Le Partenariat-Intwari jette un véritable pavé dans la mare autour de l’affaire mandat d’arrêt espagnol contre 40 dirigeants rwandais avec les révélations sur un grave complot anti-bantou ourdi dans la région des Grands Lacs par les ténors nilotiques du duo Kagame-Museveni.

Le Partenariat-Intwari ne parle pas que du Rwanda et de la RDC. Il révèle que la Tanzanie, le Burundi, le Kenya sont également sur la liste des pays à « libérer ». Le mouvement rwandais d’Opposition explicite par ailleurs le clivage Nilotique-Bantou de plus en plus exploité par la nouvelle génération de « libérateurs » de l’Afrique menés notamment par l’ougandais Yoweri Museveni et le rwandais Paul Kagame.
Ayant pu joindre, par téléphone à Bruxelles, des responsables du Partenariat-Intwari pour leur demander de confirmer les présentes informations, ces derniers ont dit que leur organisation était effectivement en train de finaliser un document important destiné au Conseil de sécurité de l’ONU, mais se sont refusés d’aller plus loin. Ils ont cependant promis une copie du document en question le moment venu.
En attendant, à Bruxelles une grande manifestation aura lieu le 09 février 2008 devant la Commission Européenne pour demander la justice et le Dialogue inter-rwandais. Initiée par l’Association rwandaise d’Assistance aux Victimes des Conflits en Afrique centrale (AVICA), cette démonstration a reçu le soutien de toute l’Opposition rwandaise en exil et de plusieurs organisations rwandaises de la diaspora.
La veille, soit ce vendredi 8 février 2008, il est prévu une conférence de presse sur les conclusions de l’enquête espagnole sur le génocide rwandais. La conférence connaîtra la participation de Juan Carrero, président du Forum International pour la Vérité et la Justice en Afrique des Grands Lacs et de la Fondation S’Olivar, Jordi PalouLoverdos, avocat à la cour, représentant légal des personnes, institutions publiques et organisations Adolfo Maria Perez Esquivel, Prix Nobel de la paix 1980 (Argentine), Cynthia Ann Mc Kinney, ancienne députée (Etats Unis), Juan Carrero Saralegui, candidat au prix Nobel de la paix et président de la Fundacio S’Olivar de Majorque (Espagne). Sont attendus aussi des proches des victimes espagnoles Joaquim Vallmajo (pretre), Servando Mayor, Julio Rodriguez, Miguel A. Isla et Fernando de la Fuente (frères maristes), Flors Sirera, -
Luis Valtuena et Manuel Madrazo (coopérants de Médecins du Mande) et Isidro Uzcudun (prêtre); des proches des victimes rwandaises comme Emmanuel Gapyisi (homme politique). Il est aussi question de la participation de sept victimes rwandaises ayant survécu (en exil), de l’Ong « Assistance aux Victimes des Conflits en Afrique Centrale Section Belgique, du Centre de Lutte contre l’Impunité/Belgique, de l’ Association de Victimes « Pro Iustitia » du (Pays-Bas), de l’Organisation for Peace, Justice and Development in Rwanda (Etats-Unis), des villes de Figueres, Manresa, Navata et Sevilla (Espagne), de la -Federaciôn de Comités de Solidaridad con el Africa Negra de España, du Centre de ressources de la Coordinadora d’ONG Solidàries de comarques gironines et de l’Associació Drets Humans de Mallorca (Espagne).
Sont aussi attendus Filip Reyntjens, professeur de Droit et Politique à Institute of Development Policy and Management (IOB), Université d’Antwerp (Belgique) et Anna Terron, secrétaire pour l’Union Européenne de la Generalitat de Cataluña (Gouvernement Catalan). On sait que les Tribunaux espagnols, conformément au principe de justice universelle, ont communiqué 6 février 2008 la décision de lancer des mandats d’arrêt international contre 40 haut responsables de l’appareil politico-militaire de l’Armée patriotique rwandaise/Front patriotique rwandais (APR/FPR) pour leurs responsabilités dans les crimes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et terrorisme, parmi d’autres, commis au Rwanda et en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) entre 1990 et 2002.
(Th)L’Avenir
Last edited: 09/02/2008 13:38:37