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Bonjour | 12/10/2008 15:51 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’immoralité et les anti-valeurs ont aujourd’hui trouvé leur canal de distillation via la musique dite de la troisième génération. L’amorphisme de l’autorité nationale et provinciale y est pour beaucoup ! Contrairement à ses jeunes collègues JDT Mulo­pwe, Ferre Gola Bataringe, Chair de poule, Didier La­coste..., Kalonji Bill Clinton a opté pour un nouveau style de musique, à savoir l’obs­cénité et les insanités. Après les albums « Kizoba zoba et Palpitation totale » qui sont passés presque inaperçus, il a décidé d’emboîter les pas à ses aînés J-B Mpiana, et Werrason dans la dépravation des mœurs. Il a, ainsi donc, largué « Bompikiriki », un single en faveur de son sponsor officiel.

Etant donné que l’immoralité se porte à merveille en République démocratique du Congo, ce single d’une obscénité ré­voltante, est, curieusement assez adulé des jeunes Ki­nois. Tous sexes confondus. Se débarrassant de tous ses gants, le patron des Samou­raïs se déchaîne: « Biloko ya mama, ezalaka elengi na nzoto ya papa ! Biloko ya papa, ezalaka elengi na nzoto ya mama ! Biloko ya Loli, ezalaka elengi na nzoto ya Christian !.. .Caleçons ya bango na bikini petepete ! Bazalaka lolendo ya pamba, bikidi petepete !... ». pour les fêtes de fin d’année, Bill Clinton prépare encore une bombe impudique.

«  Yak’otia et Visa bomengo » : une  apologie de l’obscénité

S’inspirant des aînés du clan Wenge et tirant toutes les leçons de l’amorphisme des autorités provinciales face à l’obscénité tou­jours croissante dans la mu­sique, ce jeune Congolais d’en face a largué « Fuga Fuga Yakotia », une vérita­ble apologie de l’obscénité qui n’a non à voir avec la musique. « Ce matin, ce matin, Ah, Ah, Ah ! Nalobi na ye : Petite, kota na ndako ! Petite akoti na ndako, akoti na ndako ! Nalobi lisusu: Petite, kota na chambre ! Petite akoti na chambre, akoti na chambre ! Nabule li­susu: Petite, longola forme ! Petite alongoli forme, alon­goli forme !  Nabule lisusu Petite, longola kadi  Petite alongoli kadi, alongoli kadi  Nasala ye nini ? Saduku ! Ale, matisa ye likolo ! Ale, kitisa ye likolo !.. ». Est-ce là la musique ? Quelle leçon morale peut-on en tirer ?

Pour sa part, Mabele Elesi fait l’apologie du sexe féminin, lequel est consi­déré comme un visa pour acquérir des voitures, des parcelles; pour arracher un voyage en Europe... Un véritable appel à la prostitu­tion, à l’infidélité conjugale,  tout en bravant la pandé­mie du siècle à savoir le VIH/sida: « Bolingo ya mo­tema oooh ! Mabanzo mpe l’amour oooh ! (x2). Tika ngai na loba eeeh ! Tika ngai na panza oooh ! Eloko oleki diamant, yango oyo ! Esom­ba lopango, yango oyo! Esomba mpe mituka, yango oyo ! Poto mpe mikili, yango oyo ! Bakolo mbonda, biso oyo ! Bakolo dongodongo (spermatozoïdes), biso oyo ! Topanza sango na eloko oyo ! Toloba vérité na eloko oyo ! Ba mama ya Zando, yango oyo ! Ba mama ya Gambela yango oyo ! Ba mama ya moziki, yango oyo !

JB Mpiana-Werrason:quel modèle pour la jeunesse !

De par sa définition, la musique est appelée à adoucir les mœurs, à lui prodiguer des sages conseils. Quel héritage ces deux stars de la musique congolaise vont-elles léguer à des générations futures ? L’immoralité ?  Les anti-valeurs ?

La Commission de censure : une institution de facto !

A savoir ce qui se passe dans notre pays, et plus particulièrement à Kinshasa, il y a lieu de se poser un certain nombre de questions. La première question est celle de savoir s’il existe, en République démocratique du Congo, une Commission de censu­re. S’agit-il d’une Commis­sion de censure ou d’une commission d’accompa­gnement de l’obscénité ? Et comment fonctionne-t-elle ? Intervient-elle en aval ou en amont? En d’autres termes, la censure des chansons et des clips se fait-elle avant la sortie des œuvres ou après que celle-ci soient déjà sur le marché des disques ?

En effet, il est incon­cevable que les artistes mu­siciens s’adonnent à cœur joyeux à la dépravation des mœurs, à l’impudicité, à l’obscénité, aux insanités au vu et au su de toutes les autorités, de toutes les ins­titutions. Feu Grand Franco Luambo Makiadi fut écroué au CPRK (ex-prison centrale de Makala) à cause des chansons impudiques : « Hélène et François ». Quelques années plus tard, Antoine Koffi Olomide et Nyokalongo avaient subi le même sort à cause de la danse « Etutana, yango na yango », laquelle, pour rap­pel se chante comme suit : « Etutana, yango na yango! (x2). Etutana, etutana, etu­tana, Ah ça c’est bon ça !

Avec ce dérapage, mieux cette dérive spectaculaire de notre musique, il devient impératif de rééduquer nos musiciens. Il faut leur ap­prendre des notions élé­mentaires de la moralité, de la pudeur. La meilleure fa­çon de rééduquer, c’est envoyer au  CPRK.

Les autorités du pays doi­vent rouvrir les portes de la prison à nos stars qui veu­lent faire de l’immoralité, de l’obscénité, un nouveau style de musique. Imaginez­ vous un jeune garçon qui danse le « Ngorido ou le Li­dusu » avec tous les gestes devant sa maman. Ou en­core une jeune fille en train de tourner ses postérieures avec « Lopele » devant son père. Quelle jeunesse préparons-nous pour notre re­lève ! 0 tempora, 0 mores !

(Ern.)

Michel LUKA/Le Phare

Last edited: 02/02/2008 13:03:25

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