La grève du personnel de santé se poursuit donc à Kinshasa et tourne déjà au drame.

Des malades abandonnée à eux même succombent, des cas d’accouchement dans les couloire des hôpitaux, autant des conséquence que radiookapi.net a observées dans la plupart des structures sanitaires publiques visitées jeudi, à la suite de la grève de médecins et autre agents du personnel de la santé.
Déjà mercredi soir, une fille de 6 ans a perdu la vie dans les bras de son père, par manque du personnel soignant, après que celui-ci ( Ndrl : le père) ait fait le tour de plusieurs centres médicaux de la capital. M Marro Mawala, le père de la fille raconte son calvaire et se plaint : « Aujourd’hui je suis éprouvé, j’ai perdu une fille à cause de la grève de médecins. C’est une situation déplorable, je me pose la question : où va notre pays ? Si vraiment le gouvernement peut remédier à cette situation, le plus vite possible. Hier ( mercredi), provenant de Delvaux, je suis passé partout, dans plusieurs centre, à la recherche du sang, parce que la fille devait être transfusée, mais ce n’était pas possible, tous les médecins étaient en grève. A l’hôpital de Kintambo, c’était pire, il y avait aucun signe de vie. Je suis même arrivé à Bandalungwa et à Limeté, hélas, ma fille est décédée, faute de soins. Que le gouvernement fasse tout pour remédier à la situation ».
Jeudi, dans presque tous les hôpitaux publics, l’atmosphère était la même Malades couchés dans les salles d’attente, morgues surabondées, poubelles sur entassées, couloirs poussiéreux, plaies des patients puantes, la situation était pareille, de l’hôpital de Kintambo à la clinique Ngaliema, en passant par plusieurs autres centres sanitaires publics de la ville province ( Kinshasa). Partout, le service minimum observé par les grévistes ne commence qu’à partir de 11h locales. Au service gynécologique de la clinique Ngaliema , c’est le débordement. Un homme venu accompagner son épouse presque à terme, témoigne que le médecin, déborder, ne peut pas s’occuper de toutes les urgence. C’est le cas de sa femme qui venait d’arriver. Déjà à 8 , le même jour, une autre femme a dû accoucher dans les couloirs de la clinique, presque sans assistance du personnel médical, selon un autre témoignage.
La grève du personnel de santé se poursuit donc à Kinshasa et tourne au drame. Les malades ne savent plus à quel saint se vouer.
Certains syndicats du secteur envisagent de désamorcer le mouvement au vu des conséquences. La population ne demande que cela.
Le palmarès