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Bonjour | 07/09/2008 12:48 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’Office congolais de contrôle (OCC) est régulièrement pris à partie pour son tarif à l’importation que le patronat vient de réussir à faire baisser par l’entremise d’une décision gouvernementale relative en la matière, ce à quoi riposte le nouveau Conseil d’administration dirigé par l’ancien gouverneur adjoint de la Banque centrale, M. Nestor Diambwana. Le Président du Conseil d’Administration de l’Office Congolaise de Contrôle, M. Nestor Diambwana est déterminé à voir clair dans les manoeuvres temporisateurs qui s’acharnent sur le tarif 0cc à l’importation et surtout leurs motivations réelles.

Fixé le plus légalement du monde à 3%, ce tarif vient d’être réduit à 1,5 % par le Gouvernement. Cette situation inquiétante qui menace sérieusement la bonne marche de cette entreprise du portefeuille de l’Etat a attiré tout de suite l’attention de la nouvelle équipe dirigeante de cet office qualifié de l’oeil de l’Etat congolais en matière de contrôle à l’import-export.

Ce faisant, le PCA Nestor Diambwana a initié une rencontre qui a réuni les membres du Conseil d’administration de l’Occ ainsi que les représentants des deux ministères de tutelle, notamment l’Economie et le Portefeuille. La rencontre a été organisée le samedi 16 février dernier dans la salle de réunion de la Direction Générale de l’Office, neuf points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette réunion marathon dont le plus important était la communication du PCA sur la décision prise par le Gouvernement consistant à rabattre le taux de rémunération et prestation du guichet unique de l’OCC à 1,5%.

Face à cette situation qui risque de le contraindre de ne pas réaliser certaines des missions lui assignées, Nestor Diambwana a décidé de prendre le taureau par les cornes. Nous venons d’arriver, nous avons l’obligation de communiquer au Gouvernement les réalités de l’entreprise que nous palpons du doigt, a-t-il déclaré à la presse. Avant de demander à l’Exécutif national de leur prêter une oreille attentive pour ce faire.

Pour le PCA Diambwana1 le Gouvernement n’est pas en possession de toute la vérité sur le tarif de l’Occ ainsi que ses nombreuses charges en rapport avec ses missions.

Toutes ces préoccupations, a fait savoir le PCA de l’OCC, sont inscrites dans un cahier des charges transmis au Gouvernement.

Mais, parce l’Exécutif a décidé, la meilleure approche c’est celle de se soumettre devant l’Etat-propriétaire. D’où le slogan lancé par Nestor Diambwana : « Obéir d’abord et réclamer après », a-t-il indiqué à la presse avant de souligner que : « comme nous savons la vérité, nous allons nous y mettre pour informer le Gouvernement qui, du reste, est constitué des hommes intègres ».

Nestor Diambwana estime qu’avec un taux de 1,5 %, l’Occ ne sera pas en mesure de faire face à ses obligations, entre autres vis-à-vis de Buvac, son partenaire à l’embarquement qui, à son tour, va rester avec 0,75%.

Bien plus, il sera pratiquement impossible à cet Office de remplir sa mission et de se positionner parmi les premières entreprises du portefeuille qui donne à l’Etat ­propriétaire les moyens de sa politique.

D’autres réalités évoquées par le PCA prouvent que le tarif de l’OCC, très minime d’ailleurs, par rapport à d’autres prestataires, n’influence en rien l’importation des marchandises au port. Par exemple, un carton de Mpiodi de 30 kg, 20 plus dont la valeur est de 10.5$, la rémunération de l’Occ est de 0,40% seulement et les commerçants le vendent à 62$. Le PCA a, en outre, démontré le caractère minime de tarif de 3% de l’Occ par rapport à l’OFIDA par exemple qui reçoit 5 à 20 % de la valeur de marchandise; ONATRA 10 %
Hygiène 5%, FPI 2 % ; transitaire 4,5°,4.

En somme, Nestor Diambwana invite l’Etat à trancher cette affaire qui,  jusque-là, s’est appuyée sur les contrevérités.

Prenant la parole à son tour, l’Administrateur Délégué Général Adjoint de l’Occ, M. Kimasa Wolf, a défini l’objet social de cet Office tout en levant l’équivoque:  « l’Occ n’est pas une régie financière, mais plutôt une société de contrôle de la qualité, la quantité, et la conformité des produits locales, importés et exportés ». Pourquoi le contrôle? S’est-il interrogé, avant de répondre que c’est pour « prévenir le risque ». Le souci de nouveaux gestionnaires, a-t-il déclaré, consiste à relever le niveau de travail et l’économie du pays. Raison pour laquelle ils mettent en place des stratégies pour la performance de l’Occ.

(Ern.)

Nicole Lidimbo/La Prospérité

Last edited: 18/02/2008 17:19:48

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