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Bonjour | 02/12/2008 0:22 | English Make DC Home page | RSS feed

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Cette descente a permis au ministre de palper du doigt les réalités de la for­mation des professionnels, appelés à assurer la pro­duction qualitative des arts. Depuis le 18 décembre dernier, le ministre de la Culture et des Arts, Esdras Kambale, entre­prend une visite dans les servi­ces spécialisés de son ministère.

Cette fois-ci, le ministre a procédé à la visite de l’Institut du bâtiment et des travaux publiques (IBTP), l’Académie des Beaux-Arts (ABA) et l’Institut supérieur des arts et métiers (ISAM). Il y est allé pour voir comment les ar­tistes oeuvrent     dans les ateliers, leurs conditions de travail, etc.

Sur place, le ministre a constaté que les étudiants de ces instituts, malgré les conditions de travail difficiles et le manque de matériels, s’ingénièrent à produire des œuvres  admirables. Kambale les a encouragés à persévérer sur cette vole pour le rayonnement de la culture congolaise.

Cette descente sur terrain a permis au ministre de palper du doigt les réalités de la for­mation des professionnels, qui sont appelés à assurer la pro­duction qualitative des arts graphiques, architecturaux, plasti­ques et vestimentaires. Le mi­nistre a, à cet effet, soutenu que la création artistique appartient au domaine du savoir-faire, tant sur le plan du fond que de la forme.

« A l’étape de l’IBTP, le ministre a été reçu par le direc­teur général Tshisuaka Ngalula entouré de tout son staffs.

Tour à tour, le ministre a eu à visiter la salle d’exposition, dans laquelle il a apprécié les projets conçus par les étudiants, notamment celui du Palais de la Justice, et du Centre d’art dra­matique. Dans la salle d’esquisse rapide, Kambale a été choqué de constater que sur les 21 ta­bles pour les travaux, la moitié est en état de défectuosité fort avancé. A part les supports des tables en fer, les planchés en bois n’existent plus que de nom.

A l’Académie des Beaux-Arts, le ministre a été reçu par le corps académique de l’institut conduit par M. Shongo Lohonga Dangi, architecte de l’intérieur. Dans son mot, M. Shongo a demandé au ministre de soutenir les efforts des artistes, en sauvegardant leurs créations contre l’usure de temps et de la destruction.

A cette étape, le ministre à encore décrié le fait que la consommation de l’art et de la cul­ture congolaise n’est pas assu­rée par les populations congo­laises. Et cela, par ignorance de nos propres valeurs, et par insuffisance de promotion. A cet effet, le Dg de l’ABA a sollicité du ministre un travail d’initiation et de diffusion d’œuvres artis­tiques. En visitant les ateliers de peinture et de sculpture, les sal­les d’exposition et le pole image, récemment réhabilité par la Coopération française qui l’a équipé de 15 ordinateurs, le mi­nistre s’est fait une idée sur la créativité des étudiants de l’ABA. Il s’en est réjoui. Dans la foulée, il a indiqué qu’il compte initier un débat sur l’avenir de l’art congolais. Parce que, dira-t-il, «  l’art, c’est  l’âme du peuple, nous devons avec l’effort de tous, relever cet art ».

Des félicitations au comité de l’Isam

Le ministre a reçu deux ta­bleaux de peinture du DG Shongo et de l’artiste Mabuanda.    

A l’Isam, Esdras Kambale et sa suite ont été reçus par la direc­trice générale, Mme Marie-Claire Zuedi Safu, et la secrétaire académique Séraphine Ruhirnbasa Ninyezi.

La délégation du ministre a vi­sité des bureaux de la section couture et modélisme, les ateliers de confection, les salles de prati­que professionnelle, le home d’étudiants, les salles d’exposi­tion et de réunions. Le ministre a été surpris de constater que sur fonds propres, l’ISAM a cons­truit le bâtiment abritant les sal­les de réunions et d’exposition. Il a aussi été informé que le co­mité de gestion a équipé les ateliers l’institution d’une vingtaine de machines a coudre industriel­les. Et le ministre a, a cet effet adressé  des félicitations au comité pour la bonne gestion. Un modèle à suivre.

Dans son mot de circons­tance Mme Zuedi s’est indignée du spectacle offert par les médias audiovisuels. Aussi, a-t­-elle demandé au ministre d’inter­venir auprès de la Commission de censure des chansons et spec­tacles, pour l’interdiction des danses obscènes.

Il s’observe un manque de respect de la femme et sur­tout de La jeune fille, par un ha­billement qui étale trop exacte­ment la nudité de la femme ; ce qui reste contraire aux valeurs de la culture bantoue et par exten­sion celle de l’Afrique.

A en croire Mme Zuedi, ces danses et images que les médias proposent aux consom­mateurs congolais et surtout à la jeunesse doivent être interdites.

(Ern.)

Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel

Last edited: 11/02/2008 16:01:06

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