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Bonjour | 06/07/2008 2:49 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les étudiants de l’Université libre de Kinshasa (ULK) et ceux de l’Université protestante du Congo (UPC) ont participé activement, respectivement à une conférence débat organisée à leur intention au siège respectifs de leurs institutions, par José Bafala Itumbela, directeur de cabinet adjoint au cabinet du ministère des Hydrocarbures dans le but d’informer sur les réalités pétrolières de la RD Congo. La conférence débat était organisée dans le but d’informer ces futurs cadres du pays sur les réalités pétrolières de notre pays, a déclaré le directeur adjoint de cabinet du ministre des Hydrocarbures. Il a en outre souligné que celle-ci était destinée à informer les étudiants congolais des différents modes d’accession au pétrole en RD Congo. Pour lui, trois modes sont en vogue.

Il s’agit premièrement, des accords de concessions. Dans ce genre d’accords, a-t-il soutenu, le pays hôte donne une concession à une entreprise d’exploitation pour une période de 70 à 75 ans ou plus, moyennant paiement d’une somme d’argent et lui laisse la latitude de mener ses recherches jusqu’à la production, et le produit trouvé lui appartient. En RD Congo, c’est le type d’accords signés avec Chevron qui vient de partir, Mioc et Perenco qui exploitent dans le Bas-Congo. A la fin du contrat, a noté l’expert, la société vous paie des royautés sur base du coût de la production, emporte ses matériels et s’en va.

Le deuxième mode d’accession au pétrole que José Bafala dit s’être battu bec et ongle pour que celui-ci soit appliqué en RD Congo, le jugeant bénéfique pour notre pays, c’est le contrat de partage. Le produit dans ce contrat,  le produit appartient au pays comme on dit que le sol et le sous-sol appartiennent à l’Etat. Dans ce contrat, c’est le pays qui décide du partage de ce qu’on appelle le « profit oil ».

De 1 à 20.000 barils, l’exploitant prend 60 % tandis que le pays prend 40 %. De 20.000 à 50.000 barils on se partage 50%-50% et de 50.000 à plus, l’Etat prend plus c’est-à-dire 60% et l’exploitant 40. Ce genre de contrat, c’est celui qui a été adopté par la République Démocratique du Congo et il est selon Josée Bafala Itumbela, d’application dans les accords signés avec l’Angola pour l’exploitation du pétrole dans la zone d’intérêt commun en eau profonde sur l’océan, avec l’Ouganda pour l’exploitation conjointe du pétrole sur le Graben Albertine, sur le lac Albert et enfin avec le Rwanda pour l’exploitation du Gaz méthane sur le lac Kivu.

Le 3ème contrat c’est le contrat service, pour ce dernier, a déclaré qu’il faut disposer de beaucoup de moyens pour inviter les compagnies pétrolières qui travailleront à votre place et vous les paierez non en nature mais en espèces. C’est le contrat qui est signé entre les Libyens, les Egyptiens et les Koweitiens avec les compagnies pétrolières pour eux.

Le gisement

Selon l’expert du ministère des Hydrocarbures, le gisement pétrolier de la République démocratique du Congo reste la dernière frontière pétrolière du Monde avec les trois bassins sédimentaires, notamment la Cuvette centrale qui couvre, à elle seule, 800.000 km2 et s’étend de Kinshasa au Bandundu, Equateur et dans les deux Kasaï etc. le bassin de la côte littorale du Moanda, la production à ce jour est de 25.000 barils/jour.

Au lieu de 367 km2 que l’Angola devrait nous restituer, nous n’avons eu de ce pays que 17 km2, l’on déplore à ce sujet la lenteur d’exécution du gouvernement et du Parlement, pour la mise en place d’un comité d’opération pour un suivie des statistiques pour qu’on arrive à 100.000 barils/jour. Parlant du gisement commun avec l’Ouganda sur le lac Albert, l’orateur a affirmé que sur 7 puits forés, tous les 7 puis ont donné du pétrole. Un puit peut même, selon José Bafala, produire jusqu’à 14.000 barils/jour. Si le graben Albertine dispose de 2.500m2, dans le lac, La RDC dispose de 5.000    m2 alors que l’Ouganda n’a que 3.000 m2.

Enfin le gaz méthane

D’un volume de 50 milliards m3 sur le lac Kivu dont les ¾ appartient à la RD Congo et le 1/4 à partager entre le Rwanda et le Burundi, le gaz non exploité pour longtemps, présente un danger d’explosion. José Bafala craint le risque de voir un jour ce lac s’exposer et rendre en fumé la ville de Goma qui est déjà exposé au danger des volcans. Outre le risque de voir la catastrophe du lac Niosh au Cameroun qui a consumé 1.800.000 personnes, les Rwandais et les Burundais avec qui nous partagions ce gaz exploitent déjà ce gisement, qui a une particularité, celle de faire fonctionner les moteurs, à son état liquide.

L’opinion se rendra compte que, chez nous, le refus d’exploiter à temps dans les zones d’intérêt commun, donne l’avantage à nos voisins qui s’enrichissent sur nos dos. A cette préoccupation des étudiants, le directeur adjoint du cabinet du Ministre des HydroCarbures, a demandé aux futurs cadres de notre pays de donner le temps au temps pour que le jeune ministère des Hydrocarbures fasse son travail.

Guillaume Tshibambe/La Référence Plus

Last edited: 12/02/2008 09:39:20

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