La validation du projet de loi relative aux activités physiques et sportive nationale, du programme d’action 2008–2011, sera à l’ordre du jour aux assises des Etats généraux des sports.

Tant attendus par les fervents du sport et par la crème sportive nationale, les Etats généraux des sports viennent d’être convoqués par Willy Bakonga, ministre de la Jeunesse, des Sports et loisirs, pour la période allant du 18 au 21 février 2008. Ces assises, qui se tiendront dans la capitale congolaise Kinshasa, seront axées sur la validation du projet de loi relative aux activités physiques et sportives, de la politique sportive nationale, du programme d’action 2008-2011 et du chronogramme d’actions 2008 en matière sportive ainsi que l’élaboration du statut des clubs haute compétition avec comme objectif l’introduction du professionnalisme dans la pratique du sport.
A ceci s’ajoute l’introduction du programme d’investissement en matière d’infrastructures et d’équipements sportifs ainsi que du programme de formation pour le renforcement des capacités tant institutionnelles que celles des agents et cadres du sport congolais. La nouvelle, livrée par l’arrêté ministériel numéro 049 du ministre Bakonga, tombe comme une pluie qui vient arroser une terre aride, d’autant plus qu’il y a longtemps que les sportifs réclament cette rencontre au sommet des décideurs, d’encadreurs et pratiquants des activités sportives en la République démocratique du Congo, et pourquoi pas en dehors de celle-ci pour le cas des sportifs congolais évoluant à l’étranger.
Aujourd’hui que c’est chose faite, il y a de quoi se frotter les mains et crier à la victoire. La victoire d’une bonne frange de la population congolaise qui a souscrit pour le développement du sport congolais tombé dans la léthargie depuis des décennies.
Convoquées sous le patronage du chef de l’Etat Joseph Kabila et du Premier ministre Antoine Gizenga, lesdites assises réuniront 250 experts venus du gouvernement central, du mouvement sportif national ainsi que des provinces de la République et également des partenaires intérieurs et extérieurs afin de creuser la donne sport dans toute sa substance pour qu’enfin ressorte la thérapeutique à administrer.
En effet, il faudrait une thérapeutique de taille et à la taille de la maladie dont souffre le sport congolais pour que celui-ci retrouve sa santé, sa pugnacité d’antan. L’on est sans ignorer que le sport en République démocratique du Congo a perdu ses marques. Tout a sombré.
Les sportifs pratiquants font, depuis, les figurants. Aucun acte de bravoure n’est enregistré depuis les années 70 où les disciplines sportives tels le football et le basket-ball ont fait honneur à la Rd Congo.
La République, elle-même, n’a plus su se maintenir dans la gestion du sport au niveau de Kinshasa et, naturellement, des provinces qui, pourtant, regorgent d’excellents athlètes.
L’on se rappelle de la pseudo-organisation des 4èmes Jeux congolais. Annoncés voilà plus de deux ans, ces jeux ne se sont jamais tenus. Et pourtant, la grande messe annonçant avec fanfare la rencontre au sommet des athlètes congolais pour le compte de cette édition avait été dite.
Malheureusement, rien n’a filtré depuis. Pas d’écho. Pas d’informations. Rien du tout. Jusqu’à ce que surgissent les Etats généraux des sports. L’on croit, sincèrement, que cette fois le train est réellement parti pour la « révision à en fond et en comble du sport congolais, dans toute sa diversité, dans tout son ensemble.
(Yes)Junior Ngongo/Uhuru
Last edited: 14/02/2008 13:35:59