Le goût de « ARCHEVÊCHAT » ? Rien de jamais goûté pour Monsengwo. Car, il ne change que de poste. En d’autres termes, il a tout simplement été délocalisé de Kisangani pour Kinshasa.

En quoi donc consiste le caractère événementiel de sa nomination ? Pour le commun des mortels, le côté événement vient du fait que Mgr Monsongwo remplaçant le cardinal Etsou, la conclusion est vite tirée. On doit désormais parler de cardinal Monsengwo.
C’est un raccourci certes, mais qui n’est pas loin de la vérité. Sauf Si Vatican décidait qu’il n’y ait plus de cardinal on République Démocratique du Congo, comme c’est le cas au Congo Brazzaville depuis l’assassinat ignominieux du cardinal Biayonda.
Pour la République Démocratique du Congo constitue une grande communauté catholique, il n’y a pas de raison qui puisse lui priver le cardinalat. Mais, les Congolais doivent encore attendre.
Bien qu’ayant pris la succession de Etsou, Mgr Monsangwo, ancien archevêque de Kisangani devient archevêque de Kinshasa, la capitale. Pour qu’il soit créé cardinal, il faudra encore attendre.
Sauf encore une fois, ci le droit canon, on n’en sait rien, tolérerait que soit cardinal un autre évêque que l’archevêque de la capitale.
Les Kinois ont donc raison de parler déjà de cardinal Monsengwo. Il faudra s’y habituer, mais, pense-t-on, l’adaptation ne sera plus rapide que lorsqu’il fallait appeler cardinal, une autre personne que Malula. Le successeur de Malula n’ayant pas été autant charismatique, le cardinal Monsengwo , ça passera vite.
Mais, le vrai problème pour nombre d’observateurs, en attendant que le Pape Benoît XVI Joue le deuxième épisode, c’est de savoir, quel archevêque (de Kinshasa), sera Mgr Monsengwo. Une chose est vraie, il ne sera ni Malula ni Etsou.
A l’arrivée de Etsou, beaucoup attendaient voir l’Eglise de Kinshasa continuer la voie tracée par Malula. Beaucoup ont été déçus. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui ne souhaitent pas que Monsengwo continue Etsou.
C’est le cas des intellectuels catholiques qui ont cessé avec les journées de ressourcement au cours desquelles ils avaient des entretiens fructueux avec le cardinal Malula.
Là où ce dernier leur permettait de poser des grandes questions sur la foi, son successeur a choisi de raconter aux sommités intellectuelles kinoises des histoires merveilleuses de la Bible.
Conséquence, cette catéchèse des enfants n’a pas plu. Là où Malula était socialement engagé, son successeur avait pratiquement démobilisé l’Eglise de Kinshasa.
Sa tonitruante déclaration sur les élections à quelques heures de sa mort, avait été interprétée par certains comme un dernier baroud d’honneur pour préparer l’accueil à Kinshasa sa dépouille mortelle. Mais, on avait affaire à un homme de foi enclin à la paix et à la tranquillité.
Que fera Mgr Monsengwo ? Beaucoup de choses ont été dites à son sujet. On le disait trop politique. Et être politique voulait dire, ambition pour le pouvoir politique. Mgr Monsengwo était plus d’une fois amené à démentir en disant qu’il ne pouvait quitter un état pour une fonction.
Si, être politique veut dire engagement social, il y a beaucoup de chance que Mgr Monsengwo soit plus proche du souhait de beaucoup de Kinois. Seulement, il est l’archevêque, il sera peut- être plus tard le cardinal, dans un Congo où le pouvoir est issu des urnes et où les dirigeants agissent sur mandat.
Le nouvel archevêque de Kinshasa n’aura pas à confondre des époques en hurlant avec les politiciens qui pensent que le pouvoir est diabolique alors que l’opposition serait sacrée. Si l’Eglise peut retrouver son engagement social, tant mieux.
J. Diana G/l’Avenir
Last edited: 10/12/2007 17:10:39