Voici la liste des nouveaux mandataires des entreprises d’Etat telle que rendue publique par l’ordonnance présidentielle ad hoc.

Le Président Joseph Kabila Kabange a signé le 12 janvier 2008 une Ordonnance portant nomination des membres des conseils d’administration des entreprises publiques. Ces nominations, aux termes de cette Ordonnance qui porte le n°08/004 du 12 janvier 2008, concernent les entreprises publiques des secteurs mines, de l’énergie, des transports, des institutions financières, de l’industrie de service, de la formation, de la communication, des travaux publics, de la conservation de la nature, de l’agriculture, du commerce et des activités scientifiques. Le service de la presse et de la communication du ministère du Portefeuille donne, dans les lignes qui suivent, des éclaircissements sur ce qui a motivé cette nouvelle mise en place.
S’exprimant sur le plateau de la télévision nationale, peu avant la lecture de cette ordonnance par le service de la presse de la Présidence de la République, la ministre du Portefeuille, Mme Jeannine Mabunda Lioko, a circonscrit le cadre logique de la démarche visant la mise en place ainsi opérée au niveau des entreprises publiques. Ces nominations des mandataires actifs des entreprises publiques par voie du concours s’inscrivent dans la droite ligne de la volonté politique et de l’engagement irréversible du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, et du Premier ministre Antoine Gizenga, en faveur de la promotion de la culture de la bonne gouvernance, l’enjeu de taille en ce qui concerne le secteur du portefeuille étant de réorganiser le fonctionnement et l’encadrement des entreprises de l’Etat par la mise en place d’un cadre de gestion et d’un cadre juridique susceptibles de favoriser l’expansion de leurs activités.
Au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement tenue le vendredi :11 janvier 2008, la ministre du Portefeuille avait présenté au Conseil des ministre les résultats et les statuts du dossier relatif à la désignation des mandataires par voie sélective sous forme de concours et soumis à la sanction de leurs Excellences, Messieurs le Président de la République et le Premier ministre, le projet de mise en place des mandataires dans les entreprises publiques sujettes au concours.
Le concours supervisé par la ministre du Portefeuille a été organisé en test écrit suivi d’une interview par le COPIREP qui a bénéficié de l’appui des deux cabinets d’audits internationaux, Price Waterhouse Coopers et Deloitte et d’un cabinet d’audit national, le BCTC. Le contrôle de conformité effectué sur les 6.960 dossiers enregistrés au regard des termes de référence et des critères définis a dégagé 1.492 candidats éligibles, dont 130 femmes, tous ressortissants de la République Démocratique du Congo et provenant aussi bien de Kinshasa, de l’intérieur ou de l’extérieur du pays.
Aux termes de l’Ordonnance présidentielle sus-évoquée, les fonctions des mandataires pour trois postes opérationnels, dits des fonctions de décision, à savoir le directeur général, l’administrateur-directeur financier et l’administrateur-directeur technique sont désormais occupés à 100% par des personnes dont les talents, l’expertise et l’expérience seront d’un apport considérable pour gagner le pari de l’instauration de la bonne gouvernance et de la transparence dans les entreprises publiques, gages indispensables du redressement du secteur du portefeuille de l’Etat.
Quant aux autres postes de mandataires passifs, des présidents des conseils d’administration et des administrateurs-délégués généraux adjoints, il sied d’indiquer qu’ils ont été pourvus de façon discrétionnaire. Le gouvernement, pour ces cas, a fait appel à des compatriotes jouissant d’une solide expérience ou d’une expertise avérée dans les domaines spécifiques de leurs compétences. En termes d’innovations observées, la nouvelle mise en place opérée matérialise l’option du partenariat public privé sous forme de contrat de gestion, telle que préconisée par le gouvernement en ses réunions du 11 mai et du 13 juillet 2007, avec une démarche prioritaire pour les entreprises de transport.
Ainsi, les postes dits « à pourvoir », au terme de l’Ordonnance présidentielle du 12 janvier 2008, notamment pour le directeur général et l’administrateur directeur financier, seront assumés par des mandataires étrangers, particulièrement pour 3 entreprises du secteur des transports, l’ONATRA, la SNCC et la RVA. L’Ordonnance présidentielle a permis également au gouvernement de mettre fin au règne de gestion provisoire au niveau des certaines entreprises. Il sied de noter aussi que l’Ordonnance présidentielle a procédé aussi à des nominations pour des postes opérationnels dans cinq entreprises qui n’avaient pas été astreintes au régime de recrutement par voie de concours, pour des raisons de leurs spécificité et de leurs charges sociales, notamment les LAC, INS, RTNC, OPEC et SOSIDER.
Les personnalités appelées à prendre les commandes de la gestion des entreprises publiques ont un défi immense à relever celui de les rendre aptes à affronter les nouveaux défis et particulièrement leur offrir la possibilité de réaliser les performances attendues d’elles par le gouvernement et l’ensemble du peuple congolais. Le profil des nouveaux mandataires actifs est à ce point de vue un atout important et rassurant. A côté des enfants-maisons, jeunes, hommes et femmes, traînant derrière eux une expertise affinée, on y retrouve des technocrates expérimentés ainsi que des compatriotes de la diaspora congolaise ayant une expérience étrangère éprouvée et qui peuvent apporter de méthodes nouvelles de management public.
La sélection après concours n’a été motivée et guidée que par la logique de la recherche de l’efficacité et de la compétence. Ainsi, figurent au nombre des mandataires actifs, des compatriotes provenant des courants politiques divers, cela en considération de la vision du Chef de l’Etat de faire participer tous les fils et toutes les filles du pays à la reconstruction de la nation congolaise.
Avant l’entrée en fonction de nouveaux mandataires, il sera organisé à leur intention un séminaire-atélier et une feuille de route sera mise à leur disposition en vue du monitoring et de l’évaluation des indicateurs des performances assignées aux entreprises publiques.
(Th)Acp
Last edited: 14/01/2008 15:37:53