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Bonjour | 05/12/2008 9:46 | English Make DC Home page | RSS feed

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La Conférence de Goma a le mérite d’avoir eu une dimension sous-régionale du fait de s’être attardé sur la présence, combien maléfique, des forces négatives étrangères. Il importe maintenant de parachever l’œuvre  en imposant la même dynamique  de cohabitation pacifique au voisin rwandais, de façon à l’aider à résoudre définitivement la question des FDLR ou Interahamwe. La communauté internationale, qui a pesé de tout son poids à Goma de jouer : c’est le prix à payer pour une paix durable dans la sous-région des Grands Lacs !

Les lampions se sont éteints à Goma avec la Conférence sur la paix, la sécurité et le développe­ment des provinces du Nord et Sud-Kivu.

Les résultats de ces assi­ses qui se sont déroulées du 6 au 23 janvier sont connus de tous. Le plus important maintenant consiste  à consolider ces acquis pour une paix effective et dura­ble.

Cependant, la Conférence de Goma a eu une dimension sous-régionale. Ce qui justifie même toute cette attention accordée par la communauté internationale dans la mesure où l’onde de choc des guerres en RDC est ressentie dans toute l’Afrique des Grands Lacs. En plus, dans les résolutions et recommandations qui ont été adoptées au terme de ces travaux, il était demandé à la Communauté internationale d’apporter son concours pour le rapatriement des réfugiés et rebelles rwandais au Rwanda.

Notons qu’à deux reprises, en 1996 et 1998, pour des raisons sécuritaires, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi ont agressé la République démocrati­que du Congo à la suite de la « présence menaçante » des FDLR ou interahamwre en RDC...

Bien plus, pour justifier son insurrection, le général dissident kunda a pris des armes aux fins de « combattre les forces négatives étrangères présentes au Kivu ».

C’est dire qu’on ne peut consolider les acquis de Goma en se contentant d’une loi d’amnistie et d’un cessez-le-feu, jusque-là précaire.

Mais de s’ap­pesantir maintenant sur la dimensi­on externe, mieux les causes exogènes qui ont soutenu les conflits armés en RDC.

Aujourd’hui maintenant, il importe de se pencher sérieusement sur le cas « Forces négatives étrangè­res », principalement les rebelles rwandais ou interahamwe.

Ce qui nécessite l’ouverture d’une session de discussions ou négociations, c’est selon, à kigali dans le but de parvenir aux mêmes résultats que ceux déjà registrés en RDC et au Bu­rundi.

C’est-à-dire, la tenue du dialogue intércongolais, dialogue inter-burundais, et tout récemme­nt la conférence de Goma.

Est-RDC- moyen-Orient: des similitudes

Les questions sécuritaires sont à la base de ces intermina­bles valses diplomatiques qui ont permis l’organisation du Dialogue intercongolais et la Conférence de Goma.

Accusés d’être la cause principale de cette menace à l’endroit du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, au moyen de la présence des « génocidaires, sur leur sol ; les Congolais se sont fait violence par deux fois : à Sun City et à Goma pendant que les Burundais se rendaient à Dar-es- Salaam.

Aujourd’hui qu’il y a une lueur d’espoir de paix à l’ horizon, il faut consolider cet acquis.

Certes, le Rwanda comme Israël peuvent prétendre qu’ils n’accusent pas de problèmes par­ticuliers au plan interne. Il n’y a ni trouble ni instabilité des institu­tions. Mais le Rwanda comme Israël sont en état permanent d’alerte, redoutant des actes d’in­cursion de la part des Interahamwe, pour le Rwanda, les extrémistes palestiniens pour Israël.

La RDC comme le Liban paye alors la facture de cette situation faite de tension.

Raison pour laquelle la Communauté internationale s’est mobilisée depuis de nombreuses années afin de ramener la paix au Moyen Orient.

D’où cette navette diplomatique de ce mois de janvier avec les voyages de George. W. Bush et Nicolas Sarkozy dans cette partie du monde.

Le même effort doit être fourni en direction de l’Afrique des Grands Lacs dans la perspec­tive d’une paix durable. Les lnterhamwe sont une réalité.

A Goma, il a été décidé qu’ils soient rapatriés au Rwanda : ce que les FDLR réclament également. Mais Kigali a-t-il pris toutes les dispositions pour les accueillir ? La Communauté internationale encourage-t-elle cette volonté de rapatriement des Interaharnwe ?

Cette question colle à la peau des Congolais comme une sangsue. Le moment est venu de se reporter courageusement et correctement sur la genèse des Interahamwe, une vraie réalité rwandaise et non congolaise dans le but de dégager rapide­ment une solution durable de leur retour dans leur pays. Car, tant que les lnterahamwe n’auront pas quitté la RDC, et non  délocaliser à intérieur du territoire national, l’esprit de Goma sera torpillé et ils serviront toujours des fonds de commerce aux pyromanes.

Autant aller mainte­nant au fond du problème avec cette perche tendue par la Con­férence de Goma. Car, il s’agit réellement d’une question de fond pour la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.

Peu importe la formule qui sera adop­tée. Mais la prochaine étape doit être Kigali dans le but uniquement d’amener le Rwanda à faire preuve de plus de courage politi­que pour tourner définitivement une page douloureuse de l’his­toire.
De panser ces plaies en vue de ne plus revivre les mêmes horreurs. De se libérer de la peur et des préjugés de manière à évi­ter la spirale des atrocités.

Redynamiser la di­plomatie congolaise

Il est un fait que dans cette étape, il revient aux Congolais de bien se pénétrer de l’esprit de Goma pour donner une nouvelle impulsion à cette initiative. Ques­tion surtout de ne pas être taxés de complaisants, d’irresponsa­bles politiques, de traîtres....

Cette tâche incombe aux Congolais pris à la gorge par cette histoire burlesque des for­ces négatives de faire accélérer le processus d’une solution défi­nitive.

Force est de prendre cette question à bras le corps pour le désarmement et le rapatriement des rebelles et réfugiés rwandais dans leur pays. Le souhait exprimé à Goma doit être concrétisé. En tous les cas, il ne doit pas rester sur le boulevard de voeux pieux. Ce qui n’apporte aucune solution satisfaisante aux difficultés des Congolais.

Dans cette perspective, la redynamisation de la diplomatie congolaise s’impose. Elle doit être soutenue par toutes les institutions nationales et un véritable lobby tous azimuts.

Non pas seulement en termes d’intellec­tuels, mais financièrement dotée d’une logistique conséquente en vue de faire la politique de nos ambitions légitimes, et être là et partout où se décide le sort ainsi que le de­venir de la République démocra­tique du Congo.

L’Onu, l’Union euro­péenne, l’Union africaine, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, les Etats-Unis doivent êtres saisis et mis à contribution dans les meilleurs délais.

Qu’ils subissent également une pression comme l’ont fait les voisins quand il s’était agi de la sécurité de leurs Etats. Et ce parallèlement à l’ap­plication de l’Accord de Nairobi.

Cette démarche doit être également soutenue par des né­gociations directes avec Kigali en vu de balayer tout subterfuge qui obligerait les rebelles ou ré­fugiés rwandais à demeurer en République démocratique du Congo.

Si par tergiversation poli­tique découlant des agendas cachés, l’option d’un retour vo­lontaire est retenue, les autori­tés congolaises doivent absolu­ment exclure notre pays, la RDC, des pays d’asile. On anti­ciperait ainsi toute tentative de suspicion au risque de réveiller les vieux démons.

La question est d’une ur­gence sans faille pour une paix durable, surtout en République démocratique du Congo. Le mo­ment est venu de sortir des vieux sentiers battus de l’apathie, de se départir de tout prétexte mali­cieux susceptible de continuer à nuire à la paix, à la sécurité, et de freiner le développement dans la région des Grands Lacs.

(Milor)

Le Potentiel


Last edited: 25/01/2008 16:28:41

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