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Bonjour | 30/08/2008 1:59 | English Make DC Home page | RSS feed

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La ville de Bukavu a vécu mercredi sous la panique générale à la suite d’une alerte venue du Rwanda et annonçant l’imminence de répétition de tremblement de terre après la première secousse tellurique survenu dimanche et dont on continue à déplorer les dégâts. Tout Bukavu s’est retrouvé dehors mardi aux petites heures de la matinée. C’était à la suite d’une alerte venue du Rwanda voisin. A en croire des informations communi­quées par téléphone, sans doute de bonne foi, par des familles rwandaises à leurs homologues congolaises, une nouvelle « réplique » de séisme, plus meurtrière que celles enregistrées diman­che dernier, allait frapper incessamment le chef-lieu du Sud-Kivu et sa périphérie. Les téléphones mobiles ayant crépité un peu partout, la nouvelle s’est répan­due comme une traînée de poudre.

Craignant pour leur vie, hommes, femmes et en­fants ont quitté l’intérieur de leurs maisons, des hôtels et des homes pour attendre le lever du jour à la belle étoile. Toute la ville était envahie par des appels de détresse. La panique se lisait sur tous les visages.

Plus de peur que de mal

Naturellement, les médias locaux ont relayé la rumeur, tant et si bien que les experts de l’Observatoire Volcanologique de Goma ont été saisis. Après vérification des paramètres scientifiques à leur disposition, ils ont rassuré tout le monde. Selon leur verdict, la population de Bukavu n’avait rien à craindre dans l’immédiat. En principe, le séisme qui a sinistré la ville dimanche dernier ne devrait plus produire des « répli­ques ».

Toutefois, les scien­tifiques de Goma conseillent à tous, la prudence compte tenu de la persistance des « répliques » de faible in­tensité. Selon leur chef, le professeur Dieudonné Wafula, ils travaillent avec des moyens financiers pré­caires, aucun budget officiel ni officieux ne leur étant alloué ces dernières années.

On comprend du reste que dans le souci de mieux gérer les activités volcani­ques et sismiques dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, l’Observatoire Volca­nologique de Goma vient de mettre sur pied trois grou­pes de travail constitués de vulcanologues, géologues, physiciens et sismologues. L’un d’eux était mardi à Bu­kavu pour faire l’état des lieux, notamment saisir l’in­tensité du séisme et des « répliques » qui ont endeuillé le chef-lieu du Sud-Kivu.

Un autre était chargé de prendre la température dans les fissures et d’examiner la teneur des gaz volcaniques dans le volcan Nyiragongo. Le troisième groupe est res­té en permanence au siège de l’Observatoire Volcanologique de Goma, en vue du suivi de l’état volcanique de la partie sud et nord du Nyiragongo.

Bukavu en carence de bulldozer et de bennes pour dégager les décombres

Deux jours après le tremblement de terre, la ville de Bukavu porte pres­que intacte l’immensité des dégâts causés par cette catastrophe. Si une certai­ne opinion se félicite de la mobilisation et de la spon­tanéité quasi générale pour évacuer les blessés vers les centres hospitaliers, la population s’interroge tou­jours sur les mécanismes d’évacuation des débris et les premières actions de ré­paration.

Pas de bulldozer ni de benne pour aider à dé­gager les décombres des dernières destructions du séisme, tel est le constat établi par le vice-président du marché de Nyawera. Tout en souhaitant la venue de ces matériels, celui-ci affirme que ces outils d’assainissement sont néces­saires pour nettoyer le lieu et dégager les débris dans la ville.

Pour sa part, le maire de la ville ad intérim, Guillaume Bonga Laisi, a indiqué que des réponses précises sont apportées sur la gestion de la crise. La priorité des priorités était d’apporter d’abord les premiers soins ; ensuite, secourir les sans-abris et enfin, viendra l’évacuation, a indiqué le maire ad intérim de Bukavu. D’un air rassurant, il a fait savoir qu’une cellule de crise a été mise sur pied dès le diman­che soir pour répondre aux urgences. Cette dernière a donné les premières recom­mandations relatives à la prévention de dégâts.

En dépit de ce fait, un grand nombre de personnes se retrouve privé de logement. Ils ont comme seul lieu d’abri, le long des avenues, loin ou près des immeubles dangereuse­ment atteint de fissures.

Pour l’heure, le bilan révisé de cette catastrophe fait état de 9 morts, plus de 300 blessés, 200 maisons détruites et plus de 1.500 présentant des fissures im­portantes.

(Yes)

Kimp./Le Phare

Last edited: 06/02/2008 15:53:26

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