Si les plus optimistes des observateurs entrevoient une fin positive des travaux de la table ronde de Goma sur la paix, la sécurité et le développement des deux Kivu, il reste cependant que le statut du général insurgé Laurent Nkunda est le point sur lequel pourrait achopper les discussions entamées sur le sujet.

Dans la sous-commission Groupes armés, cette question s’est posée avec acuité. Certains participants ont soutenu cet armistice au nom de la réconciliation nationale et d’autres l’ont réfuté pour la bonne raison que l’intéressé devrait répondre de ses actes. “Au nom de la réconciliation nationale M.Nkunda peut être amnistié, pour éviter à toute la province déjà meurtrie une nouvelle guerre, a estimé une partie de participants.
Une autre de soutenir: “le mandat d’arrêt pour crimes de guerre lancé contre Laurent Nkunda doit être exécuté, ceci en conformité à la Constitution de la République et aux lois du pays. Il n’y a pas que le gouvernement congolais qui doit poursuivre M Nkunda, la communauté internationale est également intéressée par ce dossier pour de nombreux crimes contre l’humanité. Et donc, M. Nkunda doit subir la rigueur de la loi ».
Une autre opinion est d’avis que l’occasion est donnée à la justice congolaise de retrouver ses marques en se saisissant de ce dossier pour en faire un examen responsable. Les blessures et autres cicatrices provoquées par les frasques de Laurent Nkunda sont tellement présentes et visibles qu’elles ne peuvent justifier un quelconque pardon. Telle est la perception d’une large population du Kivu qui voit en Laurent Nkunda, le responsable de tous ses maux.
(Th)
Uhuru
Last edited: 21/01/2008 13:28:43