N’Landu N’Gunz Kavidi Wivine est Licenciée en philologie africaine, elle a occupé différents postes. Sur le plan littéraire, elle est à ce jour auteur d’un recueil de poèmes intitulé: « Leurres et leurs ».
Le récit de la damnée. La narrative impute sa stérilité aux paroles de malédiction que son père a prononcées. L’auteur raconte sa vie familiale et l’ambiance nocives dans laquelle elle a grandi. Le père, un ivrogne double d’une brute, roue constamment sa femme de coups et se conduit en seigneur omnipotent.
Après plusieurs années de mariage, le père décide de prendre une seconde épouse, et abandonne sa famille. La vie avec la mère s’écoule paisible et sereine jusqu’au jour où le père décide de revenir marier sa fille afin de percevoir la dot.
Une altercation s’ensuit entre les parents. L’héroïne se verra punie pour s’être mêlée de l’histoire. Son père la maudit. Quelques années plus tard, son mari la répudie car elle est stérile. La malédiction du père s’est réalisée.
Une vie manquée (1987) Initialement prévus sous le titre « La malchance », l’auteur relate l’histoire de deux femmes: une hôtesse de l’air et une étudiante. L’hôtesse de l’air, frivole dépensière qui associé les désirs de tous ceux qui sont prêts à se l’offrir. Malgré tous ses fétiches, elle échouera dans ses entreprises matrimoniales. Bien qu’elle soit prête à embrasser une union polygame, le futur époux, médecin de son état, se désiste au dernier moment. L’étudiante, originaire de la brousse, vient en ville afin d’achever ses études à l’université.
Elle porte un regard complaisant sur le monde qui l’entoure, ne se laisse pas éblouir par les lumières de la capitale. Ce qu’elle recherche c’est le bonheur, l’amour par et la joie du travail bien fait.
N’Landu N’Gunz Kavidi Wivine
Née à Kinshasa en 1948. Licenciée en philologie africaine du campus universitaire de Lubumbashi (1974), elle a occupé différents postes politiques sous la jeune République. Sur le plan littéraire, elle est à ce jour auteur d’un recueil de poèmes intitulé: « Leurres et leurs », Bruxelles, Editions André de hache, 1984.
Le titre est, sans conteste, emprunté à un célèbre poème du Sénégalais Birago Diop, mais son contenu reste original, proche et distant à la fois. En effet, la vie agitée menée sous le régime colonial par l’Africain, se trouve ici décrit sous un autre angle non dans les rapports du colonisé au colonisateur, mais bien plus dans les rapports entre Africains eux-mêmes où l’homme est un loup pour un autre homme, où la raison du plus fort, de celui qui est armé et qui a le pouvoir est toujours la meilleure. C’est un recueil où les mots sont réduits à l’essentiel. La verve du verbe y est par moments acerbe et violente, par moments saccadée et palpitante.
On y sent l’entrechoc entre le souci de la prise de position pour une cause juste et celle économie de mots qui pousse parfois à l’hermétisme proche de l’auto-censure. Une poésie agréable à lire, mais il faut creuser et creuser davantage pour
trouver la moelle (Mbuyarnba KansengaNtambwe, Les femmes écrivains du Zaïre 1960-1990, mémoire de licence, ISTI, 1990, p.14.
(Milor)Le Potentiel
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