La musique s’est confirmée comme un langage universel et le moyen par excellence d’un dialogue des cultures.
L’ennui naquit un jour d’uniformité, dit un poète du 19ème siècle. Il avait sans doute déjà vu pour l’Europe cette menace
En 2005, suite à l’ampleur que prenait de jour en jour cette uniformisation de la pensée, uniformisation de la production, standardisation du mode de vie sous l’influence des technologies de la communication. Pour leur part, bien avant la Deuxième guerre Mondiale, les pères de la Négritude avaient déjà tiré la sonnette d’alarme sur le scandale s’un rendez-vous du donner et du recevoir où certaines nations risquaient de se présenter les mains vides, tant toute leur créativité leur était déniée.
En 2005, suite à l’ampleur que prenait de jour au jour cette uniformatisation au niveau mondial, la conférence générale de L’Unesco a préconisé la signature par les Etats membres d’une convention des diversités culturelles qui les engagent à reconnaître et à protéger les identités des peuples et les spécificités des communautés (y compris à l’intérieur de chaque pays).
Ces thèmes de la diversité culturelle et du dialogue des cultures ont été l’objet de la deuxième session des entretiens du Mont des arts, organisée le 04 janvier 2008, du 16 à 18 h30, à l’initiative de Mr. François Mbuyamba Lupwishi, Directeur honoraire de l’Institut National des Arts (Ina) et Président de l’Observatoire des Politiques Culturelles en Afrique.
C’est autour de ces thèmes qu’ont gravité les adresses prononcées dans le cadre de ces entretiens ainsi que le spectacle de danse contemporaine présenté en hommage à Maurice Béjart, chorégraphe de renommée mondiale décédée au courant de l’année écoutée.
Trois communications étaient programmées à ces entretiens du 04 janvier 2008, l’une portait sur une expérience de jumelage: le sens à donner au jumelage entre la ville de Luozi (Bas-Congo en RDC) et la ville de Quistreham (Basse Normandie en France) par Mme Agnès le Sage, directrice dectroyeur en Basse Normande. Deux autres portaient sur deux festivals organisés dans la communauté française de Belgique et dans les arrondissements de Brazzaville: « Le sens profond et la philosophie de Yambi » par le professeur Yoka Lye Mudaba, consultant à l’UNESCO.
« La promotion de la musique traditionnelle comme élément de facilitation de brassage des cultures », par Mr. Hugues O.NOYE, Directeur du Festival de Musique traditionnelle « Feux de Brazza ».
Mme Agnès Le sage a fait la relation du jumelage de deux villes, depuis sa genèse qui a eu lieu à Quistreham,
l’occasion d’une prestation très applaudie de la chorale Choeur la Grâce jusqu’à l’étape de la session de la formation des formateurs en musique qui a eu lieu récemment à Luozi.
La musique s’est confirmée comme un langage universel et le moyen par excellence d’un dialogue des cultures. Selon Mme Agnès Le sage, le jumelage est une formule qui a été préconisée au lendemain de la deuxième guerre mondiale pour promouvoir la rencontre des peuples. Ce jumelage a été baptisé « kiamfu », terme emprunté au kikongo et qui veut dire « pont ».
Monsieur G.Hugues ONDAYE a commencé par regretter que la musique soit considérée comme une curiosité exotique et par conséquent de laissée par tout le monde, y compris l’Etat qui ne lui apporte pas l’appui qui est attendu de lui. Il ne s’en félicite moins des succès qu’il a pu remporter grâce à ses efforts personnels et surtout du rapprochement des peuples dont il a été témoin, notamment de l’entraide que les artistes de pays en conflit se sont apportées sur la scène des Feux de Brazza.
Pour Monsieur le Professeur Yoka. « Sous le rapport du rapprochement, Yambi est une rencontre exemplaire. C’est le plus important événement du genre depuis l’exposition universel de 1958 la preuve est que les Etats se sont impliques au plus haut niveau dans l’un et l’autre pays et quo, pour une fois, les politiques sont venus rendre un hommage aux artistes. Bref, une expérience pilote en matière culturelle.
Il reste aux Congolais de capitaliser au mieux les dividendes. Avant que Mr, MBUYAMBA Lupwishi, Président du Conseil d’Administration du Mont des Arts su remercier et féliciter les orateurs pour la hauteur de leurs interventions, il a donné la parole à son excellence Monsieur le ministre de la Culture et des Arts qui a rehaussé de sa présence ces entretiens du Mont des Arts.
Le ministre qui était accompagné de quatre entrepreneurs français, a révélé que ceux-ci étaient venus lui offrir leur technicité et leurs ressources, financières pour la construction d’un musée national sur le terrain ex Tembe Tembe récemment acquis pour cet établissement de son ministère. Bravo pour la présence impromptue mais encourageante de son Excellence. Mais il est difficile d’applaudir une offre même si on exige la réciprocité dans le cadre de la convention de la diversité culturelle et du dialogue des Cultures. Ce serait vraiment remplir d’eau le moulin de la mondialisation. Timeo Danaos et donaos ferentes. Traduction: je crains les Grecs comme ceux qui donnent des offres sans contrepartie.
(Ern.)Professeur Joseph Ndundu Kivuila / L’Etoile de la Nation
Last edited: 18/01/2008 16:32:00