Parmi les nominés, se retrouvent des personnalités exerçant des fonctions d’Etat dans d’autres secteurs de la vie nationale. Elles auront à choisir.
Mais, la présence des parlementaires dans la liste des mandataires publiée samedi fait rebondir la question des incompatibilités qui demande aux intéressés de choisir entre le siège au parlement et celui dans les entreprises publiques.
Les honorables Mova Sakany, Mulengu Jemsy, Honorius Kisimba Ngoy, Gaëtan Kakuji, Banza Mukalay… vont normalement opter soit pour l’Assemblée nationale ou le Sénat pour les uns, soit les entreprises dans lesquelles ils deviennent mandataires, pensent certaines gens mal informées sur le sujet. La matière a connu une évolution dynamique propre à la politique contenue dans l’article 108 de la constitution qui est plus que clair à ce sujet. A son point 7, cet article énonce que « le mandat de député ou de sénateur est incompatible avec les fonctions ou mandat de mandataire public actif ».
Contrairement à la dernière période de transition tirée de Sun City, l’actuelle constitution a judicieusement mis une démarcation entre les mandats dans les entreprises publiques qui sont effectivement soit « actifs » pour les membres du Conseil de gestion, soit « inactifs » pour les autres membres du Conseil d’administration.
Pendant la dernière transition et lorsque Olivier Kamitatu présidait au bureau de l’Assemblée nationale, des députés qui se sont retrouvés indistinctement blasés d’un quelconque mandat dans ces entreprises ont fait face à ce cas. On a vu des simples présidents de Conseil d’administration obligés de choisir entre l’Assemblée nationale et la Congolaise des Hydrocarbures (Cohydro), par exemple.
Aujourd’hui, les députés et sénateurs nommés à ce poste de président du Conseil d’administration ou celui d’Administrateurs qui ne sont pas de « mandats actifs » n’ont pas à se faire de souci.
A malin, malin et demi
Les politiques congolais qui ont apparemment la dent longue ont tiré la leçon du passé qui a fait passer Olivier Kamitatu très impopulaire dans certains milieux pour la simple raison qu’il a fait appliquer rigoureusement la loi. Des parlementaires qui se sont fait hara-kiri à l’époque, nombre siègent encore dans cette législature et ont vraisemblablement participé à l’élaboration de l’actuelle constitution, certes soumise au référendum populaire. Ces politiciens ont éventuellement pris soin de se mettre à l’abri de ce choix douloureux qui guette cependant aujourd’hui quelques parlementaires nommés administrateurs délégués généraux (Adg), administrateurs directeurs techniques (Adt), administrateurs directeurs commerciaux (Adc) ou administrateurs directeurs financiers (Adf).
Et pourtant, si la politique poursuivie par ces incompatibilités était plus socioéconomique que sociopolitique, les uns et les autres devaient garder un seul mandat public afin de résorber tant soit peu le chômage qui touche une bonne partie de nos compatriotes.
(Yes)
P.M.L./L’Avenir
Last edited: 15/01/2008 12:24:15