Convoqué chez le coordinateur urbain des écoles protestantes, le préfet suspendu, Kalonji Mbuyi promettra au coordinateur qu’il ferait la remise-reprise mardi 23 ou mercredi 24 janvier. Ce qui n'a pas été le cas.
Depuis deux semaines déjà, la crise est installée à l’institut littéraire Mokengeli, l’une des grandes écoles de la CPK, installée dans la commune de Lemba. Et, à l’allure où vont les choses, il y a lieu de déclarer, sans peur d’être contredit, qu’on est loin de sortir de l’auberge. Le feuilleton Mokengeli est inédit, et tout le monde qui la vit est perplexe.
Convoqué chez le coordinateur urbain des écoles protestantes, le préfet suspendu, Kalonji Mbuyi promettra au coordinateur qu’il ferait la remise-reprise mardi 23 ou mercredi 24 janvier. Ce qui na pas été le cas. Entre-temps, une équipe d’inspecteurs est descendue à l’école pour enquêter sur cette situation. Cette présence est mal digérée par les travailleurs qui estiment que les inspecteurs sont là pour le faire corrompre et enfin homologuer la réhabilitation du préfet.
Quelques travailleurs interrogés par L’Observateur s’indignent on ne peut pas comprendre comment la lettre réhabilitant le préfet suspendu doit autoriser celui-ci a reprendre du service, à encaisser de l’argent, à signer si ce n’était que pour répondre aux questions des inspecteurs. Il y a donc anguille sous roche “, ont ils fait remarquer.
En effet, au cours de leur enquête du reste trop élastique, les inspecteurs terrorisent le délégué des travailleurs à qui ils intiment chaque jour l’ordre de remettre l’argent des FF (frais de fonctionnement) au préfet suspendu à la clôture. Et pourtant, ils reconnaissent que le préfet est suspendu. “Quelle administration ? “, s’interrogent encore les travailleurs. Nous apprenons aussi que vendredi 25 janvier dernier, le révérend Jean Ntita, coordinateur communautaire de la CPK, serait allé exprimer, son indignation à Mme Proved Kin-Centre. Celle-ci, à l’en croire, est à la base de la crise qui paralyse leur école pour y avoir déployé des enquêteurs. Pour ce, Mme Proved aurait présenté ses excuses.
Vice de procédure
Interrogé, hier, par l’Observateur sur leur présence à l’école, Gere, le chef de la délégation des inspecteurs n’y est pas allé par quatre chemins.” Nous sommes ici parce qu’il y a vice de procédure. Il y a des ramifications dans ce dossier “. Et il s’est référé aux article 4, 11,... de la convention signée entre la CPK et l’Etat congolais, avant de conclure, s’adressant à quelques enseignants.
La loi est dure, mais c’est la loi. J’ai toujours été objectif. Dans mon rapport, je ferai voir la culpabilité du préfet et celle du coordinateur communautaire qui avait signé la lettre de suspension. Les travailleurs voudraient quand même savoir, d’abord, si la CPK ne peut pas, en toute indépendance, suspendre un agent qu’elle même a engagé; ensuite, si l’Etat est là pour casser la Suspension avant l’enquête, sachant bien que a suspension d’un agent n’est pas une sanction, mais une mesure préventive.
“Si les autorités compétentes ne s’impliquent pas dans ce dossier, il y a lieu de donner raison à Jean de la Fontaine qui écrivait déjà au 17ème siècle. “Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir“, pensent les travailleurs de l’Institut littéraire Mokengeli. Une façon pour eux de dire que la décision que les chefs feront tomber sur base du rapport des inspecteurs, risque d’être qualifiée de “partisane “. Voilà qui s’appelle” place école dans une position d’infonctionnabilité “, en y installant la crise de confiance. Il y a lieu de veiller au grain
LV. Wakudinga/L’Observateur
Last edited: 07/02/2008 14:22:51