Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 1:45 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Une des explications trouvées à la résurgence des attaques entre les groupes armés pourtant signataires du cessez-le-feu au Kivu serait des disputes avec affrontements autour des sites miniers exploités pour des profits des responsables de ces groupes. Les armes continuent à crépiter au Nord-Kivu. Des escarmouches se multiplient à une allure inquiétante, provoquant des déplacements continus des popula­tions civiles. Et pourtant, les groupes armés qui s’af­frontent sur le terrain ont signé le 23 janvier 2008 à Goma, un cessez-le-feu. L’Acte d’engagement en fait foi.

Qu’est-ce qui peut justifier cette attitude qui met en péril le processus de paix ? Les visées mercantilistes auraient transformé les groups armés en gangs com­posés de personnes sans foi ni loi sous l’étiquette de mouvements politico-militaires.

Malgré la tenue de la Confé­rence sur la paix, la sécurité et le développement dans les provin­ces du Nord et du Sud-Kivu, des accrochages croisés entre frac­tions armées sont enregistrés régulièrement sur le terrain. Des informations concordantes ren­seignent que des Mai-Mai ont af­fronté les éléments du CNDP de Laurent Nkunda dans plusieurs villages des territoires de Rutshuru et de Masisi. Ailleurs, c’est le Pareco qui allègue avoir été attaqué par les éléments du CNDP.

Quant aux FARDC, elles disent avoir empêché des grou­pes Maï Maï qui s’apprêtaient à incendier des villages, d’une part. D’autre part, elles prétendent avoir été attaquées par les FDLR Katana. dans la province du Sud-Kivu.

Tous ces mouvements des troupes ne constituent pas moins des violations du cessez-le-feu signé entre parties à l’Acte d’en­gagement de Goma. Quand bien même la cessation des hostilités n’aurait pas été automatique, il est noté que la multiplication d’accrochages commence à inquiéter de nombreux observa­teurs. Cela dans la mesure où ce sont des populations civiles qui continuent à en faire les frais. Elles fuient les balles, les exac­tions et autres violences corpo­relles de la part des éléments ar­més.

Le contrôle des ressources minières

Pendant ce temps, la tâ­che des missions humanitaires est de plus en plus rendue ardue. Elles n’arrivent pas à acheminer dans les meilleurs délais de l’aide aux milliers des déplacés. Du coup, toutes les parties qui ont contribué au bon déroulement de la Conférence de Goma sont in­quiètes. De quoi donner raison à ceux qui affirment que l’Acte d’engagement signé au chef-lieu du Nord-Kivu ne sera rien d’autre qu’un « chiffon » de plus, bon pour la poubelle.

Il est évident que l’on s’in­terroge sur les raisons principa­les de ces violations de cessez-le-feu. La bonne foi des signataires de l’Acte d’engagement est mise à rude épreuve. La mise en place progressive des struc­tures du mécanisme de suivi de la Conférence de Goma devrait les inciter à faire taire les armes plutôt que d’entretenir la terreur.

L’allure prise par les évé­nements dénote que les motiva­tions des signataires de l’Acte d’engagement de Goma se révè­lent de moins en moins politiques. La tendance observée est que chaque groupe armé tient mor­dicus au contrôle de son territoire ». Espace du territoire na­tional que chacun d’eux admi­nistre en disposant des recettes de taxes et des revenus de l’ex­ploitation des minerais qui s’y trouvent.

Il s’ensuit que la guerre du Nord-Kivu aurait également des enjeux économiques. L’or, le coltan, et surtout le nobium sont très convoités, ils sont au centre des intérêts régionaux et interna­tionaux. Ils génèrent des reve­nus financiers qui séduiraient le plus des Congolais. Les vio­lations du cessez-le-feu portent sur le contrôle des « espaces miniers ».

Ce qui fonde à dire qu’il s’agirait d’un banditisme. Les groupes armés se sont mués en « gangs ». Ils s’affrontent aujourd’hui pour leur survie éco­nomique. La floraison de 5 comptoirs des matières précieu­ses à Goma en est une parfaite illustration.

La restructuration de l’armée

A tout prendre, la restruc­turation de l’armée demeure l’élément moteur dans le retour effectif de la paix sur l’ensem­ble du territoire. Le besoin se fait sentir avec acuité. L’autorité congolaise a affirmé cette néces­sité de poursuivre la réforme des services de sécurité, en priorité l’armée. Les ambassadeurs des pays membres de l’Union euro­péenne ont même brûlé de la politesse pour interpeller le gou­vernement en vue d’accélérer la procédure. La Monuc a abondé dans le même sens en appelant à la mise en application immé­diate de l’Accord de Nairobi.

La Monuc est limitée par son mandat actuel. Les effets d’annonce d’un programme DDRRR n’impressionnent pas les FDLR. Le CNDP superbe­ment armé, ne l’est pas.

Le concours d’une armée dissuasive accélérerait la fin totale de la guerre. Mieux, contribuerait à neutraliser tous les groupes armés, ou ces « gangs », apparemment au service des puissances financières.

(Ern.)

Le potentiel

Last edited: 15/02/2008 17:08:46

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067