Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 07/10/2008 5:53 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
La remarquable percée des Chinois dans les marchés africains, surtout dans le secteur d’exploitation minière, est constatée avec regrets par les opérateurs traditionnels occidentaux qui reconnaissent le pragmatisme de leurs concurrents du pays du Dragon. Déjà, des gisements ayant appartenu à des firmes européennes changent de mains pour revenir aux chi­nois. Une percée résultant du pragmatisme des inves­tisseurs venus du pays de Mao. En République démocratique du Congo (RDC), comme partout en Afrique, la Chine avance ses pions face à une Europe qui « perd du terrain », constate l’homme d’affaires belge George Forrest. Sa société vient de cé­der indirectement à Pékin des intérêts dans des gisements de minerais.

« Le Congo a besoin d’in­frastructures et les Chinois veu­lent faire du troc, échanger un financement contre des matières premières », explique-t-il à l’AFP, en disant « pouvoir comprendre la position du gouvernement con­golais ». Le groupe Forrest Inter­national, « premier investisseur et employeur privé » en RDC, selon son site internet, a conclu le 8 février un accord pour la ré­trocession à une société publique congolaise, Gécamines, de deux gisements de minerais de la pro­vince du Katanga (est), Machamba et Kikuluwe.

Ces gisements, qui ne de­vaient pas être exploités avant les années 2020, appartenaient à Katanga Mining, propriété à hau­teur de 24,5% du groupe Forrest. En échange, Katanga Mining re­cevra, au plus tard en 2015, soit des gisements de cuivre et de cobalt, soit un versement de 825 millions de dollars, souligne l’homme d’affaires belge, dont l’entreprise fut créée en 1922 dans l’ancien Congo belge.

L’exploitation des gise­ments rétrocédés sera confiée à des entreprises chinoises, en échange d’importants travaux, dont la construction de routes. « Les seules concessions déjà connues » pour permettre au gou­vernement de la RDC de réaliser ce troc, « ce sont les nôtres », ajoute l’homme d’affaires.

Jugeant le prix négocié pour les deux gisements du Ka­tanga « correct », George Forrest comprend que les autorités con­golaises veuillent aller vite. « Avec nous, ils gagnent de l’argent, mais ce ne sont pas les milliards dont ils ont besoin ». Pour autant, à ses yeux l’Europe est trop frileuse. « Le problème des Occidentaux, c’est qu’ils mettent tellement de conditions -la bonne gouvernance- qu’ils n’investis­sent pas », dit-il.

Risque d’alourdissement de la dette

« On perd pas mal de ter­rain et on risque de se faire dé­passer », alors que l’Europe n’a pas de matières premières. sou­ligne-t-il, tout en disant « rester confiant », même si « cela ne sera pas facile ». Les industriels chinois ou indiens « n’ont pas encore fait beaucoup de choses très positi­ves » pour le développement socio-économique du pays, juge le patron belge. « S’ils font ce qu’ils disent, cela pourrait chan­ger », ajoute-t-il toutefois. Il fau­dra notamment voir s’ils engagent de la main d’œuvre locale ou chinoise ». A Kinshasa, les signa­tures d’accords se multiplient depuis six mois avec des inves­tisseurs privés et publics chinois, portant sur des montants colos­saux qui préoccupent les bailleurs occidentaux.

L’inquiétude porte notam­ment sur un protocole signé en septembre avec la banque privée chinoise Exim Bank, portant sur un prêt de 8,5 milliards de dollars pour la réalisation de travaux d’infrastructure et la relance de l’exploitation minière partielle­ment remboursable en titres miniers.

Le Fonds monétaire inter­national (FMI) a mis en garde contre le risque d’alourdissement de la dette extérieure congolaise. Des hommes d’affaires congolais redoutent la mainmise sur les ressources naturelles nationales. De son côté, George Forrest demande à Kinshasa d’assurer une plus grande visibi­lité pour les investisseurs. « Qu’on revoie les contrats (miniers), on est pas contre si les gens n’ont pas été corrects. Mais pas à cha­que changement de gouverne­ment ». La RDC recèle d’immen­ses ressources naturelles, dont 34% des réserves mondiales con­nues de cobalt et 10% des ré­serves de cuivre.

(Th)

Le Potentiel/AFP

Last edited: 16/02/2008 14:17:38

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067