA et autres qui lui ont expliqué les raisons de cette situation. L’engorgement du port, a expliqué le directeur de l’ONATRA chargé du département maritime, est dû d’abord à la vétusté d’équipement d’accueil. L’ONATRA, a-t-il dit, ne dispose que d’une seule autogrue pour le déchargement et le chargement  des bateaux.

L’autre fait qui encombre le port est que certains importateurs ont abandonné leurs containers en plein parc. Il a aussi évoqué le problème de temps jugé trop long pour déclarer un container.

A l’issue de la visite, le ministre des Transports a présidé une séance de travail avec toutes les entreprises opérant au port. Au cours de cette séance, ces sociétés ont proposé à l’organe de tutelle de construire un autre port secondaire, en l’occurrence le port sec de Kenge, situé à 28 km de Matadi.

Ce port, indique-t-on, dispose déjà d’un quai et des rails datant de l’époque coloniale. Profitant de l’occasion, chaque entreprise a plaidé sa cause. L’ADG de l’OGEFREM a salué la décision d’évacuer le plus vite l’espace du port et a suggéré la construction du port sec, spécialement pour le bois et les véhicules.

Il a proposé la mise en œuvre du système de scanner au lieu de dépouiller chaque fois le container sur le port. L’autre problème proposé par ces entreprises est la réhabilitation du port d’Ango-Ango qui est une propriété de l’ONATRA.

Acp