Selon des sources sûres, l’administrateur du territoire de Kahemba, M. Ntoto, aurait mis en place, en complicité avec tous les services de l’Etat, un système criant d’exploitation et de rançonnement des paisibles citoyens.
A quelques mois des élections locales, la situation semble confuse dans le territoire de Kahemba qui a dominé l’actualité de l’année dernière des suites de l’occupation de quelques uns de ses villages par des éléments de la police angolaise. Le nouveau scandale est signé Ntoto, celui-là même qui assume les fonctions d’Administrateur de ce territoire.
A en croire des informations parvenues à La Référence Plus, Monsieur l’administrateur s’atèle à exhumer les vieux démons du mobutisme alors que le pays s’est déjà engagé sur la voie d’un Etat de droit. Nos sources rapportent que Monsieur Ntoto aurait mis en place, en complicité avec tous les services de l’Etat, un système criant d’exploitation et de rançonnement des paisibles citoyens. Des taxes fantaisistes et imaginaires sont devenus monnaie courante sinon le partage des habitants de Kahemba.
Ce qui décourage, selon plusieurs observateurs, nombre d’opérateurs économiques qui tentent de sortir tant soit peu ce territoire du marasme économique. Pour mieux tirer le bénéfice de son système, il suscite et entretient des conflits entre chefs coutumiers avec toutes les conséquences qui en découlent.
L’autre grief est l’exigence des amendes exorbitantes aux personnes que lui-même met en conflit. Cette fameuse taxe varie entre 500 et 1000 dollars américains. Les gens se demandent : un fermier à qui on oblige de payer US$ 1000. En d’autres termes, c’est une façon pour l’administrateur du territoire d’empêcher aux nouveaux investisseurs de s’implanter dans ce secteur. Et dire que ceux qui payent n’obtiennent aucune quittance.
L’exemple le plus poignant est celui de M Tshikumba qui pour une taxe était obligé de payer 2 taureaux, 2 chèvres, 2 poules et 28.000 Fc, tandis que M. Shaseke était obligé de payer 1 taureau, 2 chèvres, 2 poules et 25.900 Fc.
Quand à M. Kahita, la taxe a consisté à payer 1 sac de chenille, 19.000 Fc, 200 dollars américains, 2 chèvres et 2 poules.
A M. Shatshaka, le fameux administrateur du territoire lui a demandé de signer une décharge de US$ 1.500 à payer dans les 30 jours, chose faite car il avait refusé de donner un taureau comme les autres.
Tous ces actes démontrent à juste titre comment les pauvres citoyens congolais souffrent de la part des personnes censées travailler pour l’intérêt de la nation. Aussi curieux que cela paraisse, ce monsieur s’est transformé en trafiquant de diamant en prenant soins d’installer en Nzofu dans le secteur de Kulindji une écurie des creuseurs de diamant pour son compte personnel, en violant la loi qui interdit aux responsables de l’Etat d’exercer les activités commerciales.
C’est le moment propice pour faire la lumière afin d’éviter à un individu donné de jouir des attributs de l’Etat pour son compte privé. Le gouvernement de la République est à la recherche des voies et moyens pour maximiser ses recettes, avec ces genres d’individus, certains observateurs pensent que cette opération ne pourra jamais réussir.
Ce fameux administrateur est allé très loin dans sa mauvaise foi, les deux jeeps mises à la disposition du territoire sont aujourd’hui déclassées pour les avoir utilisées dans ses activités commerciales.
Il est temps que l’autorité réagisse vite afin d’empêcher que la population qui a tant souffert puisse se révolter face au comportement semblable à celui d’un vaillant chef de guerre qui compromet au développement de cette partie du territoire national.
Il n’est pas permis à une seule personne de prendre en otage l’avenir de ce territoire qui ne dispose même pas d’un mandat du peuple.
(Yes)Rex Yakorum/La Référence Plus
Last edited: 07/01/2008 10:36:44