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Bonjour | 02/12/2008 1:27 | English Make DC Home page | RSS feed

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La musique congolaise se porte bien, mais il y a un problème de revenu dans la mesure où les mélomanes qui sont appelés à l’acheter n’y n’arrivent pas. Yves Kambala n’est plus à présenter au public. Présentateur de l’émission “Célébrité 100%” sur la télévision AA, cette star de télé séjourne actuellement à Kinshasa. Pour le premier numéro de sa nouvelle rubrique, « Zapping », Forum des As est allé rencontrer ce chroniqueur de musique avec qui il a parlé de, son parcours, ses projets d’avenir, et de ce qu’il pense de l’évolution de la musique congolaise et de la chronique musicale. Entretien.

Yves Kambala, vous évoluez désormais à l’étranger où vous animez une émission culturelle. Qu’est-ce qui explique votre séjour à Kinshasa ?

Je suis venu à Kinshasa parce que c’est chez moi. J’ai la famille ici, des amis. Il m’arrive de venir prendre la température du milieu.

Vous êtes une star de télé. Pourriez-vous nous parler de vos débuts à la télévision ?

J’ai commence la télévision à travers une petite émission qui s’appelait à l’époque « Le journal de riz-golo » qui est un concept qui consistait à faire le gag et à lancer un message aux téléspectateurs. Donc, des conseils à travers la comédie. On a commencé avec les comédiens Sans souci, Siatula et Mère Bip. C’est comme ça que j’ai accédé à la télévision.

Et par après, qu’est-ce qui vous a motivé à faire la chronique musicale ?

Ce n’est pas une chronique musicale, mais une chronique culturelle dans l’ensemble. Mais, c’est vrai que la musique qui est très prisée. C’est parce que dans ma jeunesse pendant que j’étais sur te banc de l’école. Je suis au départ un petit poète. J’ai écris des poèmes. J’ai fait du théâtre…Je suis un fervent lecteur. C’était par ce souci de faire émerger la culture et d’entrer en profondeur d’elle. Voilà pourquoi j’ai fait un magazine d’animation socio-culturelle qui s’appelait d’abord « A Pluriel » et puis, il y en a d’autres.

Pouriez-vous parler un tout petit peu de vous-même?

Je suis Yves Kambala. J’ai fait les humanités pédagogiques. J’ai un  diplôme en Gestion commerciale, Option Douanes et accises. J’ai un diplôme en Audiovisuel.

J’anime     l’émission « Célébrité 100% » sur Antenne A à  Paris, j’ai initié une chaîne de télévision en ligne sur Internet qui s’appelle « Congo live TV ». Je suis marié et père de trois enfants.

S’il faut faire une lecture sur l’évolution de la musique congolaise, que diriez-vous ?

La lecture est simple. Il faut que cette musique évolue au pays, pas seulement à l’étranger. A l’étranger, il se fait que Paris, c’est la plaque tournante de la culture temporaire. C’est tout à fait normal que les artistes y passent à travers le monde; Mais notre musique doit évoluer ici chez nous et non ailleurs.

N’attendons pas à émerger cette musique ailleurs. Est- ce que vous connaissez les artistes danois ? Mais ils vivent aussi mieux. Il ne faut pas seulement passer à Paris pour se faire connaître. Mais, ce qui est dommage, c’est que nous sommes dans un pays en crise. On croit que ce qui vient d’ailleurs est d’or, ce sont des mines d’or ou de diamant. Les racines sont ici. Il faut commencer ici au pays.

Jusqu’à présent sur le plan africain, la musique congolaise se comporte très bien. C’est  une musique qui nourrit d’autres musiques. Cependant nous ne parvenons pas à accéder à des médias internationaux. Mais ça ne dérange pas l’évolution de notre musique sauf que ça dérange la visibilité internationale de celle-ci. La musique congolaise a été un peu enivrée par la musique ivoirienne. Mais aujourd’hui, Si on vous demande de citer le nom d’un artiste ivoirien qui vient de sortir ces dernières années, on n’en connaît personne. Sauf le Magic System qui date de 5 ans, 10 ans...

Mais la musique congolaise évolue parce qu’il y a des têtes qui émergent. Aujourd’hui, on peut citer Fally Ipupa, Ferre « Chair de poule ». Ce sont des artistes qui volent de leurs propres ailes. La musique congolaise se porte bien, mais il y a un problème de revenu dans la mesure où les mélomanes qui sont appelés à l’acheter n’y n’arrivent pas.
 C’est ainsi que nos artistes meurent pauvres…

(Ern.)

Dieumerci Mayambi/Forum des As

Last edited: 19/02/2008 09:35:07

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