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Bonjour | 20/11/2008 15:26 | English Make DC Home page | RSS feed

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Parmi les nominés, se retrouvent des personnalités exerçant des fonctions d’Etat dans d’autres secteurs de la vie nationale. Elles auront à choisir. Mais, la présence des parlementaires dans la liste des mandataires pu­bliée samedi fait rebondir la question des incompatibilités qui demande aux inté­ressés de choisir entre le siège au par­lement et celui dans les entreprises pu­bliques.

Les honorables Mova Sakany, Mulengu Jemsy, Honorius Kisimba Ngoy, Gaëtan Kakuji, Banza Mukalay… vont normalement opter soit pour l’Assemblée nationale ou le Sénat pour les uns, soit les entreprises dans lesquelles ils deviennent mandataires, pensent certai­nes gens mal informées sur le sujet. La matière a connu une évolution dynami­que propre à la politique contenue dans l’article 108 de la constitution qui est plus que clair à ce sujet. A son point 7, cet article énonce que « le mandat de dé­puté ou de sénateur est incompatible avec les fonctions ou mandat de mandataire public actif ».

Contrairement à la dernière période de transition tirée de Sun City, l’actuelle constitution a judicieuse­ment mis une démarcation entre les mandats dans les entreprises publiques qui sont effectivement soit « actifs » pour les membres du Conseil de gestion, soit « inactifs » pour les autres membres du Conseil d’administration.

Pendant la dernière transition et lorsque Olivier Kamitatu présidait au bu­reau de l’Assemblée nationale, des dé­putés qui se sont retrouvés indistinctement blasés d’un quelconque mandat dans ces entreprises ont fait face à ce cas. On a vu des simples présidents de Conseil d’administration obligés de choi­sir entre l’Assemblée nationale et la Con­golaise des Hydrocarbures (Cohydro), par exemple.

Aujourd’hui, les députés et séna­teurs nommés à ce poste de président du Conseil d’administration ou celui d’Administrateurs qui ne sont pas de « man­dats actifs » n’ont pas à se faire de souci.

A malin, malin et demi

Les politiques congolais qui ont apparemment la dent longue ont tiré la leçon du passé qui a fait passer Olivier Kamitatu très impopulaire dans certains milieux pour la simple raison qu’il a fait appliquer rigoureusement la loi. Des par­lementaires qui se sont fait hara-kiri à l’époque, nombre siègent encore dans cette législature et ont vraisemblable­ment participé à l’élaboration de l’actuelle constitution, certes soumise au référen­dum populaire. Ces politiciens ont éven­tuellement pris soin de se mettre à l’abri de ce choix douloureux qui guette cependant aujourd’hui quelques parlemen­taires nommés administrateurs délégués généraux (Adg), administrateurs direc­teurs techniques (Adt), administrateurs directeurs commerciaux (Adc) ou administrateurs directeurs financiers (Adf).

Et pourtant, si la politique poursui­vie par ces incompatibilités était plus socioéconomique que sociopolitique, les uns et les autres devaient garder un seul mandat public afin de résorber tant soit peu le chômage qui touche une bonne partie de nos compatriotes.

(Yes)

P.M.L./L’Avenir

Last edited: 15/01/2008 12:24:15

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