Un Comité dit de pilotage chargé de traquer les groupes armés en République démocratique du Congo vient d’être créé par une ordonnance présidentielle. Sa mission sera de de désarmer de rapatrier dans leurs pays d’origines les différents groupes armés étrangers qui opèrent dans les deux Kivu.

Le cabinet du président de la République a rendu publique hier une ordonnance signée par le Chef de l’Etat Joseph Kabila qui met sur pied un Comité de pilotage de mise en œuvre de plan de la République démocratique du Congo relatif à l’éradication des bandes armées et combattants étrangers actifs sur le territoire congolais.
Ce nouvel organe créé à la suite de l’adoption par le Conseil des ministres des recommandations de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord et Sud Kivu qui s’est tenue à Goma du 6 au 23 janvier 2008, est placé sous l’autorité du Chef de l’Etat lui-même, avec la coordination du ministre Mbusa Nyamuisi des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le Comité de pilotage bénéficiera également de l’appui de la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc).
Des experts de la Présidence, de la Primature, des ministères de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères, Affaires sociales, Finances, Budget, Communication & Médias feront également partie de ce Comité. La mission assignée à cet organisme est de procéder au désarmement et au rapatriement des ex-FAR et de leurs dépendants qui vivent sur notre territoire. En outre, il va identifier les besoins pour mener à bien cette opération. C’est pourquoi une Commission technique mixte a été également créée pour la bonne exécution des tâches du Comité de pilotage. Il comporte des sous-commissions Médias, DDRRR, Humanitaire, Budget, finances et logistiques.
Nairobi ou Goma?
Après la publication de cette ordonnance, l’opinion n’a pas tardé à s’interroger si la mise en pratique de l’Acte d’engagement de Goma vient de passer à sa vitesse de croisière. Car, l’on se souvient que cet Acte prévoyait la mise en place d’une Commission technique mixte dont le fonctionnement sera facilité par la Communauté internationale. En plus, après avoir communiqué le plan de rapatriement des FDLR et Interahamwe au gouvernement rwandais en décembre 2007, le Comité de pilotage va-t-il amener un élément nouveau ? La semaine dernière, la Monuc a indiqué que la RDC, le Rwanda et la communauté internationale estiment que les processus de Goma et de Nairobi sont complémentaires.
Affaire à suivre.(Th)
J-Alain Kabongo/Le Phare
Last edited: 12/02/2008 14:41:50