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Bonjour | 02/12/2008 0:58 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le Centre d’appui au développement intégral de Mbakana (Cadim) en collaboration avec les habitants de la cité de Mbakana ont organisé dans la suit de samedi à dimanceh une veillée culturelle en hommage à M. Nico Van Hollander le Représentant résident de la Fondation Hanns Seidel. La cité de Mbakana au Plateau des Bateke à 150 Kilomètres à l’Est de Kinshasa a connu une très grande effervescence dans la nuit de samedi à dimanche à l’occasion de la soirée culturelle organisée à en hommage à M. Nico Van Hollander, le représentant de la Fondation Hanns Seidel décédé de suite d’un arrêt cardiaque dans la nuit de mardi 6 au mercredi 7 février. Beaucoup de villageois, particulièrement les fermiers encadrés par le Centre d’appui au développement intégral de Mbakana (Cadim) ainsi que les membres de leurs familles ont envahi le terrain de football où a eu lieu l’événement pour compatir au malheur qui venait de les frapper.

 L’on a noté par exemple la présence de l’honorable Labi Monkonzu, député provincial ville de Kinshasa, du professeur Taba, conseiller de M.Nico et président du Conseil d’Administration du Cadim.

Le directeur-gérant dudit centre, M. Nkoba Nsoni wa Mfulama était aussi de la partie et sans oublier tous les agents de la Fondation Hanns Seidel qui apporte son appui à ce centre ont quitté Kinshasa pour assister à cette messe culturelle.

A l’occasion, les participants ont été conviés à auditionner les témoignages de différentes connaissances de l’illustre disparu suivre. Les activités de la soirée d’hommages ont été retransmises en direct sur les antennes de la radio « Munkû », une œuvre de la synergie des Ong, faisant aussi partie des réalisations du Cadim et qui est captée sur l’ensemble du Plateau des Bateke et à Kenge dans le Bandundu.

Elles étaient axées notamment sur l’animation musicale avec à l’affciche, l’exécution des chants par les chorales et groupes de flûtistes de différentes confessions religieuses ainsi que des orchestres et groupes folkloriques de la place.

Ceux-ci ont profité de l’occasion pour non seulement démonter leur talent mais aussi l’attachement qu’ils avaient vis-à-vis de cet homme qui a beaucoup œuvré pour le développement de leur contrée.

Rivalisant d’ardeur avec la fraîcheur de cette nuit mais avec une discipline sans précédent pour honorer la mémoire du défunt, les « Mbakaniens » et leurs voisins étaient irréprochables, en dépit de quelques cas isolés de confusions crée par les jeunes, qui étaient très nombreux sur les lieux, les participants ont dégusté tour à tour les œuvres des chorales catholiques, de la Communauté baptise du Fleuve Congo (Cbco) de Néo apostolique, des orchestres  Nze- Nde,  Ngua-a- Sa, Bue Nzebo, Acacia de Mampu, un autre village où le Cadim dispose aussi d’une grande cité des paysans.

Nico, un Congolais à la peau blanche !

Ce programme a été clôturé dimanche par un culte d’action de grâces dite par M. L’abbé Flavien Nzita Ngoma « Nzingo », Vicaire à la paroisse Isidore Bankandja de Mbakana.

Axant sa prédication sur les lectures tirées dans les livres de Siracide et de Mathieu, ce prêtre de l’Archidiocèse de Kinshasa a exhorté les fidèles à l’amour du travail, à la prise de conscience, au dévouement pour le  développement de leur la patrie, à l’instar de M. Nico qui, a-t-il dit, a consacré sa vie pour le développement en faveur des habitants de Mbakana. Pourtant, a-t-il dit, il n’était pas Congolais.

« Nico est parti et les habitants de Mbakana et des environs attendent son remplaçant. C’est vrai mais nous Congolais nous aimons toujours vivre de la politique à la main tendue. Ne pouvons- nous pas nous inspirer de l’exemple de son exemple », s’est-il interrogé, soulignant par ailleurs : « J’ai été très touché par les sanglots de différentes personnalités lors de la cérémonie d’hommages au siège de la Fondation Hanns Seidel en ville.

C’est un témoignage que Nico a beaucoup fait pour nous et nous avons tous vu ses réalisations », a déclaré M. l’officient qui a ajouté : « J’ai comme l’impression que ce sont les étrangers aiment le Congo plus que les Congolais eux-mêmes qui se mettent comme obstacles dans les projets de leurs semblables ».

Ainsi, a-t-il sensibilisé ses compatriotes : «  Soyez marqué par le passage de Nico… à moins d’être ingrats. Nico a accompli des signes innombrables parmi nous et nous avons tous avons reçu son héritage. Il était un congolais à la peau blanche ».

Projet Jatropha et projet de traction bovine

Au sujet des témoignages, les participants ont été impressionnés par celles du professeur Taba, de M.  Nkoba, de l’honorable Monkonzu, de M.Nkoba. Le professeur Taba a notamment déclaré : « J’ai connu M. Nico en 1990 quand mon épouse travaillait à la Fondation Hanns Seidel. Il m’appelait chaque fois qu’il y avait un problème.

Il a su trouver de l’argent à l’Union européenne qui a fait « pousser » le Cadim, avec son projet agro-pastoral, il a contribué à l’érection de la Radio rurale Munkû, il a réparé la roue pour le projet de fourniture d’eau » a-t-il expliqué.

En ce qui concerne le projet d’électrification de Mbakana, il a révélé : « on a exploré des chutes et on cherche des partenaires pour l’érection des barrages ».

M. Nico, a indiqué l’orateur, a mis en place le projet de traction bovine dont des fermiers en provenance du Katanga et du Kasaï viennent apprendre la technique à Mbakana.

Un autre projet, et non de moindre, c’est celui de la culture du Jatropha, arbre dont le fruit produit les combustibles (comparable au gaz oil) pour automobiles ( et dont Nico ne verra pas se réaliser) car les plantes qui sont encore jeunes poussent déjà à Mbakana, sans oublier d’évoquer sa contribution dans le cadre de la lutte contre le mosaïque des feuilles de manioc. Pour terminer son propos, le professeur Taba a demandé aux participants de poursuivre son œuvre.

En ce qui le concerne, très émotionné M. Nkoba a expliqué qu’il a connu le défunt en depuis 1981. Il était très cultivé car il lisait beaucoup. Il avait beaucoup de connaissances aussi bien dans la politique nationale de la Rdc et dans la politique internationale. Infatigable même dans les situations difficiles, il était très sincère envers tous ceux qui étaient sincères avec lui et avait beaucoup d’initiatives.

Pour sa part, l’honorable Monkonzu a invité Mbakana à ne pas pleurer M. Nico mais de penser plutôt à son développement. « L’Etat ne viendra pas construire pour vous mais il vous aidera tout simplement à trouver des partenaires pour votre développement », leur a-t-il expliqué.
 
Sous la conduite du professeur Taba, DigitalCongo a eu le privilège de visiter quelques unes des réalisations de M. Nico, notamment le projet de pisciculture, d’élevage des lapins et des porcs et le pont en lianes jeté sur une rivière de la place.

Une cérémonie d’hommages a été organisée samedi dans la matinée au siège de la Fondation Hanns Seidel, en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles les membres du corps diplomatique, de l’Assemblée nationale et provinciale ainsi que du clergé, des agents de ladite fondation, les agents des Ong encadrés par  celle-ci, ainsi que d’autres connaissances.

Boni Tsala /MMC

Last edited: 14/02/2008 11:18:23

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