Mais que reste-t-il de Laurent Désiré Kabila, le Mzee ? Trente personnalités issues du monde universitaire, de la société civile, de la classe politique tentent de répondre à la question.

L’ouvrage « Laurent-Désiré Kabila. L’actualité d’un combat. Sept ans après... », a été porté sur les fonds baptismaux par Janet Kabila, Présidente de la Fondation M’Zee Kabila. Cette nouvelle publication est éditée sous la direction de Eddie Tambwe et Jean-Marie Dikanga Kazadi sous le label des Editions L’Harmattan (Paris) et sous une coproduction CLD-Editions (Communication, Librairie, Documentation) de Lubumbashi. Cette plaquette est préfacée par Augustin Katumba Mwanke et pourvue d’une postface de Evariste Boshab. Avec 267 pages, ce livre parait dans la collection « Comptes rendus » fondée et dirigée par Eddie TAMBWE. Et quant à la photo de couverture est celle d’un compatriote aussi Don Jhon Photo, John Bompengo. Cet ouvrage a connu la collaboration scientifique de Pascal Baylon, Henri Mova Sakanyi, Didier Mumengi, Kasongo-Mwema, Obul’Okwess et Marc Ngwanza.
L’ouvrage comprend quatre parties introduites par la préface et une présentation des textes faisant office d’introduction écrite par Eddie Tambwe et Jean-Marie Dikanga.
Dans sa première partie intitulée Laurent-Désiré Kabila: souvenirs des uns et des autres. Cette partie comprend 7 textes qui sont pour la plupart des témoignages et des souvenirs, dont ceux de Vital Kamerhe, de Agathe Mulimbi, de Barnabé Kikaya Bin Karubi ou encore ceux de nos confrères Willy Kalengayi et Marc Ngwanza.
La Deuxième partie est dénommée « Mzee ou la défense du Congo , à tout prix». Sept textes également des auteurs différents qui montrent que Laurent-Désiré Kabila avait une obsession pour son pays : ne jamais trahir la nation, défendre jusqu’au sacrifice suprême le pays qu’il dirigeait alors. On retrouve des textes et interviews des personnalités comme Jeannot Mwenze Kongolo, Moise Katumbi ou encore des analyses comme celle de notre confrère Mambuya Obul’Okwess.
La Troisième partie: En quête d’une pensée ou d’une praxis comprend huit textes qui essaient de retracer et de comprendre la philosophie politique de Mzee, ainsi que la manière dont il mettait ses idées en action. On passe de l’esquisse philosophique de la pensée de LDK à la révolution-pardon en passant par la vision économique de Mzee. Pour en parler, un bottin de personnalités comme Henri Mova, Grégoire Bakandeja, Philippe Biyoya ou encore le très distingué Kassongo Mwema de RFI. La Quatrième et dernière partie: Mzee, la postérité dune figure politique Que reste-t-il de Mzee LDK aujourd’hui. Politiques, témoins et scientifiques essaient de répondre chacun avec son approche et ses sensibilités à cette épineuse question. Huit auteurs essaient d’objectiver l’héritage de Kabila. On y retrouve des signatures prestigieuses comme celles de Didier Mumengi, de Lambert Mende ou encore celle des Professeurs Matumweni et Jean-Marie Vianney Longonya.
Les plumes congolaises...
En somme, une trentaine de personnalités du monde politique, universitaire et culturel ont participé à la rédaction de ce livre-événement qui vient rappeler qu’on ne saurait tout dire d’un homme de la carrure de Laurent-Désiré Kabila même sept ans après sa mort. Le livre commence évidemment par une présentation des auteurs.
Qu’en est-il de l’actualité d’un combat, Sept ans après...
Sept ans après sa disparition tragique, Laurent-Désiré Kabila habite encore la mémoire collective des Congolais. Loin de le rejeter dans les décombres de l’Histoire, la mort de celui qui mit fin aux trente-deux années de dictature mobutiste continue de se déployer à l’horizon du destin national des Congolais, comme un rappel implacable pour la lutte de l’intégrité du territoire national, qui demeure au coeur de multiples convoitises.
Mais que reste-t-il de Laurent Désiré Kabila, le Mzee ? Dans ce livre, trente personnalités congolaises issues du monde universitaire, de la société civile, de la classe politique tentent de répondre à la question, au travers d’une série d’analyses politiques originales et de témoignages personnels inédits. En guise d’hommage national à l’homme du 17 mai 1997...
Textes réunis et présentés par :
Eddie Tambwe et Jean-Marie Dikanga Kazadi. Préface de Augustin Katumba Mwanke Contributions de - Grégoire Bakandeja wa Mpungu - Arthur Jano Bakasanda - Emmanuel Bebe Beshelemu - Philippe Biyoya Makutu Kahandja - Evariste Boshab - Jean-Marie Dikanga Kazadi-Vital Kamerhe - Tharcisse-Henri Kasongo-Mwema Y’Ambayamba - Augustin Katumba Mwanke - Moïse Katumbi Chapwe - Prince Kaumba Lufunda - Jacques-Joseph Keba Tau Kabila – Barnabé Kikaya bin Karubi - Jean-Bosco Kindomba - Jean-Marie Vianney Longonya Okungu Dembe D’Ote - Lambert Mende Omalanga - Jean-Claude Matumweni Makwàla-Monsengo Vantibah - M. Henri Mova Sakanyi - Philémon Mukendi Tshimuanga - Agathe Mulimbi-Huit Mulongo - Didier Mumengi -Maurice Muyaya Wetu - William Albert Mwembia Kalengay - Mwenze Kongolo - Marc Ngwanza Kassong’Abor - Obul’Okwess Mambuya - Eddie Tambwe - Raymond Yav a Kalond.
Le poète Jacob Fataki immortalise le soldat du peuple
Le capitaine Fataki Djimandja Jacob, officier des FARDC rend hommage au feu le Président Laurent Désiré Kabila dans les lignes de son recueil poèmes intitulé «Sanglots ».
Ce recueil est dédié à feu M’zee Laurent Désiré Kabila contient plus de 20 poèmes à travers lesquels, le poète immortalise l’idéal du soldat Kabila dont il déplore la brusque disparition. L’ensemble de poèmes ont pour thème central: « Raisi M’zee Kabila j’en pâtis de ton silence ».
Comme le relève le préfacier, le docteur Mayengo Fataki, « il le fait par des murmures et non par des cris, il ne pleure pas en chantant mais, il chante en pleurant », « Les Sanglots » se présentent comme des poèmes évocatoires, qui décrivent comment le peuple congolais a ressenti la disparition de Laurent Désiré Kabila qui représentait un espoir pour la libération.
Dans le post-face, JP Kanangila, journaliste à L’ACP, considère « Sanglots » comme un cahier des souvenirs amers que l’auteur fait revivre en revoyant la mémoire individuelle et collective des Congolais de la vie de Mzee, fondement de tout espoir qui leur a été arraché par la conspiration des ennemis du Congo. Fataki, relève encore Kanangila, voudrait à travers ses écrits que l’on sache pourquoi Kabila est mort.
Selon l’auteur, Kabila voulait ouvrir le Congolais au monde, il était la voix de la vérité, celle de la conscience congolaise. Dans sa note de lecture, le lieutenant- colonel Ngoma Yesse, met en exergue la toile de fond de l’ouvrage est le lyrisme.
Les larmes de l’auteur
Les mots n’ont pas été choisis, ce sont les grosses bornes qui coulent du coeur afflige de l’auteur, visualisant la douleur, l’affliction et le désespoir. Les poèmes de Fataki ne sont pas seulement récités mais aussi chantés par l’école de musique des FARDC lors des marches militaires. Fataki a produit plusieurs autres recueils dont « Pages noires et présages », « les larmes du poète », « la paix je te vois venir », etc.
(Ern.)St Hervé M’buy/Uhuru
Last edited: 21/01/2008 12:08:18