Le gouvernement a signé une convention médicale avec la société sud-africaine Foreign Patient Assistance (FPA) pour la prise en charge médicale des agents de l’Etat ainsi que leurs familles en Afrique du Sud.

La prise en charge, par le gouvernement, des agents de l’Etat malades nécessitant des soins médicaux à l’étranger est butée, à l’heure actuelle, aux sérieux problèmes au niveau de la chaîne des dépenses. De nombreux agents de l’Etat sont souvent victimes de la lenteur de la procédure d’octroi de moyens dans le cadre de cette chaîne de dépense. Il est fait état depuis quelques jours des dégradations prononcées dans l’état de plus de 150 malades agents de I’Etat, encore en attente.
Pour éviter toute confusion autour de cette question, le ministre du Budget; Adolphe Muzito, a, en marge de son entretien avec une délégation de la Banque mondiale en mission en RDC, tenu a apporter des précisions sur cette prise en charge médicale à l’étranger. Outre les précisions apportées sur cette question, le ministre du Budget a présenté une série d’innovations arrêtées au niveau de la chaîne de dépense pour rendre plus expéditif le transfert des malades à l’étranger.
Il faut dire que pour ce transfert, le gouvernement a signé, en date du 25 avril 2006; une convention médicale avec la société sud-africaine Foreign Patient Assistance (FPA) pour la prise en charge médicale des agents de l’administration publique ainsi que leurs familles en Afrique du Sud. A la signature de cette convention, le gouvernment était représenté par les ministres de la Fonction publique, des Finances, et du Budget ainsi que celui de la Santé.
Suivant l’article 7 de la convention, le gouvernement verse à la FPA une provision de 200.000 Usd, à raison de 10.000 Usd par malade, renouvelable à chaque épuisement. Cette provision couvre les dépenses au profit du malade. Il s’agit des frais pour soins médicaux, logement, visa, transfert des malades du Guest-house vers les hôpitaux. En dehors des frais énumérés, le gouvernement remet au malade les frais de subsistance et les titres de voyage.
Observation faite au niveau du ministère du Budget, le transfert des malades est conditionné par l’ordonnancement des frais de subsistance qui, parfois, prend du temps, plus au moins trois mois au niveau de la chaîne de dépense. Cette situation aggrave l’état des malades.
En vue de pallier ces difficultés, la partie gouvernementale a fait quelques propositions pour une meilleure prise en charge des malades en soin pour l’étranger. La commission interministérielle composée des ministères de la Fonction publique, des Finances, du Budget, de la Santé ainsi que les experts de la Présidence de la République, suggère des modifications dans la convention signée avec la FPA en y ajoutant de nouvelles clauses.
Les frais de substance seront incorporés dans la provision que le gouvernement met à la disposition de cette agence sud-africaine.
Au lieu de 200.000 Usd, le gouvernement arrondit cette enveloppe à 250.000 Usd, soit une augmentation de 50.0.00 Usd. Aussi, en vue de pallier le retard de l’ordonnancement de la subsistance, la FPA recevra-t-elle le malade uniquement sur la base des frais incorporés dans la provision allouée par le gouvernement.
La commission a enfin suggéré au gouvernement d’instruire la chaîne de dépense d’accélérer les dossiers liés aux frais de transfert des malades à l’étranger. Sinon les traiter en urgence.
Le Potentiel
Last edited: 12/01/2008 12:04:24