L’affaire du mandat d’arrêt espagnol lancé contre 40 présumés génocidaires parmi les dirigeants rwandais actuels a fait pousser chez ces derniers un suspect cri d’innocence du reste peu convaincant tandis qu’une plate-forme opposée au régime de Kigali annonce un sulfureux déballage qui risque de sonner l’heure de l’expiation pour Kagame.

Tandis que la justice espagnole vient de lancer des mandats d’arrêts internationaux contre 40 hauts responsables militaires rwandais pour « génocide et crimes contra l’humanité », nous apprenons de sources généralement bien informées que le Partenariat-Intwari, plate-forme politique opposée au régime de Kigali, s’apprête à publier les résultats de son enquête sur le génocide rwandais et ses terribles conséquences.
Il s’agirait d’un document d’une centaine de pages dont nous avons pu nous procurer quelques données. Le document en question contient de lourdes révélations qui mettent gravement en cause Paul Kagame, son ancien mentor Yoweri Kaguta Museveni et leurs parrains américains et britanniques dans le génocide du Rwanda et l’embrasement de la République Démocratique du Congo qui s’en est suivi.
Opérant à partir de l’Europe, le mouvement d’Opposition rwandais qui rassemble Hutu et Tutsi - dont des anciens membres du Front patriotique rwandais (parti qui monopolise le pouvoir à Kigali) - aurait eu accès à des documents ultra sensibles et hautement confidentiels auprès des services ougandais, rwandais et même américains et britanniques.
Selon le Partenariat-Intwari qui plaide auprès des Nations Unies pour une enquête « objective et impartiale sur le génocide rwandais et ses conséquences », Paul Kagame et Yoweri Kaguta Museveni sont les vrais concepteurs du génocide rwandais sans lequel le FPR n’aurait jamais été en mesure de conquérir le pouvoir par les armes.
Dans un mémorandum destiné au Conseil de sécurité de l’ONU, le Partenariat-Intwari démasque, preuves à l’appui, le rôle trouble joué dans la tragédie des Grands Lacs par les Etats-Unis d’Amérique sous l’administration Clinton et par le Royaume-Uni sous l’influence de Mme Linda Chalker, ancienne ministre des Affaires étrangères.
Ainsi tour à tour sont élucidés, la disparition inopinée de Fred Gisa Rwigyema connu sous le nom de Commandant Fred (premier chairman du FPR qui mourut dès le deuxième jour de la guerre dite d’octobre en 1990), l’assassinat sauvage en 1993 du Président Melchior Ndadaye du Burundi et surtout celui du Président rwandais Juvénal Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et leurs compagnons dans l’avion qui les transportait en ce soir tristement mémorable du 06 avril 1994.
(Th)L’Avenir
Last edited: 09/02/2008 13:38:11