Le transfert, jeudi 7 février du seigneur de guerre Mathieu à la CPI a été bien accueilli par les gouvernements belge et britannique pour qui l’impunité n’a plus droit de cité.
Les ministères des affaires étrangères belge et britannique disent toute leur satisfaction à la suite du transfert du seigneur de guerre Mathieu Ngudjolo à La Haye. Dans un communiqué, Lord Malloch-Brown, ministre britannique pour l’Afrique salue l’arrestation de la troisième personne soumise à la compétence de la Cour Pénale Internationale. « Cette arrestation souligne le rôle important que joue la CPI dans le cadre des efforts de la communauté internationale pour lutter contre l’impunité des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre », souligne le chef de la diplomatie africaine de la Grande Bretagne.
Il salue également le rôle joué par les autorités congolaises qui ont facilité ce transfert. Il poursuit : « je m’attends à leur engagement continu à s’assurer que les personnes coupables de crimes graves en répondent devant la justice ». Lord Malloch-Brown souhaite une plus large coopération entre la CPI est certains autres Etats afin que « certaines personnes recherchées par la CPI qui sont encore au large, notamment en rapport avec les enquêtes de la Cour au Darfour et en Ouganda.
J’engage donc tous les Etats à coopérer avec la Cour pour s’assurer que ces individus soient traduits en justice aussitôt que possible. Attitude identique chez Karel De Gucht qui confirme la participation de son pays dans l’opération de transfert du détenu à la CPI. « La Belgique et la Cour Pénale Internationale ont depuis le 02 mai 2007 un accord bilatéral concernant le transfert des détenus ». Pour l’homme d’Etat belge, toutes les autorités du royaume ont collaboré à la réussite de l’opération (Affaires étrangères, Défense et Justice).
(Th)Bienvenu-Marie Bakumanya/Le Potentiel
Last edited: 09/02/2008 13:08:46