Jean-Marie Dikanga et Eddie Tambwe ont dirigé « Laurent-Désiré Kabila, l’actualité d’un combat. Sept ans après », un ouvrage porté sur les fonts baptismaux au Grand Hôtel Kinshasa mercredi 16 janvier 2008.

Ceux qui ont connu le tombeur de Mobutu avaient bien répondu à l’appel lancé par CLD, une maison d’édition basée à Lubumbashi et L’Harmattan, le célèbre imprimeur basé à Paris.
Préfacé par Katumba Mwanke, le livre, post-facé par Evariste Boshab, a paru dans la collection « Comptes rendus » que dirige Eddie Tambwe.
L’ouvrage comprend quatre parties. La première porte sur Laurent-Désiré Kabila : souvenirs des uns et des autres. Cette partie est pleine de témoignages d’illustres personnalités. Parmi les témoins, on cite, pêle-mêle, Vital Kamerhe, Agathe Mulimbi et Kikaya. Des journalistes aussi qui ont connu « M’zée » ont pu donner ce qu’ils savaient de l’énigmatique personnage.
La deuxième partie évoque « M’zée ou la défense du Congo, à tout prix ». Sept textes – d’auteurs différents – expliquent comment Kabila avait une obsession pour son pays. Textes et interviews des personnalités comme Moïse Katumbi et Jeannot Mwenze Kongolo ont pu être recueillis. Les deux dernières parties, consacrées, la première, à « En quête d’une pensée ou d’une praxis » et la deuxième, à « M’zée, la prospérité d’une figure historique », révèlent la philosophie Kabiliste.
En fait, huit textes relatent la pensée de l’homme Kabila, de sa propre philosophie à la révolution-pardon. Personnalités choisies : Henri Mova, Grégoire Bakandeja, Philipe Biyoya. Enfin, que reste-il de M’zée Kabila ? C’est à cette question, que politiques, scientifiques et témoins, ont tenté, chacun avec son approche, de répondre dans l’ouvrage.
Un livre-hommage
Aux yeux du responsable de CLD-Editions, Dikanga Kazadi, il s’agit d’un livre-hommage, dédié au héros national, tombé armes à la main. Il s’inscrit dans une approche de l’histoire immédiate, avec un double mérite. Le premier, à en croire Dikanga Kazadi, « est d’avoir permis à ses auteurs de lire M’zée, chacun, selon sa sensibilité, son expérience, son répertoire culturel… et de nous révéler un pan de la complexité du personnage…
Le second mérite est d’avoir permis aux auteurs d’ouvrir des pistes de réflexion à même de permettre aux générations présentes et futures de « mûrir davantage et la réflexion et la recherche, en vue de mieux faire saisir les différents contours de la personnalité politique de Laurent-Désiré Kabila ».
Jeannette Kabila, sœur jumelle du Président de la République et présidente de la Fondation M’zée Laurent-Désiré Kabila, a été invitée à porter l’ouvrage sur les fonts baptismaux. Dans sa brève allocution, elle a salué l’esprit de recherche des auteurs avant de reconnaître que « les paroles s’envolent, mais les écrits restent ».
A titre symbolique, le livre a été vendu au prix de 100 Usd. A elle seule, la Fondation M’zée LDK a pu débourser, rubis sur ongles, 2000 Usd pour 20 ouvrages. Mais connaissant les faiblesses de ses concitoyens dans le domaine de la lecture, Chantal Kanyimbo, modératrice du jour, tout en saluant le geste symbolique posé, les a invités à pénétrer la profondeur de l’opus.
(Yes)
D-I.K/Le Phare
Last edited: 18/01/2008 14:55:18