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Bonjour | 20/11/2008 10:43 | English Make DC Home page | RSS feed

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Suite et fin de l’interview accordée au journal Le Potentiel par l’ambassadeur de Chine en République démocratique du Congo. Le diplomate chinois coupe court aux rumeurs se rapportant à l’arrivée massive de la main-d’œuvre chinoise en République démocratique du Congo dans le cadre du démarrage prochain des chantiers chinois. A. Wu Zexian : Je n’ai pas de chiffre exact. Mais je sais qu’il y a plusieurs grosses entre­prises chinoises. Il y a par exemple l’entreprise des télécommunications ZTE. C’est justement le patron de ZTE qui a eu l’idée d’investir dans les palme­raies. Il y a aussi la so­ciété Wang WI qui est là depuis longtemps.

Et puis, plusieurs sociétés sont dans les tra­vaux publics, la construc­tion des routes : la Sinohydro par exemple. Une autre oeuvre dans le secteur des ponts et chaussée. Nous citerons d’autres entreprises impor­tantes dans le secteur mi­nier. Pas mal de petites entreprises travaillent également dans le secteur des mines. Mais comme elles ne sont pas venues se faire enregistrer à l’am­bassade, je n’ai pas l’idée de leur nombre.

En tout cas, j’es­père qu’il y a de plus en plus d’investisseurs qui viennent et qui ne travaillent pas uniquement dans le secteur minier, mais aussi dans d’autres secteurs, y compris celui de l’immobilier. C’est un pays qui a grandement besoin d’im­meubles, aussi bien pour les logements, les bureaux que pour d’autres installations comme les super-marchés, etc.  

Le Potentiel : Peut-on connaître le nombre des Chinois vi­vant au Congo ?

A. Wu Zexian : C’est un véritable casse­-tête, parce que ceux qui viennent ne se manifestent forcément pas à l’ambas­sade. Ils reviennent, repar­tent sans qu’on le sache. C’est très difficile de faire un recensement. Il n’y a pas d’obligation pour les ressortissants chinois de se manifester à l’ambassade. Certaines grosses entreprises ont eu l’idée de s’informer auprès de l’am­bassade pour examiner la situation d’investissements. Mais les petits entrepre­neurs, très souvent, vien­nent et repartent, revien­nent sans que l’ambassade sache. C’est très difficile d’avoir une idée exacte.

Le Potentiel : Combien de Chinois viendront pour les tra­vaux « d’infrastructures  en RDC, car l’on avance déjà le chiffre de 20 à 40 mille?

A. Wu Zexian : Il faut d’abord enlever cette image qui est très vieille, cette image qui rap­pelle l’ancien temps où la main-d’oeuvre chinoise bon marché était utilisée massivement dans la réali­sation des travaux de base dans d’autres régions du monde. C’est une image qui est déjà dépassée. Et maintenant, ce qu’on constate en Afrique ou dans d’autres régions du monde, lorsqu’il y a des chantiers à réaliser, il y aura pas mal de chinois qui vont venir, par contre, la main d’œuvre congolaise sera très nombreuse.

La raison est très simple. La main-d’œuvre locale est bon marché. C’est bien plus intéressant d’utiliser la main-d’oeuvre locale que de faire venir des ouvriers chinois qui ne sont plus bon marché et coûte très cher. Donc, il est nettement plus intéres­sant d’utiliser la main­-d’oeuvre locale que de faire venir beaucoup de main­-d’oeuvre chinoise. Hormis des ingénieurs, les techni­ciens et certains ouvriers qualifiés pour que les tra­vaux aillent vite. On n’a pas encore envisagé de calculer le chif­fre exact des Chinois qui vont arriver. C’est un dé­tail. Ce n’est pas important, puisque l’important c’est de réaliser des travaux, les études de faisabilité.

Le Potentiel : On dit que la Chine pourra développer des attitudes impérialistes comme le monde occi­dental. Etes-vous de cet avis ?

A. Wu Zexian : Evidemment, on ne peut pas être d’accord avec cette vision que la Chine deviendrait un pays impé­rialiste. La Chine n’a ja­mais été un pays impéria­liste. Au contraire, la Chine s’est toujours montrée très amicale vis-à-vis des autres pays en voie de dé­veloppement. Parce que, nous-même nous sommes sur la phase de développe­ment.

La Chine est le plus grand pays en voie de dé­veloppement. Nous con­naissons les difficultés des autres pays en voie de dé­veloppement. Nous avons une sympathie, en fait, une compréhension des autres pays en développement et nous pensons que, seuls on ne peut pas se développer à fond. Il faut que tous les pays en voie de dévelop­pement se développent en­semble. C’est cela qui per­mettrait au monde de se développer réellement.

L’exemple peut être très simple. Si la RDC ar­rive à se développer rapi­dement dans les secteurs économique, industriel, agricole... jaillirait un grand marché pour les pro­duits chinois. Et les échan­ges entre la Chine et la RDC pourraient se multi­plier par dix, vingt, cent. Donc, c’est quelque chose de bénéfique. Le développement des autres pays en voie de dévelop­pement serait quelque chose de fondamentale­ment bénéfique pour la Chine aussi. Nous disons toujours, il faut que les pays en voie de dévelop­pement s’entraident, sur une base bénéfique, d’avantages réciproques.

Il n’y a jamais eu d’idées impérialistes dans la diplomatie chinoise. Le fait est là. Nous avons apporté beaucoup d’aides aux pays en voie de développement, y compris la RDC sans La moindre arrière-pensée. Nous n’avons jamais es­sayé de dominer ou contrô­ler ou influencer tel ou tel pays. Au contraire, lorsque nous apportons quelque chose, c’est très sincère. Nous pensons que le mieux serait que nous travaillions ensemble sur la base des intérêts récipro­ques. C’est toujours notre message.

RC-Chine : signature le 26 janvier prochain d’un accord de prêt

A cette même occasion, les deux parties signeront également une convention de collaboration entre le ministère des Travaux publics et Infrastructures (TPI) de la RDC et trois entreprises chinoises. Annonce faite samedi à radiookapi.net par l’ancien di­recteur de cabinet adjoint du mi­nistre des TPI, nommé ADG de l’Office des Voiries et Drainage. Toujours selon la source, cette signature intervient après une étude de prospection de la délégation chinoise des routes, chemins de fer et autres infras­tructures à reconstruire. Pour Roger Busima, cette convention de collaboration entre les deux pays permettra la formation des ouvriers et techniciens congolais.

En plus, sur le plan économique, ces différents chantiers réduiront le chômage, ajoute-t-il. Il faut dire la signature de ce nouvel accord intervient au lendemain du passage en Répu­blique démocratique du Congo du ministre chinois des Affaires étrangères. C’est donc le début de la concrétisation des accords signés en septembre 2007, por­tant sur les grands travaux des infrastructures à construire en RDC par la Chine contre les mi­nerais congolais. Accords d’une valeur d’environ 8 milliards de dollars américains.

(Th)

Le Potentiel/Radiookapi.Net

Last edited: 21/01/2008 15:57:33

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