Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 0:15 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
IG : L’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS - d’Etienne Tshisekedi est un parti politique qui avait fait rêver autour de l’idéal de la lutte pour la démocratie, à un moment de l’histoire du pays, une frange du peuple congolais a vu cette frange se rétrécir autour d’elle l’engouement de ses adeptes, du fait d’avoir ramené sa grandeur originelle à celle d’un seul homme : Etienne Tshisekedi ! S’étant autoexclu du jeu démocratique à cause d’un discours inadapté, comment pourra-t-elle revenir dans le circuit en 2011 ? Il y a 26 ans jour pour jour, naissait l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps). Tout était parti de la lettre des treize parlementaires adressée le  1er novembre 1980. En fait, la let­tre des treize parlementaires du 1er novembre 1980 constituera une prémisse à la création de cette formation politique. Aujourd’hui, il est très difficile, voire in utile de chercher à sa­voir ce qu’était la vraie motiva­tion des treize parlementaires. Car, après des années glorieu­ses de cette formation politi­que, le romanesque s’est ajouté aux faits historiques. Il en est ainsi de la naissance des légendes. La part de l’ima­gination l’emporte souvent sur les faits réellement vécus. Cer­taines sources renseignent qu’il n’avait jamais été question aux treize parlementaires d’exi­ger le multipartisme.

Car, dans leur lucidité, ils savaient que cela ne mènerait à rien dans la mesure où, fort du soutien de l’Occident dans son rôle de rideau de  fer contre « l’invasion communiste », Mobutu n’ac­cepterait pas. La guerre de 80 jours, loin de préparer le lit du multipartisme, avait au contraire augmenté les craintes des Oc­cidentaux de voir à Kinshasa un pouvoir qui pourrait s’allier à Luanda. Partant de cela, tant faire se pouvait, les treize par­lementaires auraient exigé l’existence d’un courant au sein du Mpr. Cela peut paraître vraisemblable lorsqu’on sait que parmi les fondateurs de l’Udps, il y en avait qui avaient droit à l’héritage du Mpr pour en avoir été des cofondateurs. Ce qui en fait divisait les fondateurs de l’Udps et Mobutu, ce n’était pas des différences idéologiques, mais des querelles de palais. La preuve est que le moment de la splendeur de l’Udps coïn­cide avec le soutien de la troïka. Mobutu avait senti cela d’ailleurs comme un abandon des amis communs au profit d’une partie.

Un parti qui avait fait rêver

La vérité est que l’Udps a été un moment un parti poli­tique qui a fait rêver le peuple congolais. L’anniversaire d’un tel parti politique ne peut pas ne pas faire objet d’analyse sans passion afin de tirer des leçons. L’histoire de l’Udps dé­ment l’assertion selon laquelle le peuple congolais marquerait de maturité politique. Ce peu­ple que l’on disait hypnotisé par Mobutu, avait compris le sens d’une lutte démocratique. La forge de l’Udps était alors la nouveauté. Malheureusement, ce parti politique n’a pas utilisé à bon escient cet atout qui était le sien. La première erreur de l’Udps aura été d’utiliser les méthodes de Mobutu pour com­battre Mobutu. C’est ainsi que ce parti politique fera croire à qui voulait l’entendre qu’il était seul à faire de l’opposition au régime de Mobutu. En clair, c’est l’Udps qui aurait commencé l’opposition au régime de Mobutu.

Combattre Mobutu avec les méthodes de Mobutu

Telle prétention pouvait mobiliser un temps l’opinion, mais celle-ci finirait tôt ou tard par se rendre compte de la vérité que l’opposition à Mobutu était antérieure à la création de l’Udps. L’opposition Lumumbiste était essentielle­ment extérieure, mais elle était la seule que Mobutu craignait. Ses parrains occidentaux ne pouvaient un seul instant autoriser que cette opposition répu­tée pro-communiste puisse avoir la voie au Congo de Mo­butu en pleine guerre froide. Minimiser l’opposition exté­rieure de l’époque, c’est dire que toute cette Udps qui agit de l’extérieur passe son temps dans un amusement sans lendemain. En ignorant l’exis­tence de l’opposition lumumbiste qui avait commencé la lutte, notamment par des armes contre Mobutu, l’Udps a fait le jeu de Mobutu et des Occidentaux. Il a dérogé au devoir de solidarité des for­ces anti-Mobutu. Autant le Mpr était le peuple congolais orga­nisé politiquement, l’Udps a emprunté le même schéma.

La logique suicidaire de « bazokata ezokola »

La force de l’Udps a été, on ne le dira jamais assez, son organisation. Pour asseoir cet atout, le parti s’était même autorisé une organisation aty­pique avec la formule de qua­tre présidents à la tête d’un seul parti. Avec les quatre prési­dents l’Udps avait fait sienne une réalité politique congolaise. Plus qu’aux idées politiques, les Congolais adhèrent d’abord aux personnes qui portant ces idées. Les partis ont un soubassement éthno-tribale impor­tant. Beaucoup à l’Equateur sont arrivés à l’Udps par Marcel Lihau, Lihau, au Bandundu par Mbwankiem au Katanga par Kibassa. . . Au cours des an­nées, l’Udps a développé une logique suicidaire qui faisait croire que plus il y avait des départs, plus le parti grandis­sait. La vérité est que la popu­larité du parti se réduisait à vue d’œil. La logique de « bazokata ezokola » est suicidaire. Car, en politique, bazokata ezokonda ». Au lieu de l’importance du parti comme organisa­tion capable de survivre aux hommes, l’Udps bâtissait désormais sa grandeur sur la per­sonne de Etienne Tshisekedi. Il n’y avait plus de péchés contre l’idéologie du parti, mais contre la vision d’un homme.

Là, en­core une fois, l’Udps a fait ce qu’on condamnait chez Mobutu. Le manque « d’indéfectible at­tachement » au lider maximo entraînait l’auto exclusion du parti. Plus que leader de l’Udps, Tshisekedi est devenu le leader de toute l’opposition avec droit d’exclure les gens de l’opposi­tion. On a vu les Kinkela et autres exclus de l’opposition pour avoir adopté un langage autre que celui allant dans le sens de reconnaître à Tshisekedi seul le droit d’être premier ministre. Pour un parti politique qui luttait contre la dic­tature, c’est inquiétant que cette déviance n’ait pas attiré l’atten­tion de tout le monde. Au con­traire, aussi bien la presse que les organismes de défense des droits de l’homme estimaient que tel était le chemin à suivre. Au moment où le Mpr avait cessé d’être le peuple congo­lais organisé politiquement, l’opposition (Usor) avec Tshisekedi comme leader lui emboîtait le pas.

Un discours inadapté aux circonstances

On peut discuter, justifier ces attitudes de l’Udps et de son leader, mais ce qui a davantage creusé la tombe de ce parti politique, c’est l’incapacité d’adapter son discours et ses méthodes de travail aux circons­tances politiques changeantes. Ainsi, pour l’Udps le Mobutu de 1980 était le même en 1990 après le discours du 24 avril 1990. On peut dire, notamment pour ne pas démobiliser les « combattants » que le dicta­teur était toujours dictateur, mais on ne pouvait pas ne pas tenir compte de ce qui avait changé. Car, qu’on en pense, le discours du 24 avril 1990 avait permis que certains partenaires changent d’attitudes vis-à-vis de Mobutu. Si on a be­soin des  partenaires, on ne doit pas les prendre pour des imbéciles en leur faisant croire que rien n’a changé alors qu’ils voient bien que des choses ont changé. Ce manque de réa­lisme politique a fait que cer­tains partenaires qui croyaient en l’Udps et en son leader leur ont tourné le dos. Hier enfant chéri de la troika et à travers elle de tout l’Occident, l’Udps doit désormais quémander la compréhension de ces milieux. Au lieu de faire bon coeur con­tre mauvaise fortune, l’Udps développe un langage anti-occi­dental qui diminue davantage son crédit. Car, les autres sa­vent comment ils étaient en­semble et pourquoi ce parti change de ton.

Un discours passéïste qui a conduit à l’auto exclusion

Plus grave, l’Udps fon­dera sa politique post-Mobutu sur des boutades du genre à la dictature continuait à tel point que ce parti politique a pris Laurent Désiré Kabila pour Mobutu. Et pourtant en tout et pour tout, aucun analyste poli­tique sérieux ne pouvait comparer L.D Kabila à Mobutu. Car, Mobutu n’a  été Mobutu que dans l’environnement qui l’en­tourait Cet environnement n’ayant pas été le même sous LD Kabila, il était impossible que Kabila soit Mobutu. L’Udps a adopté le même langage et les mêmes méthodes avec Jo­seph Kabila même après le dia­logue inter congolais, Et pour­tant, tout le monde est allé à Sun City pour créer un nouvel ordre politique. Ce qui a été chose faite.

L’Udps est un des signataires de l’acte qui avait consacré le nouvel ordre politique. Mais, dans la suite, même si l’Udps n’était pas d’accord avec les hommes qui ont été choisis pour diriger ce nouvel ordre politique, au lieu de contester les hommes, l’Udps s’est mis à contester le système dont il était créateur à cause de sa signature appo­sée sur l’Accord global et in­clusif. Cette erreur l’a poussé jusqu’à se mettre hors du pro­cessus électoral. Aujourd’hui, on ne voit pas comment l’Udps pourra-t-il se remettre dans le circuit. Le pays étant entré dans Un ordre constitutionnel, on ne voit pas venir une occa­sion extra constitutionnelle à l’exemple de la Cns ou du dia­logue inter congolais pour le re­mettre dans le circuit. La solu­tion, c’est une humilité exem­plaire en rejoignant dès 2011 le processus électoral, Ce sera la seule façon d’éviter de tom­ber dans le gâchis de 26 ans écoulés.

Entre Valentin Mubake et Me Mukendi la brouille continue

Le parti d’Etienne Tshisekedi wa Mutumba, l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), commémore aujourd’hui le l5février 2008, ses 26 ans d’existence. A cette occasion, plusieurs manifestations sont prévues pour marquer cette fête de la fille aînée de l’Opposition en  Rdc.

L’Udps célèbre son  26ème anniversaire dans un climat plutôt morose, marqué par une certaine bipolarité qui semble résister depuis des mois. Les deux camps rivaux qui se sont constitués au sein de ce parti ne cessent de produire des interférences     au quotidien.

Entre Vatentin Mubake Nombi et Me Mukendi, appuyés par leurs supporters respectifs, le violon est loin de s’accorder.

Pour la commémoration du 26ème anniversaire de leur parti, chaque camp prévoit d’organiser à sa manière, des diverses manifestations pour marquer cet événement.

C’est ainsi que les quatre fédérations de Kinshasa, à savoir Funa, Lukunga, Tshangu et Mont-Amba, projettent d’organiser un grand « Rassemblent de tous les membres du parti »  résidant à Kinshasa, à l’Espace Elko de Limete ­Salongo.

Le duo Remy Masamba-ma-Kiesse et Valentin Mubake vont entretenir les participants au « Rassemblement » sur l’historique de la lutte de l’Udps et son évolution. De l’autre côté, le comité organisateur du premier congrès exécutif (Coc) de ce parti s’apprête également à organiser d’autres manifestations d’envergure pour la même raison, au quartier  général provisoire de l’Udps, à Lemba-Righini.

Il est prévu entre autres, l’organisation de la Semaine politique du 18 au 23 février, avec comme thème: la nouvelle approche pour la conquête du pouvoir », des conférences,     des ateliers, des discours et autres manifestations.

Si le camp de Mubake n’a la moindre intention d’associer le Coc dans son organisation, celui de Me Mukendi par contre, entend recevoir tous les cadres du parti, y compris les membres des bureaux des fédérations, en vue de la réussite de ces manifestations.

(Ern.)

J.Diana G.& Désiré Limesso/L’Avenir - palma

Last edited: 15/02/2008 16:33:33

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067