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Deux colonels en conflit devant la cour militaire

Kinshasa, 18/12/2007 / Société
Partant de l’objet du conflit, la partie civile révèle que les maisons qui avaient été confisquées aux condamnés ont été restituées au ministère de la Défense. La cour militaire de Kinshasa/Matete statue en ce moment sur l’affaire qui oppose le ministère public au colonel Tiaka pour le faux et usage de faux. La Cour militaire de Kinshasa/Matete statue en ce moment sur l’affaire qui oppose le ministère public au colonel Tiaka pour faux et usage de faux. Dans cette affaire, la partie civile est représen­tée par le colonel Michel Lwamba de la Police nationale congolaise. En effet, celui-ci est le nouvel acheteur de la parcelle querellée.

Appelé à se défendre par le colonel Nzau, le premier président de la Cour militaire, le co­lonel Mwendo Tiaka a déclaré à l’audience du 11 décembre der­nier qu’il était bénéficiaire de l’amnistie présidentielle. Par conséquent, il était en droit de récu­pérer ses deux immeubles confisqués suite à sa condamnation par le Conseil de guerre général.

Mais le colonel Lwamba, actuel propriétaire de l’une de ces mai­sons, soutient que le colonel Mwendo a plutôt bénéficié d’une remise de peine. Donc, malgré sa mise en liberté, son casier ju­diciaire reste noirci. Il précise que le 1er septembre 1975, le Conseil de guerre général condamne Mwendo à 5 ans de prison pour complot militaire et autres infrac­tions connexes.

Il poursuit : le 11 juin 1976, le président Mobutu prend la dé­cision de confiscation spéciale n°76/016, publié au journal offi­ciel n° 15 du 1er août 1977. Ar­rivé au 1er août, le président Mo­butu prend l’ordonnance loi n° 78/019 pour amnistier tout Zaïrois qui s’est rendu coupable d’atteinte à la sécurité de l’Etat ; donc des infractions qui étaient de la com­pétence de la Cour de sûreté de l’Etat. Ordonnance publiée dans le Journal officiel n° 14/I/78.

Le 13 octobre 1979, Mo­butu prend l’ordonnance n° 70/228 de remise totale des peines qui restent à courir pour tous les condamnés du Conseil de guerre général ayant siégé à Kinshasa le 1er septembre 1975. Selon la partie civile Lwamba,lIa consé­quence immédiate est qu’ils n’ont pas immédiatement réintégré l’armée. Ce dernier précise que le colonel Mwendo n’a réintégré l’armée qu’en 2005.

Le demandeur Lwamba soutient qu’en donnant raison au prévenu Mwendo, le tribunal de grande instance de Matete n’a pas reconnu la loi. Il a plutôt re­formé la loi.

Partant de l’objet du conflit, la partie civile révèle que les maisons qui avaient été confis­quées aux condamnés ont été restituées au ministère de la Dé­fense. Le ministère de la Dé­fense les a vendues en bonne et due forme. Et le général Bumba était un des acheteurs. Ce qui fait qu’il obtiendra un certificat d’en­registrement qui rendait nul celui de Mwendo.

A son tour, Bumba a vendu la parcelle à Mudimba qui a eu son certificat en 1981. La succession Mudimba vendra cette parcelle à Lwamba en 2000. Et Lwamba de demander : « S’il avait été amnistié, pour­quoi n’a-t-il pas tenté de récu­pérer ses biens pendant plus de trente ans ? ». Pour terminer, la partie civile Lwamba a soutenu que cette confiscation n’est pas le fait d’un jugement, mais d’une loi. Or, une loi ne peut être abro­gée que par une autre loi.

(Yes)

Donatien Ngandu Mupompa/Le Potentiel

Last edited: 18/12/2007 13:37:49

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