Cette descente a permis au ministre de palper du doigt les réalités de la formation des professionnels, appelés à assurer la production qualitative des arts.
Depuis le 18 décembre dernier, le ministre de la Culture et des Arts, Esdras Kambale, entreprend une visite dans les services spécialisés de son ministère.
Cette fois-ci, le ministre a procédé à la visite de l’Institut du bâtiment et des travaux publiques (IBTP), l’Académie des Beaux-Arts (ABA) et l’Institut supérieur des arts et métiers (ISAM). Il y est allé pour voir comment les artistes oeuvrent dans les ateliers, leurs conditions de travail, etc.
Sur place, le ministre a constaté que les étudiants de ces instituts, malgré les conditions de travail difficiles et le manque de matériels, s’ingénièrent à produire des œuvres admirables. Kambale les a encouragés à persévérer sur cette vole pour le rayonnement de la culture congolaise.
Cette descente sur terrain a permis au ministre de palper du doigt les réalités de la formation des professionnels, qui sont appelés à assurer la production qualitative des arts graphiques, architecturaux, plastiques et vestimentaires. Le ministre a, à cet effet, soutenu que la création artistique appartient au domaine du savoir-faire, tant sur le plan du fond que de la forme.
« A l’étape de l’IBTP, le ministre a été reçu par le directeur général Tshisuaka Ngalula entouré de tout son staffs.
Tour à tour, le ministre a eu à visiter la salle d’exposition, dans laquelle il a apprécié les projets conçus par les étudiants, notamment celui du Palais de la Justice, et du Centre d’art dramatique. Dans la salle d’esquisse rapide, Kambale a été choqué de constater que sur les 21 tables pour les travaux, la moitié est en état de défectuosité fort avancé. A part les supports des tables en fer, les planchés en bois n’existent plus que de nom.
A l’Académie des Beaux-Arts, le ministre a été reçu par le corps académique de l’institut conduit par M. Shongo Lohonga Dangi, architecte de l’intérieur. Dans son mot, M. Shongo a demandé au ministre de soutenir les efforts des artistes, en sauvegardant leurs créations contre l’usure de temps et de la destruction.
A cette étape, le ministre à encore décrié le fait que la consommation de l’art et de la culture congolaise n’est pas assurée par les populations congolaises. Et cela, par ignorance de nos propres valeurs, et par insuffisance de promotion. A cet effet, le Dg de l’ABA a sollicité du ministre un travail d’initiation et de diffusion d’œuvres artistiques. En visitant les ateliers de peinture et de sculpture, les salles d’exposition et le pole image, récemment réhabilité par la Coopération française qui l’a équipé de 15 ordinateurs, le ministre s’est fait une idée sur la créativité des étudiants de l’ABA. Il s’en est réjoui. Dans la foulée, il a indiqué qu’il compte initier un débat sur l’avenir de l’art congolais. Parce que, dira-t-il, « l’art, c’est l’âme du peuple, nous devons avec l’effort de tous, relever cet art ».
Des félicitations au comité de l’Isam
Le ministre a reçu deux tableaux de peinture du DG Shongo et de l’artiste Mabuanda.
A l’Isam, Esdras Kambale et sa suite ont été reçus par la directrice générale, Mme Marie-Claire Zuedi Safu, et la secrétaire académique Séraphine Ruhirnbasa Ninyezi.
La délégation du ministre a visité des bureaux de la section couture et modélisme, les ateliers de confection, les salles de pratique professionnelle, le home d’étudiants, les salles d’exposition et de réunions. Le ministre a été surpris de constater que sur fonds propres, l’ISAM a construit le bâtiment abritant les salles de réunions et d’exposition. Il a aussi été informé que le comité de gestion a équipé les ateliers l’institution d’une vingtaine de machines a coudre industrielles. Et le ministre a, a cet effet adressé des félicitations au comité pour la bonne gestion. Un modèle à suivre.
Dans son mot de circonstance Mme Zuedi s’est indignée du spectacle offert par les médias audiovisuels. Aussi, a-t-elle demandé au ministre d’intervenir auprès de la Commission de censure des chansons et spectacles, pour l’interdiction des danses obscènes.
Il s’observe un manque de respect de la femme et surtout de La jeune fille, par un habillement qui étale trop exactement la nudité de la femme ; ce qui reste contraire aux valeurs de la culture bantoue et par extension celle de l’Afrique.
A en croire Mme Zuedi, ces danses et images que les médias proposent aux consommateurs congolais et surtout à la jeunesse doivent être interdites.
(Ern.)Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel
Last edited: 11/02/2008 16:01:06