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Bonjour | 07/10/2008 5:55 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les vendeuses plus attentistes justifient cette hausse des prix par les nombreuses pluies qui se sont abattues ces dernières semaines et qui ont empêché les paysans d’assurer convenablement la récolte. Une flambée des prix du maïs et du manioc est observée ce dernier temps sur le marché, frappé par la rareté de ces produits au quartier Mombele dans la commune de Limete. Pour leur part, les vendeuses plus attentistes justifient cette hausse des prix par les nombreuses pluies qui se sont abattues ces dernières semaines et qui ont empêché les paysans d’assurer convenablement la récolte.

A l’heure qu’il est, le prix d’un sac de maïs varie entre 25.000 Fc et 27.000 Fc, celui de manioc se vend à 17.000 Fc au lieu de 15.000 Fc il y a peu. Quant à la petite mesure communément appelée « Ekolo » à Kinshasa qui se vendait à 300 Fc, elle se vend aujourd’hui à 500 Fc pour le maïs…

En effet, la période est maintenant consacrée à la récolte de l’arachide dans les centres de production. Les paysans qui alimentent le centre de consommation à Kinshasa sont plus préoccupés par la récolte de l’arachide présentement au lieu de perdre encore le temps à trier du maïs, le premier produit étant le plus exposé au risque du pourrissement en sol à cause d’une forte humidité consécutive aux eaux de pluies.

Cette situation perturbe le fonctionnement de plusieurs ménages contraints à se procurer des petites quantités de maïs et de manioc pour la consommation journalière au lieu d’en constituer de substantielles provisions. Pourvue que la quantité obtenue réponde en plus au besoin exprimé par la maisonnée, ce qui n’est pas souvent le cas.

« La quantité du foufou que la maman nous sert est insuffisante », déplorent les enfants d’une famille des environs dont le repas principal est à base du manioc.

En plus de ce désagrément gastronomique, la pluie est devenue un casse tête sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Comparant cette année aux années antérieures, ces vendeuses affirment qu’aucune année n’a connu d’aussi abondantes pluies que celle-ci. Et les faits sont là : les dégâts causés par ce phénomène naturel qui devient finalement une calamité. Des quartiers entiers et des avenues sont emportés, des routes endommagées…

La population de Kinshasa particulièrement éprouve désormais une peur bleue chaque fois que le ciel devient lourd à l’annonce d’une pluie. Dans certains quartiers, la nuit surtout, c’est la veillée d’arme quand il pleut. Personne ne ferme l’œil et tous sont sur le qui-vive par crainte des inondations provoquées par des eaux de pluie mal canalisées.

Des caniveaux bouchés et l’urbanisation cavalière de la capitale sont à la base de ces désastres décriés à Kinshasa chaque fois qu’une pluie relativement abondante se déverse dessus.

(Yes)

Augustine Sesebe/L’Avenir

Last edited: 15/12/2007 14:21:17

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