La Commission électorale indépendante (Cei) qui a annoncé la démission du gouverneur du Sud-Kivu Célestin Cibalonza a indiqué à la même occasion qu’elle allait organiser le 21 mars prochain l’élection du remplaçant à la tête de cette province ainsi que son adjoint.

Le gouverneur du Sud-Kivu, province de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a démissionné de ces fonctions et un nouveau scrutin sera organisé le 21 mars pour designer son successeur, a annoncé samedi à Kinshasa la Commission électorale indépendante (CEI).
Le gouverneur Célestin Cibalonza a remis le 2 février sa démission au chef de l’Etat, Joseph Kabila, « pour raisons personnelles ». Cette démission a été notifiée à la CEI le 8 février, a déclaré à l’AFP le rapporteur de la CEI, Dieudonné Mirimo. « Un scrutin sera organisé le 21 mars pour procéder à l’élection d’un nouveau gouverneur et d’un nouveau vice-gouverneur », a-t-il ajouté.
M. Cibalonza avait été visé en novembre 2007 par une motion de censure initiée par les députés provinciaux de sa propre famille politique, l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) du président Kabila. Ils lui reprochaient notamment l’absence d’un budget cohérent, « l’ingérence » dans les dossiers gérés par les ministres provinciaux et l’incapacité à mettre fin à l’insécurité dans la province. Réhabilité fin décembre par la Cour suprême de justice, qui avait jugé la motion « inconstitutionnelle », le gouverneur était néanmoins durement fragilisé.
Rappelé à Kinshasa, il avait passé ses dernières semaines dans la capitale. Après le violent séisme qui a secoué le Sud-Kivu le 3 février, faisant au moins 7 morts et plus de 320 blessés dans cette province, il ne s’était pas rendu dans sa province, où la crise a été gérée par le vice-gouverneur et la municipalité de Bukavu, la capitale provinciale. Les gouverneurs et vice-gouverneurs sont élus par les députés de l’assemblée provinciale, au scrutin majoritaire à deux tours, pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Le camp Kabila et ses alliés détiennent 10 des 11 provinces de RDC. La camp présidentiel est également majoritaire à l’Assemblée et au Sénat, la chambre haute étant toutefois dirigée par un opposant.
(Th)
La prospérité
Last edited: 12/02/2008 17:03:10