Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 20/07/2008 7:08 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Le président George Bush qui entame ce week-end une importante tournée dans certaines capitales africaines bien ciblées en évitant des pays bien marquants paraît s’engager dans un périple d’affaires de protection des intérêts américains considérés menacés par la percée chinoise dans le continent noir. Après un moment de doute et de tergiversation dû au bras de fer entre le Président Bush et la chambre des représentants au sujet de son refus de voter une loi sur les écoutes antiterroristes sans mandat d’un juge, comme Bush réclame son adoption et que la chambre des représentants résiste, la tentation était grande pour le Président des Etats-Unis d’annuler son voyage. Plus de peur que de mal, car, le voyage a bel et bien été maintenu.

Déjà aujourd’hui, le Président américain, accompagné de son épouse Laura, foule le sol béninois où un important dispositif de sécurité a été mis en place. Depuis hier, l’accès à l’aéroport international de Cotonou a été formellement interdit à toute personne. Qui plus est, aucun avion n’y atterrira ni en décollera.

Selon nos sources, l’aéroport est réquisitionné par les Etats-Unis d’Amérique à un coût de plus de 51 millions de francs Cfa par jour. Et toutes les sociétés et entreprises situées dans la zone aéroportuaire ont été sommées de fermer leurs portes depuis hier dans l’après-midi jusqu’aujourd’hui après le départ du Président Bush. C’est qu’on ne déplace pas le Président du pays le plus puissant du monde n’importe comment! Répondant à l’invitation de son homologue béninois, le Dr Boni Yayi, Georges Bush, Président américain sera reçu au salon d’honneur de l’aéroport international de Cotonou. Outre le tête-à-tête entre les deux Chefs d’Etat, une séance de travail élargie sur des questions d’intérêts communs, notamment de coopération bilatérale et de préoccupation internationale sont retenues au menu du jour, il est également prévu une cérémonie de décoration du Président Bush par l’Etat béninois. Enfin, une conférence de presse de Bush face aux journalistes béninois et étrangers.

Après l’étape de Cotonou, le Président Georges W. Bush s’envolera pour la Tanzanie où il s’entretiendra dimanche avec le Président Jakaya Kikwete. Mardi, M. Bush se rendra au Rwanda où il se recueillera en mémoire des victimes du génocide de 1994. Logiquement, il devra rencontrer aussi le Président rwandais Paul Kagame. Retour en Afrique de l’Ouest par le Ghana où il sera reçu par le Président John Kufuor mercredi et jeudi par le Président Ellen Johnson Sirleaf au Liberia.

L’attrait du pétrole africain

Selon certains analystes politiques, la visite de l’américain Georges W. Bush ne se limite pas aux pays cités. Il s’agira de mettre en exergue la politique américaine d’aide au continent et de conjuguer les efforts pour mettre fin à la crise au Kenya. Concernant le conflit au Darfour le Président américain le qualifie de génocide dans la mesure où il ensanglante la province soudanaise du Dafour. En plus, il se dit frustré par la lenteur des développements sur le terrain. Il regrette que certains pays, sans les nommer, ne prennent pas les mesures nécessaires pour faire pression sur le gouvernement de Karthoum. Avec ses homologues africains, il mettra ainsi un accent particulier sur la résolution  du conflit.

Mais au-delà de ces préoccupations, d’aucuns perçoivent l’attrait des matières premières, notamment le pétrole africain. Il suffit de savoir qu’en 2015, 25% du pétrole des Etats-Unis proviendra du continent africain, particulièrement du Golfe de Guinée. Et là apparaît le spectre chinois ! La Chine, vorace en matières premières et en pétrole et qui, en quelques années s’est imposée en Afrique, se présente comme un rival de taille des Etats-Unis et de l’Europe.

Agir de façon responsable

Une occasion pour les Etats-Unis de prendre son engagement en Afrique au sérieux ? Cela ne dépend que du bon sens. La lutte pour le pétrole expliquerait en partie l’idée d’un commandement militaire américain en Afrique « Africom » considérée comme le marketing politique tout simplement. D’ailleurs, même sites Etats-Unis pensaient au Nigeria comme siège d’Africom, Abuja l’a toujours réfuté et n’a jamais souhaité son installation en Afrique. Indice !

L’Afrique par contre voudrait des projets à impact visible, capables d’améliorer le quotidien de ses habitants: la pauvreté, la maladie, la famine, la guerre... Si Bush peut y apporter des solutions!  Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki ­Moon qui a rencontré Bush qui préparait son périple africain lui a déclaré « votre visite dans des Etats africains en cette période sera très importante ». Il l’appelait à saisir l’occasion de ce voyage pour contribuer à y éradiquer la faim et la maladie.

(Th)

Le Potentiel

Last edited: 16/02/2008 13:48:21

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067