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Bonjour | 07/09/2008 2:01 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les services administratifs des hôpitaux de Kinshasa sont partis en grève pour réclamer, à l’instar des infirmiers et des médecins, des primes supplémentaires et une augmentation de salaires. Selon  le Secrétaire Général du Syndicat national des tech­niciens et administratifs de Santé, SYNAPETAS, il n’est pas normal qu’on augmente les pri­mes des personnes qui n’ont pas travaillé pendant deux mois et prive ceux qui étaient au service pendant ce temps. L’enveloppe globale doit être partagée entre toutes les catégories oeuvrant dans le secteur de santé. La réaction des profession­nels de santé ne s’est pas fait attendre, pour Tapoy Mutamba, il est permis à tout le monde de revendiquer ses droits, mais il n’est pas honnête de se cacher derrière les autres pour rentrer dans ses droits.

Le porte-parole des professionnels de santé a fait savoir qu’au moment où cette catégorie était en grève, les autres avaient refusé de se soli­dariser avec eux. Par conséquent, les infirmiers et médecins ont porté seuls, leur croix jusqu’à l’obtention des pre­miers résultats de leurs revendi­cations. Bref, la grève des techniciens et administratifs n’a aucun lien avec celle des professionnels de santé. Il n’est donc pas question d’un quelconque partage de l’en­veloppe de 2 milliards de FC que les infirmiers et les médecins vien­nent d’arracher après deux mois de négociations et de grève.

D’autant plus que les délégués du SYNAPETAS avaient pris part aux diverses négociations et sa­vaient très bien qu’il n’y avait aucune part réservée aux admi­nistratifs dans cette enveloppe. Les malades sont de nouveau les premiers à payer le prix de tout ce jeu de ping pong. L’espoir et la joie suscités après le règle­ment heureux de la première grève n’auront été que de courte durée.

Départ massif des infir­miers vers l’Angola

Pendant que ça brûle dans les hôpitaux kinois, dans la province de Katanga, c’est plutôt la déser­tion du personnel soignant dans les institutions hospitalières. Selon le médecin chef de zone du territoire de Dilolo, suivi sur la ra­dio okapi, presque la moitié des infirmiers a traversé la frontière pour aller travailler en Angola où ils sont bien rémunérés. Depuis 2007, la moitié du personnel soi­gnant de ce territoire a démis­sionné. Les malades sont abandonnés à leur triste sort, ceux qui ont un peu de moyens financiers vont se faire soigner dans les polyclini­ques privées. Les moins nantis ne savent pas à quel saint se vouer, certains rentrent à la mai­son pour se faire soigner avec des produits indigènes.

Selon les échos qui nous sont parvenus de l’Angola, un infirmier toucherait l’équivalent de 500 dol­lars américains et un médecin, quatre fois plus. Le manque de motivation, du personnel qualifié et des matériels va obliger la plupart des hôpitaux à fermer leurs portes. D’où cet appel pressant au gouvernement Gizenga pour résoudre d’une manière globale, les problèmes qui se posent dans ce domaine. Après les conflits armés, les Congolais sont encore exposés à la mort. Il n’y a pas longtemps, un organisme international a pu­blié un rapport sur l’état de santé de la population congolaise.

Les résultats ont démontré que la plupart des congolais meu­rent des maladies qu’on peut éviter grâce à une alimentation saine. En clair donc, ne peut bien soigner que celui qui travaille dans un milieu sain avec un corps sain. Tant que le personnel soignant et autres catégories d’agents et fonctionnaires de l’Etat ne seront pas bien rémuné­rés, il est difficile d’attendre un bon rendement et par là, la recons­truction du pays. Surtout, quand il s’agit de ceux qui, au jour le jour, s’occu­pent de leurs semblables en dé­tresse.

(Th)

Claudine Mbombo/L’Observateur


Last edited: 31/01/2008 15:53:02

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