Quelques personnalités de divers milieux et de différences tendances politiques réagissent aux discours prononcés lors de l’ouverture de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement.

La cérémonie d’ouverture de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement du Nord et du Sud-Kivu a eu lieu dimanche 6 janvier 2008 à Goma. Au sortir de la salle de conférences de l’ULPGL, les participants se sont confiés à la presse.
Parmi les intervenants, le ministre des Affaires étrangères, Antipas Mbusa Nyamwisi. Il apporte un éclairage sur ce qu’on croit être une cacophonie qui régnerait au sein de sa communauté des Nande. Il y a également le porte-parole du CNDP qui donne le son de doche de son mouvement suite au discours du chef de l’Etat, et du président du bureau de la conférence, l’abbé Malumalu. Ci-dessous les réactions de quelques personnalités.
Salomon Banamuwere, ministre de l’Energie : « L’ouverture de cette conférence témoigne déjà de sa réussite au moment où les gens sont devenus de plus en plus pessimistes sur les chances de pacification de cette partie de la République. C’est un défi qui est lancé à ceux qui pensaient que les gens ne répondraient pas à ce rendez-vous. Je suis convaincu que nous parviendrons à une solution ».
Moïse Nyarugabo, sénateur: « Le statut, le sort, ces deux sujets seront au centre de ces assises pour le développement de cette région. Je considère que c’est d’abord la paix, la sécurité, ensuite le développement qui n’est qu’une conséquence de ces deux autres.
C’est à la fin de la conférence que nous pourrons dire que le grand Kivu a un agenda pour la paix. Chacun est venu à la conférence sur base d’une invitation qui lui a été lancée et avec son point de vue bien entendu. C’est à l’issue de la conférence que nous pouvons avoir un agenda commun, une même déclaration, une même orientation, une même vision et un même point de vue ».
Joseph Mudumbi, ancien ministre du Portefeuille: « Je pense que les travaux augurent d’un avenir meilleur dans l’effort de sécurisation de ces deux provinces. Il y a un avenir pour ces assises, parce que tout le monde est décidé à travailler en faveur de la paix et du développement du Grand Kivu et je n’ai pas de doute sur les chances d’atteindre cet objectif. Je pense qu’il y a un engagement de tous et tout le monde est impliqué comme l’a dit l’abbé Malu Malu, même les groupes armés. Il n’y a pas de doute pour la réussite de la conférence ».

Désiré Kashemwa, secrétaire général du PDC : « Je suis invité à Goma pour deux raisons. D’abord en tant que secrétaire général du PDC de Endundo Bononge et ensuite comme notable de la province du Sud-Kivu, plus précisément du territoire de Kabare. Je pense qu’il faut donner une chance à la paix, passage obligé pour un quelconque développement.
Comme l’a si bien rappelé l’abbé Malumalu, il y a un temps pour tout. Un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. Je pense qu’à ce jour, notre contribution la plus importante c’est donner une chance à ces assises de manière à placer le socle pour une paix durable de cette région.
Car, sans la paix, il est difficile de concevoir un programme de développement. Donc, nous saisissons la balle au bond en saluant l’initiative du chef de l’Etat. Nous sommes dans un optimisme non pas béant mais mesuré et nous travaillerons pour le succès des travaux de Goma ».
Léon Kengo Wa Dondo, président du Sénat: « Je donne beaucoup de chance à ces assises. Et tout ce qui a été dit montre que la conférence va se terminer par un succès autant pour cette région que pour l’ensemble du pays ».
Sekimonyo, député national: « Mes impressions sont les plus positives possibles. Depuis le début de la conférence, j’ai toujours affiché l’attitude d’un optimisme absolu. L’ouverture augurant la suite de la Conférence, je demeure optimiste quant à l’issue de celle-ci ».
(Th)Médard Muyaya/Uhuru
Last edited: 08/01/2008 15:40:52