L’œuvre de Konrad est profondément liée aux imaginaires du récit de voyages et du roman d’aventure, que l’auteur ne cesse d’interroger de roman en roman.
L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Pologne en République démocratique du Congo, M. Bugoslaw Nowakowski a inauguré mardi soir à la Halle de la Gombe, l’exposition « Entre terre et mer », consacrée à l’un des grands écrivains polonais Joseph Conrad Korzeniowski dont le séjour au Congo en 1890 lui inspiré un de ses romans célèbres « Au cwur des ténèbres » 22 janvier au 9 février 2008, se tient, dans la salle d’exposition de la Halle de la Gombe, l’exposition « Entre terre et mer » consacrée à l’écrivain et marin polonais Joseph Konrad Korzeniowski, auteur de plusieurs livres, notamment sur la République démocratique du Congo, alors Congo Belge.
C’est l’ambassadeur de la République de Pologne à Kinshasa, M. Bugoslaw Nowakowski, qui a donné le coup d’envoi de cette exposition comprenant 26 planches, en présence de plusieurs diplomates en poste à Kinshasa et de plusieurs autres invités de marque. Ce qui a permis à la littérature polonaise de se frayer un espace dans les connaissances des Congolais et de tous ceux qui auront l’occasion de visiter cette exposition qui touche aussi bien à l’enfance, à la carrière et l’œuvre de l’auteur.
Dans une adresse de circonstance, le diplomate polonais a d’abord présenté l’écrivain Joseph Konrad Korzeniowski, avant de mettre l’accent sur son œuvre caractérisée par plusieurs romans et textes de réflexion, dont certains ont été a la base de plusieurs films, soit une soixantaine au total.
Joseph Konrad Korzeniowski, devait-il préciser, est né en 1857 à Berdyezow, en Pologne, dans une famille de la noblesse polonaise. Son père, lui même écrivain, était un fervent militant de la lutte pour l’indépendance de la Pologne, alors sous le joug de trois empires voisins.
Cette activité du père valut à toute la famille la déportation au fin fond de la Russie, puissante colonisatrice de la Pologne à l’époque.
Ce fut un exil force au cours duquel la rudesse et les brimades de la vie détériorèrent la santé de ses parents qui succomberont l’un après l’autre des suites de la tuberculose, laissant seul le petit Konrad.
Alors commence la vie difficile pour l’écrivain Joseph Konrad Korzeniowski qui, à 17 ans, doit affronter seul le destin. Après un séjour à Lvov, puis à Cracovie et en Suisse, Korzeniowski embrasse la carrière de marin et s’enrôle sur un bateau de la marine marchande française à Marseille. Après trois ans dans la marine française, Il entre dans la marine marchande britannique, où il travaillera pendant seize ans.
Promu capitaine aux longues courses, il se fit naturaliser Britannique. Les voyages effectués sur mers et fleuves lui sont d’un riche apport pour ses œuvres futures. Ainsi, en 1896, il publie son premier livre « La folie Amayer ».
Korzeniowski, qui parlait avec égale facilité le polonais, l’allemand, le français et l’anglais, avait décidé d’écrire dans la langue de sa nouvelle patrie, l’anglais. Alors paraissent régulièrement d’autres livres, dont les plus connus sont notamment « Lord Jirm », « Au cœur des ténèbres » suivi de « Jeunesse », « Nostromo »’ et « Agent secret ».
Selon l’ambassadeur Bugoslaw Nowakowski, l’œuvre de Konrad est profondément liée aux imaginaires du récit de voyages et du roman d’aventure, que l’auteur ne cesse d’interroger de roman en roman.
L’action de deux livres de Konrad « Au cœur des ténèbres » et « Un agent secret » se passe au Congo (Belge), où il a travaillé en 1890. Il était capitaine.
Dans ces livres, Konrad, qui avait connu dans son pays la situation du colonisé, stigmatise celle du colonisé congolais.
Korzeniowski a beaucoup influencé la littérature du XXème siècle et plusieurs écrivains comme André Gide. André Malraux, Luis Ferdinand Céline et Ernest Hemingway.
C’est dans ce contexte que Francis Coppola s’inspira de son roman « Au cœur des ténèbres » pour le scénario de son film « Apocalypse Now ».
Comme critique, il écrit, en 1905 « L’autocratie et la guerre » dans laquelle il augura l’éclatement de la première guerre mondiale, et présenta la vision de l’Europe sans frontières », basée sur des institutions communes. Ce qui est en train de se faire aujourd’hui. Il meurt à Oswalds, près de Canterbury, le 3 août 1923.
(Ern.)
Matshi/ Le Potentiel
Last edited: 26/01/2008 09:22:29