La réouverture de l’aérodrome de Ndolo, 8 ans après sa fermeture, a été mal appréhendée par l’Association des Victimes du crash de Type-K (AVTK), pourtant opposée à cette proposition du gouvernement. Cette association sollicitait des autorités du pays une implication musclée afin d’honorer la mémoire des disparus et de penser aux nombreuses victimes encore vivantes, que la République pense à les dédommager.

Eu égard  à ce qui précède, l’Association des victimes du crash de type-K (AVTK) saisit cette occasion pour donner de la voix. Dans un document, remis à la presse, cette association demande la révision et la résolution définitives du dossier « crash aérien de type-K ».

Par cette manifestation épistolaire, l’AVTK exige donc l’indemnisation des victimes ou des familles des victimes de cet odieux crash survenu le 8 janvier 1996. A cause de ce drame social, poursuit ce document portant la signature de Gustave Kalombo Tshayima et Joachim Bongeye, l’on déplore à ce jour plusieurs victimes réduites à l’inaptitude, l’infirmité et accusant des séquelles neurologiques de trépanation. D’autres ont développé des troubles neuropsychiatriques.

Certaines autres victimes restent, à ce jour et jusqu’à la fin de leurs vies, amputés ou estropiés, ayant été, conséquemment, ruinées dans leurs commerces.

De cet état de choses, l’AVTK qui suit de près ce dossier, depuis 1996, sollicite à son Excellence M. le Président de la République, Joseph Kabila d’user de tout son poids pour l’indemnisation équitable, dans les meilleurs délais, de toutes les victimes, étant donné que la Régie des Voies Aériennes (RVA), civilement responsable, est une entreprise de l’Etat. Elle sollicite également l’érection d’un monument à la place type-K, pour honorer la mémoire de toutes les victimes de cette catastrophe, à l’instar d’autres victimes ou martyrs. Le recensement de toutes ces victimes, selon les dires du secrétaire général de l’AVTK. M Joachim Bongeye W’Esongola, donne un chiffre évalué à 628.

Toutefois, il sied de retenir que le gouvernement actuel qui d’ailleurs a plusieurs dossiers à traiter, n’a pas perdu de vue d’assister les accidents de l’ex-marché Type-K, quand bien même que le régime ayant mis en place l’ancien gouvernement incriminé soit passé.

Quant à ce qui est de l’aéroport de Ndolo, il y a lieu de retenir que sa réouverture contribue au désengorgement de l’aéroport international de N’djili et permet une liaison directe entre l’intérieur du pays et la capitale.

Célestin Lutete/MMC