Le Syndicat libre des magistrats (Sylimag), une des quatre organisations syndicales des magistrats en République démocratique du Congo reconnaît au Président de la République, Joseph Kabila Kabange, le pouvoir de procéder au mouvement.

Le Syndicat Libre des magistrats (SYLIMAG), une des quatre organisations syndicales des magistrats en République Démocratique du Congo (RDC) reconnaît au Président de la République, Joseph Kabila Kabange, le pouvoir de procéder au mouvement au sein de la magistrature et rejette l’arrêt du travail décrété par un autre syndicat pour non respect de la procédure. Le SYLIMAG estime qu’en procédant au dernier changement intervenu au sein de la magistrature par la mise à la retraite des magistrats de la Cour suprême de justice et du parquet général de la République, le Chef de l’Etat a agi en tant que garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire et des institutions.
Il s’agit là d’une décision éminemment politique, rapporte un communiqué de ce syndicat signé par MM. Kazadi wa Kazadi Mbuyi et Lutshumba, respectivement secrétaire général et président ad intérim de cette organisation.
Le communiqué précise que la décision du Président de la République répond au principe de la continuité des services publics eu égard au vide juridique créé par l’absence du Conseil supérieur de la magistrature.
C’est dans ce contexte que le SYLIMAG juge inopportun l’appel à l’arrêt de travail d’une semaine que vient de lancer le syndicat autonome des magistrats (SYNAMAG) en signe de protestation contre les changements opérés dans la magistrature, en dehors du Conseil supérieur de la magistrature.
Parallèlement à cette dernière réaction, le SYLIMAG a relevé des changements opérés par les chefs de corps en dehors également de cette instance disciplinaire (Conseil supérieur de la magistrature) qui n’est pas encore installée. Le SILIMAG lance ainsi un appel à tous les magistrats en général et aux membres de son organisation syndicale en particulier, de se mettre au travail et d’avoir confiance au Magistrat suprême de la nation qui est le seul garant de l’indépendance de la magistrature et de la démocratie. La magistrature compte quatre organisations syndicales à savoir le Syndicat libre des magistrats (SYLIMAG), la Justice indépendante (JUSI), le Syndicat chrétien des magistrats (SYCHREMAG) et le Syndicat autonome des magistrats (SYNAMAG).
Certaines organisations de défense des droits de l’homme notamment ASADHO, et certains partis politiques ainsi que le SYNAMAG avaient déclaré inconstitutionnelles, les ordonnances du Chef de l’Etat, tandis que le ministre de la Justice et des droits humains M. Mutombo Bakafwa Nsenda a soutenu par contre, la légalité de ces textes en application de la loi ancienne, en l’absence du texte organique du Conseil supérieur de la magistrature.
Le bâtonnier Mutombo Bakafwa Nsenda a également justifié la prise de cette décision en rapport avec la léthargie de la hiérarchie au sein de la magistrature qui laisse le corps s’engouffrer de plus en plus dans les abus.
ACP
Last edited: 18/02/2008 16:15:16