La grande particularité dans cette exposition est que Me Liyolo évolue par la mise en espace qui ressemble si fort bien au courant contemporain.
De son séjour européen, Liyolo a eu l’inspiration de l’œuvre « Le mirage du fleuve ». C’est la plus belle pour moi, martèle-t-il. Elle rappelle mon séjour en Grèce où à l’occasion d’une plongée dans la mer, j’ai vu un monde fantastique... Il y a aussi « La Lokele », « La passiflore », « Le abstinences » et « Le Flûtiste » dont l’explication sort visiblement avec douleur car commandée par son ami personnel décédé sans avoir vu l’étape finale. La liste est longue.
La grande particularité dans cette exposition est que Me Liyolo évolue par la mise en espace qui ressemble si fort bien au courant contemporain: l’installation. Ses sculptures sont désormais montées sur des briques bien disposées à la performance. « C’est juste mon clin d’œil vers la reconstruction nationale dont les chantiers existent depuis longtemps mais demeurent dans le silence par manque d’appui nécessaire », Conclut Me Liyolo.
A 64 ans, le sculpteur Alfred Liyolo est un véritable ambassadeur de la culture congolaise. De Dakar au Sénégal à Johannesburg en Afrique du Sud en passant par la Suisse, la Chine et le Japon, il a marqué les esprits. Reste à la RD Congo de faire sa part d’hommage de son vivant et non à sa mort comme l’on est entrain de pleurer un autre grand sculpteur congolais de renom, Nginamau.
« Ses collections de qualité viennent d’être toutes vendues en Italie sans qu’il n’ait pu bénéficier un sou Quel gâchis ! Aucun exemplaire de son talent pour les générations futures... », confie Liyolo avec les larmes aux yeux.
(Ern.)Eddy Kabeya/L’Avenir
Last edited: 19/12/2007 09:03:49