Les 5 revendications d’ordre social qu’ils ont formulé à qui de droit au mois de décembre dernier avant d’entamer leur mouvement de grève, les médecins ont décidé mercredi 9 janvier de radicaliser leur mouvement du 14 au 27 janvier.

Les malades seront évacués des hôpitaux ce lundi! Nous demandons à l’innocente population de nous excuser pour les éventuels désagréments qui surviendraient en ces temps difficiles « préviennent les médecins qui s’indignent d’autre part que le médecin touche moins qu’un huissier de l’administration publique », désormais consommé. Les médecins prestant dans les établissements hospitaliers publics de la RD.Congo radicalisent leur mouvement de grève sur l’ensemble du territoire national. C’est ce qui ressort d’une déclaration faite au Phare mercredi par le Secrétaire général du Syadicat national des médecins (Synamed), le Dr. Mankoy.
La décision de la radicalisation a été prise à l’issue des assemblées générales tenues le 07 janvier dernier dans les différentes formations hospitalières et dont les résolutions ont été coulées en décisions. Tard dans la soirée de mercredi, les médecins se succédaient au bâtiment administratif de l’ex-Mama Yemo, pour le retrait du communiqué dont copies ont été envoyées en provinces pour « stricte observance » de la grève. Cette décision, a précisé le secrétaire général du Synamed, a été votée par 32sur 35 sections que compte ce corps. La radicalisation de la grève part de 14 au 27 janvier inclus, a, en outre, annoncé Mankoy qui a rappelé qu’il avait même été adressé au Premier ministre au mois d’août. Sans succès.
« Nous avons travaillé avec le conseiller social à la primature et nous lui avons rappelé les promesses faites par le gouvernement précédent dans le sens de l’amélioration des conditions sociales du médecin. Celui-ci nous avait rassuré que tout allait bien se régler à l’élaboration du budget 2008. Mais l’on constate que rien n’est fait, s’est lamenté l’interlocuteur du Phare qui a même souligné que des pourparlers avaient même été engagés au niveau des deux chambres du parlement. Sans succès. De son côté, le Dr. Senga, 1èr secrétaire général national adjoint, a fait savoir que les malades seront évacués des établissements hospitaliers publics dès ce lundi jusqu’au jour où la radicalisation sera lancée. « Nous demandons à l’innocente population de nous excuser pour les éventuels désagréments qui surviendraient en ces temps difficiles », a prévenu Mankoy Badjoky qui a souligné que la radicalisation rime avec un extrait du serment d’Hippocrate, en ce qu’il stipule que « d’un médecin mal portant, on ne fera pas confiance ».
Que réclament-ils ?
Cinq exigences l’application du statut du médecin promulgué par le président de la République, mais qui n’est jamais appliqué, autant que l’octroi d’un salaire décent au médecin congolais. Ici, Le Phare a appris que le médecin perçoit 33.000 Fc le mois, moins que le huissier de l’administration qui se contente de 35.000 Fc. Troisième revendication: l’alignement de la prime de risque allouée à la hauteur de celle accordée aux professeurs d’université que les grévistes ont avancé comme « base de référence tel que décidé par le gouvernement ». Le Dr. Senga s’est dit peiné que d’aucuns ont même tenté d’obtenir la suppression de cette rubrique. Les autres revendications sont notamment l’apurement des arriérés de salaires et de la prime de risque et la mécanisation de nouvelles unités.
(Ern.)
D-I.K/Le Phare
Last edited: 10/01/2008 15:16:27