Des applaudissements a chaque entracte. C’est l’ambiance qui a régné mardi 15 janvier dernier à la salle Brel du Centre Wallonie Bruxelles, remplie comme un oeuf, lors de la production qu’a livré l’ar­tiste musicien Jean Goubald Kal­ala.

Cette production, comme a eu à dire le délégué de la Communauté Wallonie Bruxelles et de la Région Wallonne, Fredy Jacquet, dans son mot de circonstance, est une première qui relance les acti­vités du Centre Wallonie Bruxell­es après les manifestations de « Yambi 2007 ». Ainsi, ce concert de Jean Goubald Kalala a été une retrouvaille entre l’artiste et le pu­blic.

Pour ce faire, le géniteur de la « Bombe anatomique » s’est pointé avec des artistes qui ont su interpréter à leurs justes valeurs les succulences artistiques con­tenues de cet opus. Aussi, des morceaux déjà interprétés ainsi que d’autres qui constituent le prochain opus de la vedette.

Outre les chansons tirées de son premier répertoire de sa « Bombe anatomique », Jean Gou­bald aura présenté des airs musi­caux comme « Longembo » (in­terprétée par Papa Wemba), « Yuma », « Tozonga na nor­mes », des chef-d’œuvres qui ont retenu l’attention du public, surtout des parlementaires de la Commu­nauté française de la Belgique, présents à cette prestation.

Profitant de cette opportuni­té, le chanteur a, à travers les mots qui constituent la chanson « En­fant soldat » ou « Bayibi nga bom­wana » (traduisez: On m’a vole mon enfance), lance un message à l’intention de ces derniers. Cela, afin qu’ils puissent aussi être les interlocuteurs auprès de la com­munauté internationale sur l’inclu­sion, par force, des enfants dans les rangs de l’armée. Pans « Pe­tit bal », qui donne deux significations (Un plus petit que soi, propo­sé pour des services: dans un concept kinois) selon la langue dans laquelle elle est exploitée, l’artiste fustige les antivaleurs qui avilissent les mœurs de Kinsha­sa.

Ainsi, cette retrouvait le a été auréolée de plusieurs moments de bonnes humeurs maintenues par les récités comiques lances par l’artiste. « On aurait cru être dans un cabaret où les convives pou­vaient se permettre de réclamer une chanson de leur choix », se­lon l’avis d’un mélomane.

A vrai dire, cette prestation a été un véritable langage musical, extra et exclusif, de l’artiste en complicité avec  son groupe d’accompagnement. Notons que celui- ­ci a été composé de Michel (pia­no), Prof. Michel (violon), Désiré Nkoyi (guitare solo), Abakouc (batterie), Abrou (guitare basse), Parfum Parfait (Congas) et Moni (chant). Du jazz au blues, ferlant une diversité de reliefs musicaux, Jean Goubald Kalala et ses « acolytes » ont fait rimer le public à travers des saveurs et des goûts musicaux à revendre.

(Ern.)

Uhuru