Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 1:07 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
A Bruxelles comme à Londres, respectivement en février et décembre 2007, il a été question de réfléchir sur la mise en œuvre de mécanismes de gestion et de financement pour une gestion durable des forêts de la République démocratique du Congo. Le gouvernement congolais semble avoir saisi le double message lui transmis dans un premier temps à Bruxel­les et à Londres, pour une Se­conde fois. En effet, depuis le sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002, la communauté internatio­nale s’est vite rendue à l’évidence de déployer de nouvelles actions pour préserver les forêts du bassin du Congo, un patrimoine mondial », dont 47% sont con­centrés sur le territoire congolais.

Il ne restait donc plus qu’au gouvernement congolais de s’allier à la dynamique internationale pour donner plus de visibilité au Code forestier de 2002, dont les mesu­res d’application tardent toujours à être finalisées. Un pan de solution à ce dé­ficit est certainement levé avec l’annonce faite dernièrement par le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et tou­risme, José Endundo Bononge, de la création au sein de ce mi­nistère d’un Conseil consultatif national, doté principalement de la mission de préparer les mesu­res d’application du Code fores­tier de 2002.

Nécessité d’un conseil con­sultatif

Selon Radio Okapi, qui rapporte l’information sur son site Internet, ce Conseil aura pour mission la mise en application du Code forestier adopté en 2002, no­tamment, donner des avis sur tous les projets de planification et de l’ex­ploitation forestière en République démocratique du Congo. Tout compte fait, il aura fallu six ans de plus pour que Kinshasa se saisisse de la nécessité d’ac­compagner les dispositions du Code forestier des mesures d’ap­plication pour en faciliter l’exécu­tion.

Des analystes expliquent ce sursaut de l’exécutif congolais par la forte dynamique internationale qui s’est développée pour une gestion rationnelle des forêts congolaises pour raison de la préservation de la biodiversité mondiale, menacée depuis quelque temps par des per­turbations nées du phénomène du changement climatique.

Car, sur ce point, il ne faut pas oublier que la suite de la confé­rence sur les forêts congolaises organisée en décembre dernier à Londres par Chatham Bouse, une Ong britannique, rendez-vous a été pris en ce mois de février à Kins­hasa pour approfondir les sujets abordés dans la capitale anglaise.

C’est au cours de ce mois que la Banque africaine de développe­ment (Bad), elle-même, va entamer un débat à son siège temporaire de Tunis, du 21 au 22 février, sur des mécanismes de préservation des écosystèmes forestiers du bassin du Congo. Autant de rendez-vous qui ont certainement motivé le gouverne­ment de Kinshasa à faire preuve de lucidité en mettant en place ce Conseil consultatif national,  signe évident de sa bonne ferme déter­mination d’adhérer à la dynamique internationale autour des forêts aussi de l’ensemble du bassin du Congo, en général, et congolaises, en particulier.

Selon le ministre José Endundo Bononge, cité par Radio Okapi, cette structure permettra d’instaurer la transparence et d’im­pliquer la société civile dans la ges­tion des forêts de la Rdc. « Le but poursuivi, c’est de rendre transpa­rent le processus de gestion des forêts et d’impliquer les couches intéressées, à quelque niveau que ce soit. Parce que la rentabilité des forêts doit prendre en compte les intérêts des populations riveraines et autochtones, mais aussi les ob­jectifs de l’Etat, en termes de re­construction et de développement », a-t-il dit.

Des décisions sur les forêts

A en croire Radio Okapi, les populations autochtones des fo­rêts saluent la mise en place de ce conseil consultatif dans la mesure où il pourra leur permettre de bénéficier de l’exploitation des fo­rêts. Cependant, elles déplorent la politique qui a toujours été appli­quée jusqu’à ce jour, celle de pren­dre les décisions concernant les forêts à partir de Kinshasa sans associer les populations riveraines concernées.

« Une décision ne peut pas être prise au niveau du gouverne­ment central, sans toutefois pas­ser par la base. Il faut que le gou­vernement puisse avoir l’aval de la population riveraine de la forêt, au lieu de vendre, des espaces fores­tiers à des entreprises qui viennent maltraiter les populations locales et exploiter abusivement les forêts au détriment de leurs intérêts », a plaidé Nortert Gongu, président de l’Association paysanne pour le développement intégré dans le ter­ritoire de Bumba, à l’Equateur.

Pour rappel, à Tunis, la Bad s’est fixée pour objectif de définir une stratégie de mise en place d’un financement durable pour la ges­tion des écosystèmes forestiers du bassin du Congo, de renforcer la gouvernance et le partenariat entre les différentes parties prenantes. Le thème principal sera axé sur le fi­nancement durable du plan de con­vergence de la Commission pour les forêts de l’Afrique centrale (Comifac).

La conférence mettra un accent particulier sur la gouvernance de la gestion des fo­rêts du bassin du Congo le déve­loppement de mécanismes de fi­nancements innovants et l’appui institutionnel au secrétariat exécu­tif de la Comifac et aux autres par­tenaires ont été retenus.

Cette conférence permettra également aux partenaires d’améliorer des échanges et d’identifier les voies et moyens pour la mise en oeuvre du traité relatif à la con­servation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale signé le 5 fé­vrier 2005 à Brazzaville. Elle per­mettra également de définir les modalités pratiques à même de garantir un financement durable du plan de convergence sous-ré­gionale de la Comifac, de ses composantes nationales, de même que des institutions de coopération sous-régionales en charge de la mise en oeuvre du plan.

Uhuru/Afp

Last edited: 18/02/2008 16:08:41

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067