A Goma où il séjourne depuis le mardi 14 janvier dernier, le Président Joseph Kabila a eu des entretiens avec diverses personnalités locales qui participent à la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les deux Kivu.

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila, séjourne à Goma depuis le mardi 14 janvier 2008. Il était arrivé au même moment que le nouveau représentant du secrétaire général des Nations unies en RDC, Alan Doss. Au chef-lieu de la province du Nord-Kivu, le président de la République a eu des entretiens avec diverses personnalités locales.
Au cours d’un entretien avec la presse, Vital Kamerhe, président du comité des sages et porte-parole de la Conférence sur la paix de Goma, a indiqué que le président de la République est venu apporter son soutien et sa caution morale à la conférence, qu’il a du reste encouragée. Joseph Kabila a déjà rencontré à ce propos, les différents organes de ces assises.
Concernant son organe, Vital Kamerhe a fait savoir à la presse que le comité des sages a dressé à l’intention du chef de l’Etat, le tableau du déroulement des consultations ouvertes mardi avec les communautés du Sud-Kivu et poursuivies mercredi avec celles du Nord-Kivu. Il a également indiqué avoir fait part à Joseph Kabila, de la séance de travail que le comité des sages a eue avec les diplomates. L’échange, selon lui, a porté sur les dispositions essentielles relatives au plan de désengagement des groupes armés sur le terrain, et aussi sur le plan de retour des déplacés et des réfugiés.
Le plan d’urgence humanitaire ainsi que celui de la reconstruction durable de deux provinces du Kivu ont également été abordées.
Pour ce qui est des consultations, le président du comité des sages a laissé entendre qu’il a été demandé à chaque délégation de présenter son rapport contenant des pistes de solutions aux problèmes de sécurité, de développement et de cohésion entre communautés. Les communautés du Nord-Kivu, notamment, ont exprimé la nécessité d’une cohabitation pacifique entre elles. Elles ont insisté sur le retour des FDLR et ex-FAR dans leur pays d’origine. Cela avec l’appui de la Communauté internationale. En d’autres termes, il s’agit toujours de l’application du plan issu du communiqué de Nairobi.
D’après Vital Kamerhe, les différentes communautés seraient unanimes sur la nécessité d’une tripartite pour le retour des réfugiés congolais, mais en y associant le pouvoir coutumier en vue d’une meilleure identification de tous les candidats au retour.
Par ailleurs, les délégués de différentes communautés auraient affiché leur volonté de peser de tout leur poids sur leurs enfants évoluant dans les groupes armés afin, soit d’aller au brassage pour intégrer les FARDC, soit d’accepter la démobilisation.
(Yes)Willy Kabwe/Le Potentiel
Last edited: 19/01/2008 13:44:05