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Un nouveau séisme de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter a encore secoué jeudi la région des Grands Lacs en causant une fois de plus d’importants dégâts, notamment dans la ville de Bukavu où a été signalé 44 blessés et quelque 4.500 maisons endommagées. Un nouveau séisme de magni­tude 5,5 sur l’échelle de Richter a été ressenti tôt jeudi, 14 février 2008, dans la région des Grands Lacs.

plus précisément dans l’Est de la République dé­mocratique du Congo ainsi qu’au Rwanda, en faisant ainsi plu­sieurs blessés.

D’après l’Observatoire volcanologique (OVG) de Goma, la secousse a été enregistrée vers 04h07 (02h07 GMT). Son épicentre est situé à 8 km de pro­fondeur, à 25 kilomètres au Nord de Bukavu, rapporte l’Agence France presse (AFP).

A en croire le maire de Bukavu, Guillaurne Bonga, la secousse a provoqué la panique dans les quartiers de Mukukwe/ Vamaro.

La commune de Bagira serait la plus touchée. Affolés par ce mouvement, les habitants sont sortis de leurs maisons dans la nuit. Parce qu’il y a eu des maisons écroulées et beaucoup de blessés 44 blessés et 4.500 maisons touchées, bilan de jeudi matin, selon Radio Okapi.net.

Selon les correspondants de l’AFP, ce séisme a été fortement ressenti dans l’Ouest du Rwanda jusqu’à Kigali, à environ 160 km au Nord-Est de Bu­kavu.

Une source hospitalière a indiqué qu’une femme de 42 ans est hospitalisée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kigali.

Pour le géophysicien de l’OVG, Dieu donné Wafula actuellement à Bukavu, cette Se­cousse est la plus forte réplique enregistrée depuis le séisme du 3 février dernier, d’une magni­tude de 6,  sur l’échelle de Rich­ter et qui avait fait 45 morts dont sept au Sud-Kivu, 38 au Rwanda et des centaines de blessés.

A rappeler que le séisme du 3 février ayant causé beau-coup de dégâts, avait surpris les fidèles dans les églises, en pleine prière dominicale.

Dieudonné Wafula a, en outre, précisé que onze secous­ses ont été ressenties cette même nuit à Bukavu, et que l’activité volcanique est encore plus importante.

A 24 heures, 200 secousses ont été enregis­trées. En principe, a-t-il dit, la secousse de 5,5 est la réplique la plus importante de toutes les autres.

Elle devrait s’empirer davantage si d’autres répliques vont être ressenties au cours de prochains jours et de prochaines semaines.

C’était un tremblement de magnitude 5.5 sur l’échelle de Richter. Selon l’inspection provinciale de la Santé du Sud-Kivu, la commune la plus touchée par ce énième séisme a été Bagira, rapporte radiookapi.net

Cette municipalité a enregis­tré à elle seule 11 blessés, d’après son bourgmestre ad­joint. L’hôpital général de ré­férence où ceux-ci ont été amenés, fait état de 4 bles­sés graves.

Les autres bles­sés légers ont retourné chez eux après avoir reçu les soins.

 Parmi ces blessés, deux en­fants d’une même famille.

Leur mère exprime son dé­sarroi : « Le tremblement de terre était très fort. Nous avons couru pour aller voir là où dormaient les enfants.

C’est en ce moment là que les briques sont tombées sur eux et les ont blessés au visage et aux pieds. Toute la maison est complètement détruite. Là où il y avait des fissures, ce sont maintenant des grands trous.

Le grand risque est que le reste de la bâtisse ne s’écroule sur nous. Ce qui en reste, c’est juste le salon, trop petit pour contenir 17 person­nes ».

Selon un membre du comité de crise mis en place, plus de 4 500 maisons ont été touchées par la catastrophe dans la seule commune de Bagira.

La population de la place reste traumatisée.

Elle n’a cependant pas pris l’option de passer la nuit à la belle étoile comme la semaine der­nière. Du côté des spécialis­tes de l’Observatoire vulcano­logique de Goma, on a pu en­registrer plus de 10 répliques de séisme pendant la nuit de mercredi à jeudi.

Les équipes présentes à Bukavu ont réitéré leur message de prudence et de prévention à la population de cette ville.

D’après ces scientifiques, les habitants de la place devront désormais apprendre à vivre avec cette menace naturelle. Innocent Badryo explique: « L’important n’est pas d’évacuer la popula­tion dans la ville ou la pro­vince. (...) On ne peut pas savoir quand cela se produira.

Que les gens sachent que nous sommes dans une zone de rift que les tremblements existent et seront toujours là. Ce qui est important, que les autorités mettent en place une structure pour faire des étu­des afin de gérer les risques et de réduire les conséquen­ces du phénomène sur les populations et que ces derniè­res vivent comme au Japon, en Italie, aux Etats-Unis, où les séismes se produisent sans que les gens fuient et dorment à la belle étoile ».

 Pour ce chercheur, il importe désormais de suivre les nor­mes parasismiques de cons­truction et de prendre d’autres mesures préventives.

(Milor)

Sylvain Kapuya/Potentiel

Last edited: 15/02/2008 17:29:05

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